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PERMIS DE TRAVAIL ET DE SÉJOUR POUR ENTREPRENEURS SUISSES

Permis de travail et de séjour pour entrepreneurs en Suisse : conditions, admissibilité et procédure de demande

Publié le : 2 février 2026

Le permis de travail et de séjour pour entrepreneurs suisses – parfois appelé visa d'entrepreneur suisse, permis de travail pour entrepreneurs suisses ou permis de travailleur indépendant suisse – offre une voie d'accès à la résidence en Suisse aux personnes souhaitant créer, acquérir et/ou gérer activement une entreprise suisse. Il s'adresse aux chefs d'entreprise étrangers, aux créateurs de start-up et aux professionnels indépendants capables de démontrer que leur projet apportera une valeur économique durable à la Suisse.


Les ressortissants de l'UE/AELE bénéficient de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), qui leur offre un cadre légal pour s'installer en Suisse et s'y enregistrer comme travailleurs indépendants, à condition de démontrer que leur activité est viable, véritablement indépendante et ne constitue pas une forme d'emploi déguisé (ce qui est généralement attesté par la présence d'au moins deux clients, actuels ou potentiels). Les demandeurs doivent également disposer de ressources financières suffisantes pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur entreprise sans avoir recours à l'aide publique suisse.


La procédure d'obtention d'autorisation pour les entrepreneurs non ressortissants de l'UE/AELE est plus longue et plus complexe. Ils doivent solliciter un permis de travail et de séjour suisse soumis à un quota, satisfaire à des exigences strictes détaillées ci-dessous et prouver que leur activité contribue à l'économie suisse par l'innovation, l'investissement et la création d'emplois. La procédure de création d'une entité juridique suisse, qui peut être requise selon l'activité de l'entrepreneur, est similaire pour les ressortissants de l'UE/AELE et ceux des pays tiers.


Les fondateurs et entrepreneurs fortunés qui souhaitent maintenir leurs activités commerciales hors de Suisse peuvent également envisager le permis de séjour à imposition forfaitaire suisse comme une option alternative de permis de séjour suisse.


Principaux avantages du permis de séjour d'affaires suisse pour les entrepreneurs


  • Résidence suisse obtenue par la création, l'expansion, l'acquisition d'une entreprise ou l'exercice d'une activité professionnelle indépendante.


  • Accès à l'économie suisse stable et axée sur l'innovation, ainsi qu'à un niveau de vie élevé.


  • Droit de gérer, d'exploiter ou de fournir activement des services spécialisés par l'intermédiaire d'une entreprise immatriculée en Suisse.


  • Aucun seuil d'investissement minimum fixe.


  • Voie d’accès à la résidence permanente (permis C) et à la citoyenneté suisse éventuelle .


  • Droit au regroupement familial pour le conjoint et les enfants à charge .


Exigences pour les entrepreneurs, les fondateurs de start-up, les propriétaires d'entreprises à l'étranger et les professionnels indépendants


Les conditions requises pour obtenir un permis de séjour d'entrepreneur suisse varient selon que le demandeur est ressortissant d'un pays de l'UE/AELE ou d'un pays hors UE/AELE.


  • Les ressortissants de l'UE/AELE peuvent généralement obtenir un permis de travail et de séjour suisse sur la base d'une activité indépendante, à condition qu'ils :


    • s'inscrire auprès des autorités de sécurité sociale en tant que travailleur indépendant ;


    • enregistrer leur arrivée en Suisse auprès de l'autorité communale et :


      • présenter un plan d'affaires viable qui démontre que leur activité commerciale est économiquement durable ;

      • prouver qu'ils disposent de moyens financiers suffisants pour subvenir à leurs besoins et à ceux de l'entreprise ;

      • prouver qu'ils disposent d'un logement adéquat et souscrire une assurance maladie et accident suisse valide.


Bien que le seuil de preuve soit inférieur à celui requis pour les ressortissants de pays tiers, les autorités examinent tout de même chaque cas afin de s'assurer que l'entreprise est authentique et financièrement viable.


