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PERMIS DE SÉJOUR POUR ENFANT EN SUISSE

Réunification familiale des enfants en Suisse : titres de séjour pour enfants à charge

Publié le : 2 février 2026

Le permis de séjour suisse pour enfants à charge (souvent appelé « permis de séjour suisse pour enfant » ou « visa suisse pour enfant ») permet à ces enfants de s’installer en Suisse avec leurs parents ou de rejoindre l’un ou leurs deux parents résidant déjà légalement en Suisse, conformément à la législation suisse sur le regroupement familial. Il est géré par les services cantonaux de migration, sous réserve de critères d’éligibilité clairement définis.


La voie du permis de séjour pour enfant en Suisse est accessible aux enfants biologiques, aux enfants adoptés et aux beaux-enfants, sous réserve des conditions suivantes :


  • La relation parent-enfant est légalement reconnue.


  • l'enfant est encore « dépendant » et n'a pas constitué de foyer indépendant ;


  • le parent référent peut subvenir aux besoins de l'enfant de manière adéquate en Suisse ; et


  • La demande est déposée dans les délais légaux applicables.


La responsabilité parentale n'est pas toujours explicitement formulée comme une obligation légale. Cependant, son existence (au moins sous la forme du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant) est présumée dans la pratique.


Les candidats retenus recevront un permis de séjour suisse pour enfant, permettant à l'enfant (ou aux enfants) de résider en Suisse sur la base de l'unité familiale et d'accéder à l'éducation et à la vie quotidienne sur un pied d'égalité avec les autres mineurs résidents.


Dans ce guide, nous expliquons les voies de résidence disponibles pour les enfants à charge rejoignant leurs parents suisses, ressortissants de l'UE/AELE ou non-ressortissants de l'UE en Suisse, nous exposons les principaux critères d'éligibilité pour une demande réussie et nous mettons en lumière les principaux problèmes pratiques et juridiques qui déterminent souvent l'issue d'une demande de regroupement familial d'enfant.


Vous trouverez également nos guides sur le regroupement familial des conjoints et partenaires enregistrés , le regroupement familial des partenaires non mariés et le regroupement familial des fiancés. et Réunification familiale d'un parent adulte dépendant utile .

Pour discuter de l'éligibilité de votre enfant à un permis de séjour suisse, contactez nos avocats en immigration en Suisse au +41 21 588 07 70 ou soumettez une demande via notre site web.

Éléments clés à prendre en compte avant de demander un permis de regroupement familial pour enfant en Suisse


Les points suivants doivent être pris en compte avant de soumettre une demande de permis de regroupement familial pour enfant en Suisse :


  • Il existe des délais légaux pour le regroupement familial des enfants dans le cas des ressortissants suisses ou non-UE : dans les cinq ans suivant le début du statut qualifiant du parrain ou la naissance du lien familial pour les enfants de moins de 12 ans et dans les 12 mois suivant la même date pour les enfants de plus de 12 ans ;


  • En cas de parents séparés ou divorcés, une preuve judiciaire de la garde parentale (jugement de séparation ou de divorce) est requise. Les autorités migratoires se réservent le droit de vérifier les documents relatifs à la garde, aux frais du demandeur, auprès de la représentation suisse compétente à l'étranger.


  • En Suisse, la scolarité obligatoire commence généralement à l'âge de quatre ans et se poursuit jusqu'à environ 15 ans, pour une durée totale de 11 ans. Les enfants ont accès à d'excellentes écoles publiques ou privées ;


  • Aux fins de l’obtention de la nationalité suisse , la période de résidence entre 8 et 18 ans compte double pour le calcul de la condition fédérale de « 10 ans de résidence », à condition que le demandeur ait effectivement résidé en Suisse pendant au moins 6 ans.


Qui peut bénéficier du regroupement familial pour enfants en Suisse ?