  • Les ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE) doivent satisfaire aux critères plus stricts énoncés ci-dessous :


    • Qualifications personnelles : Être en mesure de prouver, par le biais de diplômes, de certificats et d'un CV, qu'ils sont hautement qualifiés et de démontrer que ces compétences sont nécessaires à la mise en place de l'entreprise en Suisse ;


    • Plan d'affaires : Présenter un plan d'affaires complet et viable décrivant le développement de l'entreprise au cours des 5 prochaines années ;


    • Impact économique : L’entreprise proposée doit contribuer de manière significative à l’économie suisse et cantonale, notamment par la création d’emplois pour les citoyens suisses ou les résidents permanents, l’introduction d’innovations, la diversification du paysage économique régional, de nouveaux investissements ou de nouveaux mandats pour les entreprises suisses existantes. Les entreprises opérant dans les secteurs économiques prioritaires ou les soutenant seront considérées plus favorablement.


    • Moyens financiers : Démontrer l’accès à des ressources financières suffisantes pour créer et capitaliser l’entreprise (en plus des fonds personnels nécessaires à son entretien) ;


    • Participation active : Jouer un rôle continu et direct dans la gestion, la supervision ou l’orientation stratégique de l’entreprise. Un investissement passif seul ne suffit pas ;


    • Conformité : Exploiter l'entreprise en pleine conformité avec les exigences légales suisses pertinentes, notamment en matière de fiscalité, de sécurité sociale, d'immigration, ainsi que de droit des sociétés et du travail, le cas échéant ;


    • Résidence principale en Suisse : Disposer d’un logement convenable et résider en Suisse plus de six mois par an ;


    • Casier judiciaire vierge : n’avoir aucune condamnation pénale grave ;


    • Intégration : Faire preuve, au fil du temps, d’une volonté de s’intégrer à la société suisse, ce qui peut inclure l’acquisition de compétences linguistiques, la participation à la vie communautaire et la démonstration d’une connaissance des coutumes et des institutions suisses.


Une particularité du système d'immigration suisse est l'absence de droit acquis à un permis de travail et de séjour. Les autorités cantonales d'immigration appliquent le droit fédéral dans le cadre de leur propre autorité. Elles disposent ainsi d'une certaine marge de manœuvre, encadrée par la jurisprudence. Lors de l'examen des demandes, elles peuvent prendre en compte divers facteurs, tels que les intérêts économiques nationaux et cantonaux, la situation du marché du travail, le développement économique durable et le potentiel d'intégration du ressortissant étranger dans la société suisse.


Les conditions exactes à remplir pour obtenir un permis de travail et de séjour suisse en tant qu'entrepreneur, fondateur de start-up, propriétaire d'entreprise étrangère ou professionnel indépendant peuvent varier selon votre projet, votre situation personnelle et les pratiques cantonales. Nous vous recommandons de consulter un avocat spécialisé en droit de l'immigration suisse pour obtenir des conseils d'expert.

Pour discuter de votre demande de résidence suisse en tant que fondateur d'entreprise ou entrepreneur, contactez nos avocats en immigration en Suisse au +41 21 588 07 70 ou remplissez un formulaire de demande.

Activités commerciales admissibles (ressortissants non-UE/AELE)


Pour être éligible à un permis de séjour suisse en tant que fondateur d'entreprise ou entrepreneur, le demandeur doit exercer une activité commerciale qui apporte un bénéfice économique clair et mesurable à la Suisse. Les activités éligibles comprennent :


  • Lancement d'une start-up suisse innovante : Créer une entreprise dotée d'un fort potentiel d'innovation et d'un modèle économique évolutif dans un secteur prioritaire tel que la technologie, les sciences de la vie, les énergies renouvelables ou d'autres industries axées sur la recherche.


  • Développement d'une activité à l'international : L'implantation d'une succursale, d'une filiale ou d'un centre opérationnel en Suisse s'inscrit dans une stratégie d'expansion internationale. Cette structure suisse doit offrir une présence locale significative, contribuer au marché national et générer des emplois ou un transfert de connaissances.


  • Acquisition ou prise de participation dans une entreprise existante : L’acquisition ou la réalisation d’un investissement substantiel dans une entreprise suisse d’importance économique ou innovante, en vue de participer activement à sa gestion ou à son orientation stratégique, doit favoriser la continuité économique et témoigner d’un engagement à maintenir ou à accroître les possibilités d’emploi en Suisse. Les investissements passifs ne sont pas admissibles et le demandeur doit posséder les compétences nécessaires pour s’impliquer directement dans les opérations ou la gouvernance de l’entreprise.


  • Exercice d'une activité professionnelle indépendante ou de consultant : L'établissement d'une activité professionnelle individuelle dans un domaine spécialisé – tel que le conseil en informatique, le conseil juridique ou financier, l'ingénierie ou le design – peut également être admissible, à condition que l'activité génère un revenu durable, soutienne le marché suisse et offre une valeur ajoutée tangible. Les dossiers les plus solides démontreront l'existence ou le potentiel de clients suisses, une demande clairement établie sur le marché et une expertise ou des compétences professionnelles dans un secteur en pénurie de main-d'œuvre.


Dans tous les cas, l'entreprise doit être économiquement viable, en phase avec les priorités de développement cantonales et capable d'apporter une valeur ajoutée à long terme au marché du travail et à l'économie suisses.


Activité commerciale « Dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble » (ressortissants non-UE/AELE)


Les ressortissants de pays tiers ne peuvent être admis en Suisse pour y exercer une activité indépendante ou entrepreneuriale que si leur activité est considérée comme étant « dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble ». Cette formulation fixe un seuil élevé pour les demandes de permis d’entrepreneur émanant de pays tiers et reflète l’objectif principal de la politique suisse, qui est de garantir que toute activité entrepreneuriale étrangère apporte un bénéfice tangible et durable à l’économie suisse.


En pratique, satisfaire à cette exigence implique une évaluation multidimensionnelle du potentiel de l'entreprise proposée à contribuer positivement à l'économie régionale et/ou nationale. Les principaux facteurs pris en compte par les autorités cantonales et le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) sont généralement les suivants :


  • Création d'emplois : L'entreprise créera-t-elle de nouvelles opportunités d'emploi pour les Suisses ou les résidents permanents ?


  • Diversification économique : La mesure dans laquelle l'entreprise soutient le développement d'un écosystème suisse (par exemple, des entreprises des sciences de la vie autour de l'EPFL/Lausanne ou de Bâle/Zurich, des entreprises commerciales à Genève, des pôles informatiques autour de la région de Zurich/Zug, etc.) ou la diversification de l'économie régionale, en particulier dans les secteurs sous-représentés ou stratégiques.


  • Innovation et transfert de technologie : le potentiel de l’entreprise à introduire des produits, des services ou des technologies innovants ayant une capacité de commercialisation à grande échelle.


  • Demande du marché et viabilité : Une analyse de marché crédible démontrant une demande soutenue pour les produits ou services de l'entreprise en Suisse.


  • Investissement et engagement financier : Preuve d’un investissement initial en capital suffisant et d’une structure de financement réaliste qui soutient la viabilité à long terme de l’entreprise.


  • Impact économique plus large : L’entreprise a le potentiel de générer des retombées économiques indirectes, comme la stimulation des fournisseurs locaux, des sous-traitants ou des partenariats avec des institutions suisses.


Les autorités exigeront du demandeur qu'il fournisse un plan d'affaires complet détaillant les revenus prévus, le développement de la main-d'œuvre, la planification financière et les résultats économiques attendus.


Comme indiqué ci-dessus, l’expression « dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble » exige plus que le simple profit privé ; l’entreprise doit servir un objectif économique plus large en s’alignant sur les objectifs économiques et du marché du travail à long terme de la Suisse et/ou du canton.


Seuil d'investissement minimum (ressortissants non-UE/AELE)


Contrairement à d'autres pays, la Suisse n'impose pas de seuil financier légal aux candidats entrepreneurs. Il n'existe donc pas de montant d'investissement minimum fixe ou prescrit par la loi pour obtenir un permis d'entrepreneur suisse. Les autorités évaluent chaque demande individuellement, en privilégiant la qualité et la valeur économique du projet plutôt que le seul montant du capital.


Bien que le montant de 100 000 CHF soit parfois cité comme référence pour l’investissement initial lors de la création d’une entreprise en Suisse, il s’agit en réalité du capital social minimum requis pour la constitution d’une société anonyme (SA / AG). Sur ces 100 000 CHF, au moins 50 000 CHF doivent être libérés avant ou au moment de l’immatriculation. Quant au capital social minimum requis pour une société à responsabilité limitée (GmbH / Sàrl), il est de 20 000 CHF, dont l’intégralité doit être libérée avant l’immatriculation de la société.


Toutefois, pour obtenir un permis d'entrepreneur en Suisse, la loi ne fixe pas de montant d'investissement minimal. En pratique, le niveau d'investissement requis doit être proportionnel à la nature et à l'envergure de l'entreprise. L'entreprise doit être suffisamment financée pour assurer sa pérennité, honorer ses engagements financiers et opérationnels et générer des retombées économiques positives et tangibles. Les grandes entreprises commerciales peuvent nécessiter un capital nettement plus important pour répondre aux attentes en matière de création d'emplois et d'impact économique, tandis qu'un cabinet de conseil ou une profession libérale de petite taille et bien structurée peut être éligible avec un investissement moindre, à condition de démontrer un besoin économique clair, une viabilité financière et d'apporter une valeur ajoutée significative à long terme au marché suisse.