La législation suisse sur le regroupement familial permet aux parents résidant légalement en Suisse d'être rejoints par leurs enfants à charge, sous certaines conditions. Les ressortissants suisses, ainsi que les ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis de séjour suisse (permis B), d'un permis d'établissement (permis C) ou d'un permis de séjour temporaire (permis L), peuvent demander le regroupement familial pour leurs enfants à charge âgés de moins de 18 ans. Dans tous les cas, l'enfant doit être célibataire et à la charge du parent qui le parraine, et la famille doit avoir l'intention de vivre ensemble en Suisse.


Pour les ressortissants de l'UE et de l'AELE exerçant leurs droits en vertu de l'Accord sur la libre circulation des personnes, les règles de regroupement familial sont plus souples. Dans ce contexte, les enfants à charge peuvent généralement être réunis avec un parent en Suisse jusqu'à l'âge de 21 ans (et exceptionnellement au-delà), sous réserve du respect des conditions de dépendance et de cohabitation.


Bien que les droits légaux diffèrent selon la nationalité et le statut de résidence du parrain, les demandes de regroupement familial d'enfants sont toujours évaluées en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant, de l'existence de liens familiaux authentiques et du respect des exigences légales applicables.


Enfants biologiques


Un enfant biologique peut prétendre à un titre de séjour à charge lorsque le lien de filiation est établi (généralement par un acte de naissance). Si le document est étranger, le canton peut exiger une confirmation d'authenticité (apostille/légalisation) et une traduction certifiée. En cas de contestation ou d'incertitude quant à la paternité ou la maternité, la situation doit être clarifiée juridiquement avant le dépôt d'une demande de regroupement familial auprès des autorités suisses de l'immigration.


Enfants adoptés


Les enfants adoptés peuvent être admissibles si l'adoption est définitive, légalement valide et reconnue en Suisse. Les autorités examinent si l'adoption a créé un lien légal parent-enfant complet, comparable à la filiation biologique. Les adoptions informelles ou coutumières, ou les ordonnances de tutelle n'entraînant pas le transfert de l'autorité parentale, nécessitent généralement une analyse plus approfondie et parfois des démarches supplémentaires avant que la réunification familiale puisse être approuvée. Dans tous les cas, une preuve acceptable du lien d'adoption doit être fournie.


beaux-enfants


Les beaux-enfants peuvent prétendre à un permis de séjour suisse pour enfants lorsque le lien de parenté résulte du mariage du parrain avec un ressortissant suisse ou un résident suisse et que l'enfant rejoindra ce foyer en Suisse. Les cantons examinent souvent attentivement :


  • si le parrain a véritablement assumé un rôle parental ;


  • le rôle continu de l'autre parent biologique; et


  • si le déménagement est compatible avec le bien-être et la stabilité scolaire de l'enfant.


Le conjoint résidant en Suisse doit consentir à la réunification de l'enfant du conjoint.


Les affaires concernant les beaux-enfants ont tendance à nécessiter davantage de preuves, surtout lorsque la garde est partagée à l'échelle internationale.


Limites d'âge pour le regroupement familial des enfants en Suisse


Les ressortissants suisses et les ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis C, B ou L ont droit au regroupement familial de leurs enfants à charge âgés de moins de 18 ans. Pour les ressortissants de l'UE/AELE exerçant leur droit à la libre circulation, le regroupement familial est plus souple et les enfants à charge peuvent généralement être réunis avec leur famille jusqu'à l'âge de 21 ans.


Les enfants de ressortissants de l'UE/AELE âgés de 21 ans ou plus peuvent, à titre exceptionnel, obtenir un permis de séjour UE/AELE s'ils restent financièrement à la charge de leur garant. Cette dépendance doit avoir existé avant le dépôt de la demande de regroupement familial et les autorités exigent généralement des justificatifs tels que des relevés de transferts de fonds, une preuve d'incapacité à subvenir à leurs besoins essentiels de manière autonome et des documents attestant du maintien de la codépendance au sein de la famille.