Un plan d'affaires complet et étayé est requis, qui doit inclure :


  • Prévisions budgétaires, de recettes et de projections financières ;


  • Plans de développement de la main-d'œuvre pour les 3 à 5 prochaines années, y compris la création d'emplois ;


  • besoins en capitaux;


  • Analyse de marché et stratégie commerciale ;


  • Impact économique et régional anticipé ;


  • Dans le cas des entreprises, un organigramme.


Bien qu'il n'existe pas de seuil d'investissement fixe, les candidats doivent être prêts à consentir un engagement financier suffisant pour assurer la viabilité de l'entreprise, conformément à ses objectifs, et démontrer leur capacité à couvrir les frais de fonctionnement de l'entreprise ainsi que leurs propres dépenses en Suisse. Il est important de noter que la Suisse possède une économie performante et développée, caractérisée par des coûts d'exploitation élevés et un niveau de vie important, ce qui requiert généralement un capital d'investissement conséquent.


Obligation de participer activement aux activités commerciales suisses


Les candidats doivent jouer un rôle actif dans la gestion ou la supervision stratégique de l'entreprise. La loi suisse sur l'immigration établit une distinction claire entre investisseurs passifs et entrepreneurs. Le statut de résident « fondateur d'entreprise/entrepreneur » n'est pas accessible aux personnes souhaitant obtenir un permis par le biais d'une participation passive au capital, d'un investissement immobilier ou d'apports financiers limités sans implication opérationnelle.


L’implication active signifie que le candidat doit démontrer :


  • Qualifications et expérience : Pertinentes au regard de la nature et des exigences de l’activité commerciale ;


  • Responsabilité opérationnelle : un rôle central dans les opérations quotidiennes et les processus de prise de décision stratégiques clés de l'entreprise (par exemple, en tant que directeur général, PDG, membre du conseil d'administration, etc.) ;


  • Nécessité de la présence : Leur présence physique en Suisse est essentielle à l’activité de l’entreprise, et leur rôle et leurs responsabilités ne peuvent être délégués à une autre personne ni exercés à distance depuis l’étranger.


Les conditions ci-dessus s'appliquent principalement aux ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE), mais le rôle d'un demandeur UE/AELE doit, en principe, être central et permanent, et non pas simplement symbolique ou se limiter à un contrôle périodique. En cas de pluralité de propriétaires ou d'investisseurs, seuls ceux qui exercent des responsabilités exécutives ou de gestion avérées seront éligibles dans le cadre de cette procédure.


Cette exigence garantit que seuls les véritables entrepreneurs dont la présence en Suisse est essentielle au développement de l'entreprise et à sa contribution à l'économie suisse obtiennent un permis de travail et de séjour.


Les investisseurs fortunés peuvent-ils obtenir la résidence suisse en investissant dans une entreprise suisse ?


Contrairement aux programmes de « visa d’investisseur » proposés dans certains autres pays, la Suisse n’accorde pas de permis de séjour en échange d’un simple investissement passif. L’acquisition de parts dans une société, l’achat d’un bien immobilier ou l’injection de capitaux dans une entreprise suisse, sans autre implication, ne permettent pas d’obtenir un permis de séjour au titre de la législation suisse sur l’immigration.


Toutefois, les investisseurs entrepreneurs fortunés peuvent prétendre à un permis de séjour suisse s'ils créent leur propre société d'investissement basée en Suisse et la gèrent activement comme une entreprise à part entière. Dans ce cas, la société d'investissement ne doit pas se contenter de détenir des actifs passifs ; elle doit être opérationnelle, gérée depuis la Suisse et générer des bénéfices économiques mesurables.


La place des professionnels et consultants indépendants


Il est également possible – bien que souvent plus difficile – pour les professionnels et consultants indépendants d’obtenir un permis de séjour suisse.


Les demandes émanant de professionnels indépendants (tels que conseillers juridiques, médecins, consultants informatiques, experts financiers, ingénieurs ou créatifs) sont évaluées selon le même cadre juridique que les autres entreprises. Cependant, le seuil d'approbation est généralement plus élevé en raison d'un marché économique bien établi en Suisse et de l'impact économique plus limité associé à l'activité de consultant indépendant ou de travailleur indépendant.