Exigences en matière de garde et de consentement pour le regroupement familial d'un enfant en Suisse


Les autorités suisses n'autoriseront pas de déménagement à moins que celui-ci ne soit juridiquement sûr et qu'il soit manifestement dans l'intérêt supérieur de l'enfant.


Un parent célibataire peut demander un permis de séjour pour personne à charge pour son enfant, à condition qu'il détienne l'autorité parentale et/ou le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant, et que le regroupement familial ne soit pas manifestement contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant.


En pratique, trois piliers de preuve s'appliquent :


1. Preuve de garde ou d'autorité parentale


Vous devez démontrer que vous avez :


  • garde/autorité exclusive ; ou


  • garde partagée, mais avec le droit légal de déterminer le pays de résidence de l'enfant.


En cas de jugements étrangers ou d'accords de garde, les cantons peuvent demander confirmation que l'ordonnance est exécutoire et toujours valable.


2. Consentement de l'autre parent


S’il existe un autre parent légal, la demande nécessitera normalement un consentement écrit et notarié pour le déménagement. Si ce consentement ne peut être obtenu, le canton s’attend généralement à ce que :


  • preuve des efforts déployés pour obtenir le consentement; et


  • soit une autorisation judiciaire remplaçant le consentement, soit la preuve que le consentement n'est pas légalement requis dans le cadre du régime de garde.


3. Preuve d'un lien familial continu


En cas de séparation prolongée, les cantons cherchent souvent à s'assurer que le regroupement familial reflète une véritable vie de famille et non un déménagement tardif motivé par l'immigration. Les éléments de preuve peuvent inclure :


  • dossiers de visites, de communication, d'implication scolaire ou de décisions en matière de soins de santé;


  • reçus d'entretien et de soutien;


  • déclarations de l'enfant, du parrain et (le cas échéant) des personnes qui s'occupent de lui à l'étranger ; et


  • Dans les cas sensibles, des évaluations psychologiques ou sociales.


Lors de l'application de ces facteurs, les décideurs doivent prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, plutôt que de considérer le consentement comme une simple formalité.


Délais de dépôt des demandes de regroupement familial d'enfants en Suisse


Les citoyens suisses et les citoyens non européens qui demandent le regroupement familial d'un enfant doivent respecter les délais légaux stricts suivants :


  • pour les enfants de moins de 12 ans : dans les cinq ans suivant le début du statut de résident admissible du répondant ou la création du lien familial ; et


  • pour les enfants de plus de 12 ans : dans les douze mois suivant le début du statut de résidence admissible du parrain ou la création de la relation familiale.


Aucun délai de regroupement familial ne s'applique aux enfants à charge de ressortissants suisses ou non-UE titulaires d'un permis de séjour de longue durée dans un État membre de l'UE/AELE.


Les demandes déposées tardivement ne sont acceptées que s'il existe des raisons familiales importantes ou si un refus serait disproportionné au regard de l'article 8 de la CEDH (droit au respect de la vie familiale). Les cantons interprètent la notion de « raisons importantes » de manière restrictive ; ainsi, le regroupement familial tardif d'un enfant en Suisse n'est accordé que s'il existe des raisons impérieuses et si l'ensemble des circonstances justifie toujours le déménagement de l'enfant.


Parrains de l'UE/AELE demandant le regroupement familial d'enfants


Dans le cas des ressortissants de l'UE/AELE, aucun délai ne s'applique au regroupement familial des enfants. Cependant, dans certains cas où l'intérêt public le justifie, les cantons peuvent appliquer par analogie les délais applicables aux ressortissants suisses ou non-UE, par exemple pour les adolescents, car la faisabilité de l'intégration constitue un intérêt public légitime. En pratique, les organismes parrainant un enfant de l'UE/AELE doivent toujours considérer la structure de cinq ans/douze mois comme la norme de référence, sauf indication contraire des directives cantonales.