Les autorités examineront attentivement si le travail indépendant proposé :


  • Offre une expertise spécialisée ou une valeur ajoutée qui ne sont pas facilement disponibles sur le marché du travail local ;


  • Conduit à de nouveaux mandats ou partenariats au sein de l'économie suisse ou à d'autres avantages économiques indirects importants ;


  • Génère un revenu durable pour le demandeur.


Bien que le succès soit possible, le taux d'approbation des demandes de professionnels indépendants et de consultants est inférieur à celui des entrepreneurs créant des entreprises de plus grande envergure et génératrices d'emplois. Les autorités suisses font généralement preuve de prudence lors de l'évaluation des demandes qui ne démontrent pas clairement une contribution économique ou innovante d'envergure, ou qui ne concernent pas un poste en pénurie de main-d'œuvre sur le marché du travail suisse.


L’approbation est plus probable lorsque le demandeur offre des compétences hautement spécialisées ou très demandées, qu’il existe une base de clients existante ou potentielle claire et documentée en Suisse, que l’activité soutient ou s’intègre aux pôles économiques locaux (par exemple, les pôles technologiques, les centres financiers, les industries créatives) et que le modèle commercial est évolutif ou a le potentiel de se développer en une entreprise plus importante au fil du temps.


Pour accroître leurs chances de succès, les professionnels et consultants indépendants non ressortissants de l'UE/AELE devraient suivre les étapes suivantes :


  • Présentez un plan d'affaires solide : démontrez une forte demande du marché, une autonomie financière et des retombées économiques locales évidentes.


  • Démontrer la pertinence sectorielle : situer l’activité dans un contexte économique plus large (par exemple, en contribuant à la numérisation, au développement durable ou à l’innovation financière).


  • Fournissez une preuve de vos qualifications : Incluez les titres professionnels, les licences ou les adhésions qui confirment votre expertise.


  • Mettre en place une infrastructure appropriée et sécurisée : établir une adresse commerciale, enregistrer l’activité et se conformer aux obligations fiscales et sociales suisses.


  • Démontrer l’intégration au marché suisse, si possible : fournir des lettres d’intention ou des contrats de clients ou d’entreprises suisses actuels ou potentiels (utile, mais non obligatoire).


Dans certains cantons, l'appartenance à un incubateur d'entreprises ou à un pôle d'innovation reconnu peut également donner de la crédibilité à la candidature.


Processus de demande de permis d'entrepreneur suisse


L’obtention d’un permis de travail et de séjour suisse hors UE/AELE en tant que fondateur d’entreprise, investisseur ou entrepreneur est un processus structuré en plusieurs étapes qui exige une planification rigoureuse. Chaque demande est évaluée individuellement, en mettant l’accent sur la contribution potentielle de l’entreprise proposée à l’économie suisse.


Le processus de candidature comprend les étapes suivantes :


Étape 1 : Consultation initiale et évaluation stratégique


La procédure doit débuter par une analyse de marché approfondie et une évaluation des objectifs, du concept commercial et de la situation personnelle du demandeur. Il s'agit notamment d'identifier le canton suisse le plus approprié pour l'activité envisagée, en fonction des atouts sectoriels, des opportunités de marché et des priorités politiques cantonales. L'avis d'un avocat suisse spécialisé en droit de l'immigration et en permis de séjour d'affaires en Suisse permettra de confirmer l'éligibilité et de préciser les conditions requises pour une demande acceptée.


Étape 2 : Élaboration du plan d'affaires


Un plan d'affaires ou d'investissement rédigé par un professionnel est un élément essentiel de toute demande de visa d'entrepreneur indépendant en Suisse. Ce plan doit clairement démontrer la viabilité économique du projet et décrire sa contribution attendue au marché du travail suisse et à l'économie régionale. Les éléments clés comprennent généralement :


  • Résumé et modèle économique


  • Analyse de marché et positionnement concurrentiel


  • Structure organisationnelle et stratégie opérationnelle


  • Prévisions financières et besoins en capitaux


  • Projections de création d'emplois et d'impact économique pour les 3 à 5 prochaines années


  • Composante d'innovation ou de technologie, le cas échéant


Pour les start-ups, l'accent sera mis sur le degré d'innovation, la capacité de croissance et la commercialisation de la recherche ou de la propriété intellectuelle.


Étape 3 : Création d'entreprise ou acquisition d'entreprise


Sauf s'ils postulent en tant que consultants indépendants, les candidats doivent créer une entité juridique suisse – généralement une société à responsabilité limitée (GmbH, SARL) ou une société anonyme (AG, SA) – ou acquérir formellement une société suisse existante. Cela comprend :


  • Inscription au registre du commerce suisse


  • Nomination des administrateurs et respect des exigences en matière de gouvernance d'entreprise


  • Trouver un espace de bureau


  • Respect des obligations cantonales d'immatriculation des entreprises et de paiement des impôts


La création ou l'acquisition d'une entreprise et la location de bureaux devraient idéalement être effectuées avant le dépôt de la demande de permis de séjour. Les demandeurs doivent toutefois garder à l'esprit que la création d'une entreprise à elle seule ne garantit pas l'obtention du permis.


Étape 4 : Soumission à l'autorité cantonale compétente


Le dossier de demande complet, comprenant le plan d'affaires, les documents financiers, les informations d'immatriculation de la société, une lettre de présentation détaillée et le formulaire de demande, est soumis à l'autorité cantonale du travail compétente du canton où l'entreprise est ou sera implantée. Les autorités cantonales du travail jouent un rôle central dans l'évaluation de la valeur économique locale de l'entreprise et délivrent l'accord préalable.


Les autorités évalueront :


  • La pérennité et la crédibilité de l'entreprise


  • Le plan financier


  • Le profil de l'entrepreneur


  • Le nombre et la qualité des emplois à créer


  • Les avantages économiques régionaux et sectoriels plus larges


  • Nécessité et avantages de la présence de nouveaux entrepreneurs/entreprises pour le développement économique local


Étape 5 : Examen et approbation fédéraux


Une fois approuvée au niveau cantonal, la demande est transmise au Secrétariat d’État aux migrations (SEM) pour examen et approbation fédérale. Le SEM évalue si l’activité est conforme aux intérêts économiques nationaux et si le demandeur et l’entreprise satisfont aux exigences générales de la réglementation suisse en matière d’immigration.


Étape 6 : Délivrance d'un visa d'entrée suisse


La plupart des ressortissants de pays tiers doivent être munis d'un visa de type D pour s'établir en Suisse. Ils doivent obtenir ce visa d'entrée après avoir reçu l'autorisation cantonale définitive. Ce n'est qu'avec le visa apposé dans leur passeport qu'ils peuvent se rendre en Suisse pour y travailler et s'y installer.


Étape 7 : Permis de travail et de séjour


En cas d'approbation, le demandeur se voit octroyer un permis de travail et de séjour L ou B, valable initialement six mois ou un an (en règle générale). Ce permis est renouvelable annuellement ou bisannuellement, sous réserve que l'entreprise continue d'atteindre les objectifs fixés et de respecter la législation suisse.


À chaque renouvellement de permis, les autorités vérifieront si l'entreprise a atteint les objectifs économiques prévus dans son plan d'affaires.


Type et durée du permis


  • Ressortissants de l'UE/AELE : Les entrepreneurs et les professionnels indépendants qui s'installent dans le cadre du programme de libre circulation AFMP se voient généralement accorder un permis de séjour B (valable cinq ans en moyenne) s'ils peuvent justifier d'une activité indépendante viable, de ressources financières suffisantes, d'un logement adéquat et d'une assurance maladie et accident. Dans certains cas, un permis L (valable un an) peut être délivré à la place, notamment si l'activité est initialement de courte durée ou si les justificatifs sont moins complets. Un permis B de l'UE de cinq ans peut également être converti en permis L en cas de doute sur la viabilité de l'activité.


  • Ressortissants non-UE/AELE : Les candidats retenus dans le cadre de la procédure d’entrepreneur ou de travail indépendant se voient généralement délivrer un permis de travail et de séjour L ou B basé sur un quota, le plus souvent valable un an et renouvelable si toutes les conditions légales et économiques continuent d’être remplies.


Pour les ressortissants de l'UE et des pays tiers, les permis de séjour peuvent mener à un permis C (résidence permanente) après cinq ou dix ans, selon la nationalité et l'intégration dans la société suisse.


Membres de la famille accompagnateurs


  • Ressortissants de l'UE/AELE : Conformément à l'Accord sur la libre circulation des personnes, les entrepreneurs et les travailleurs indépendants de l'UE/AELE peuvent être accompagnés de leur conjoint ou partenaire enregistré, ainsi que de leurs enfants à charge jusqu'à l'âge de 21 ans (ou plus s'ils poursuivent leurs études). Les membres de la famille obtiennent un titre de séjour de même type et de même durée que le demandeur principal.


  • Ressortissants non-UE/AELE : les entrepreneurs peuvent être accompagnés de leur conjoint ou partenaire enregistré et de leurs enfants à charge de moins de 18 ans. Les membres de la famille se voient généralement délivrer des permis correspondant à celui du demandeur principal.


Pour obtenir des informations détaillées sur les demandes de permis de regroupement familial en Suisse, consultez nos pages sur le regroupement familial en Suisse .


Foire aux questions (FAQ)


Qui peut prétendre à un permis de séjour pour fondateur d'entreprise en Suisse ?
  • Ressortissants de l'UE/AELE : Grâce à la libre circulation, les ressortissants de l'UE/AELE peuvent s'installer plus facilement en Suisse pour exercer une activité indépendante ou créer une entreprise. Ils doivent néanmoins démontrer la viabilité économique de leur activité et disposer de ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins, mais les exigences en la matière sont moins élevées que pour les ressortissants de pays tiers.


  • Ressortissants non-UE/AELE : Les demandeurs doivent solliciter un permis de travail et de séjour sous forme de quotas et satisfaire à des seuils plus élevés, démontrant que leur activité commerciale est dans l’intérêt de l’économie suisse par l’innovation, l’investissement et la création d’emplois.


Puis-je emmener ma famille avec moi en Suisse ?

Oui. Les ressortissants de l'UE/AELE bénéficient de droits étendus en matière de regroupement familial , permettant à leur conjoint/partenaire et à leurs enfants à charge (généralement jusqu'à 21 ans) de les rejoindre relativement facilement. Les ressortissants de pays tiers peuvent également parrainer leur conjoint/partenaire et leurs enfants de moins de 18 ans.


Dois-je parler une langue suisse ?

Aucune compétence linguistique formelle n'est requise lors de la demande initiale de permis B. Cependant, la maîtrise de l'allemand, du français ou de l'italien (selon le canton) peut renforcer votre demande et est nécessaire pour la prolongation des permis de séjour non dépendants de l'UE/AELE, le permis de séjour permanent (permis C) et la nationalité suisse .


De combien d'argent ai-je besoin à investir ?

Il n'existe pas de montant minimum d'investissement fixé par la loi. Le montant requis dépend de la nature et de la taille de votre entreprise. Pour les ressortissants de pays hors UE/AELE, le critère essentiel est de savoir si l'entreprise dispose de fonds suffisants pour fonctionner de manière durable et apporter une contribution tangible à l'économie suisse, notamment par la création d'emplois ou l'innovation.


Dois-je vivre en Suisse à temps plein ?

Vous devez établir votre résidence principale en Suisse et y résider plus de six mois par an. Vous devez demeurer inscrit auprès de l'autorité communale et conserver une adresse valide pendant toute la durée de validité de votre permis de séjour.


Quels types d'entreprises sont éligibles au visa de fondateur d'entreprise suisse hors UE/AELE ?

Les activités éligibles comprennent la création d'une start-up suisse, l'acquisition ou le développement d'une entreprise, l'acquisition ou l'investissement dans une entreprise suisse avec participation active, ou l'exercice d'une activité professionnelle indépendante (consultant, ingénieur, conseiller, etc.). L'exigence principale est l'existence d'un besoin économique en Suisse et la création de valeur économique pour l'entreprise, notamment par la création d'emplois, l'innovation ou le développement sectoriel.


Puis-je obtenir la résidence suisse en investissant dans une entreprise suisse ?

L'investissement passif, tel que l'achat d'actions, de biens immobiliers ou l'apport de capitaux sans participation active, ne donne pas droit à la résidence suisse. Toutefois, il est possible d'obtenir un permis de travail et de séjour pour entrepreneur en créant et en gérant activement une société d'investissement basée en Suisse. Cette société doit fonctionner comme une véritable entreprise commerciale, avec une stratégie d'investissement claire. Elle doit générer de la valeur économique, notamment par la création d'emplois, l'innovation ou la contribution au développement régional, et être gérée efficacement depuis la Suisse.


Les autorités suisses évalueront si votre implication est entrepreneuriale et opérationnelle. Les investisseurs passifs ne seront pas admissibles. Toutefois, les candidats qui démontrent un contrôle stratégique et une participation active aux opérations de la société d'investissement pourront être éligibles.


Puis-je postuler si je suis travailleur indépendant ou consultant ?

C’est possible. Les professionnels indépendants peuvent y prétendre s’ils démontrent l’existence d’un besoin économique manifeste pour leur profession sur le marché suisse et s’ils sont en mesure de générer des revenus durables et des retombées économiques positives pour la Suisse. L’agrément est discrétionnaire et soumis à l’évaluation cantonale.


Que se passe-t-il si mon entreprise fait faillite ?

Si votre entreprise cesse son activité ou ne parvient pas à atteindre ses objectifs économiques, votre permis de séjour professionnel ne sera probablement pas renouvelé. Les ressortissants de l'UE/AELE peuvent rester en Suisse s'ils justifient de ressources financières suffisantes. Les ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE) devront quitter la Suisse dans les délais fixés par les autorités. Il est donc essentiel de respecter la réglementation et d'assurer la viabilité de votre entreprise. Nous conseillons à tous nos clients d'intégrer un plan de continuité d'activité à leur modèle économique.


Combien de temps dure la procédure de demande de visa d'entrepreneur suisse ?

Le délai varie en fonction de la charge de travail des autorités et de la complexité du dossier. De l'élaboration du plan d'affaires à la délivrance du permis, la plupart des demandes hors UE/AELE prennent entre 3 et 6 mois. Des retards peuvent survenir si des documents supplémentaires ou une expertise sont nécessaires.


Quand puis-je faire une demande de permis C ou de citoyenneté suisse ?

Vous pouvez prétendre à un permis C après 10 ans de résidence en Suisse, ou après seulement 5 ans si vous êtes ressortissant de certains pays ayant conclu des accords bilatéraux d'établissement (notamment de nombreux États membres de l'UE/AELE, les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni), sous réserve d'intégration. La naturalisation suisse requiert 10 ans de résidence légale et le respect des critères d'intégration.


Comment Richmond Chambers Suisse peut vous aider


L’obtention d’un permis de travail et de séjour suisse en tant que fondateur d’entreprise, entrepreneur ou professionnel indépendant exige plus qu’une idée commerciale solide : elle requiert une planification détaillée, une connaissance de la réglementation et une exécution stratégique.


Chez Richmond Chambers Switzerland, nous offrons un accompagnement juridique et en matière d'immigration complet, adapté aux entrepreneurs et aux investisseurs à chaque étape du processus :


  • Évaluation d'éligibilité et conseils stratégiques : Nous commencerons par une évaluation approfondie de votre profil, de vos objectifs commerciaux et de la nature de votre projet d'entreprise afin de déterminer la structure et la stratégie les plus appropriées.


  • Élaboration du plan d'affaires : Notre équipe travaillera ensuite en étroite collaboration avec vous pour élaborer un plan d'affaires ou d'investissement solide et convaincant, aligné sur les priorités de développement économique cantonales et les exigences suisses en matière d'immigration.


  • Création et structuration d'entreprise : Nous pouvons vous aider à créer une entité juridique suisse appropriée (généralement une GmbH/SARL ou une AG/SA), en assurant le respect total des obligations en matière de registre du commerce, d'immatriculation fiscale et de gouvernance.


  • Gestion des demandes de permis de séjour : De la préparation de votre demande de séjour à la liaison avec les autorités cantonales et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM), nous gérons l’ensemble du processus de soumission avec précision et efficacité.


  • Assistance post-approbation et conseils pour le renouvellement : Notre accompagnement ne s’arrête pas à l’approbation. Nous pouvons continuer à vous conseiller sur les questions de conformité, le renouvellement des permis, l’éligibilité au permis C et la planification de votre installation à long terme en Suisse.


Que vous développiez une entreprise à l'étranger, lanciez une start-up, acquériez une société suisse ou proposiez des services professionnels en tant que spécialiste indépendant, notre équipe multidisciplinaire peut garantir que votre parcours entrepreneurial en Suisse est juridiquement solide, commercialement viable et stratégiquement positionné pour le succès.


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Pour discuter de votre demande de permis de travail et de séjour pour entrepreneur suisse avec l'un de nos avocats spécialisés en immigration d'affaires suisse, appelez le +41 21 588 07 70, envoyez un courriel à info@richmondchambers.ch ou soumettez un formulaire de demande en ligne.

Veuillez noter : les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et reflètent le droit, la politique et les pratiques administratives suisses en matière d’immigration à la date de publication. Les exigences et les procédures peuvent évoluer, et les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle et de l’approche des autorités cantonales et fédérales compétentes. Il est toujours recommandé de consulter un avocat pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière ; n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez discuter de votre cas.

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