Accès à l'éducation et inscription scolaire


Tous les enfants admis dans le cadre du regroupement familial doivent être inscrits sans délai dans une école suisse. Les cantons sont tenus de garantir l'accès à l'enseignement public aux enfants résidents, et les parents doivent coopérer avec les autorités éducatives.


Vous pouvez choisir une école privée ou publique pour votre enfant.


En ce qui concerne la fréquentation de l'école publique, la plupart des cantons prévoient :


  • classes d'accueil pour les enfants nouvellement arrivés ;


  • immersion linguistique intensive en allemand, en français ou en italien selon le canton ;


  • transition progressive vers les classes ordinaires ;


  • des ateliers de tutorat ou d'intégration pour combler les lacunes du programme scolaire; et


  • agents de liaison scolaire chargés de coordonner les progrès et l'adaptation.


Lorsque le parcours scolaire à l'étranger est irrégulier, le canton peut demander des documents supplémentaires pour assurer un placement correct (bulletins scolaires antérieurs, attestations de présence ou évaluations d'aptitudes).


Attentes en matière d'intégration des enfants


Les enfants ne sont pas tenus de passer de tests de langue avant leur arrivée en Suisse. Une fois sur place, ils ont l'obligation de suivre une scolarité obligatoire dans un établissement privé ou public, qui commence généralement à l'âge de 4 ans et se poursuit jusqu'à environ 15 ans, pour une durée totale de 11 ans.


Les cantons surveillent les résultats scolaires, l'assiduité et l'adaptation comportementale.


Les adolescents plus âgés font l'objet d'une surveillance accrue car une réunification tardive peut rendre plus difficile leur intégration sociale et scolaire.


En cas de problèmes (absentéisme persistant, problèmes de comportement graves ou rupture des conditions de vie familiales), les cantons peuvent réévaluer l'éligibilité au renouvellement.


Exigences générales pour une demande de regroupement familial d'enfant en Suisse


Pour bénéficier du regroupement familial d'un enfant en Suisse, le parrain doit généralement démontrer que :


  • l'enfant est âgé de moins de 18 ans (dans le cas de parents suisses ou non-UE) ou de moins de 21 ans (dans le cas de parents UE/AELE) et est à la charge de ses parents ;


  • l'enfant vivra en Suisse avec ses deux parents ou avec le parent qui a la garde ou l'autorité parentale sur lui ;


  • la demande soumise, notamment par des parents suisses ou non-ressortissants de l'UE, doit être déposée dans les délais impartis ou justifiée en cas de retard ;


  • Le logement convient à une famille ; et


  • Les finances sont suffisantes pour éviter la dépendance à l'aide sociale.


Les services sociaux examineront les justificatifs de revenus, les déclarations fiscales, la stabilité de l'emploi et les conditions de logement. Concrètement, ils vérifieront si la famille peut subvenir à ses besoins essentiels (loyer, assurances, frais de scolarité, dépenses quotidiennes) sans aide sociale.


Résultat du permis

Les enfants étrangers de ressortissants suisses ont droit à la délivrance immédiate d'un titre de séjour de type C jusqu'à l'âge de 12 ans. À partir de 12 ans, ils n'ont droit qu'à un titre de séjour de type B. Cependant, après 5 ans de résidence, ils peuvent obtenir un titre de séjour de type C en procédure accélérée, sous réserve du respect des conditions prévues à l'article 34, paragraphe 4, de la LFEI.


Les enfants de ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis de séjour C ou B ont le droit d'obtenir un titre de séjour de type B. Les enfants de ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis de séjour L obtiendront un nouveau permis L.

L’enfant d’un ressortissant de l’UE/AELE titulaire d’un permis de séjour B ou C se voit accorder un permis de séjour UE/AELE B. L’enfant d’un titulaire d’un permis de séjour UE/AELE L se voit accorder un permis de séjour UE/AELE L.


Avec le temps, les enfants peuvent progresser vers un permis de séjour C conformément à la réglementation suisse applicable aux mineurs résidant en Suisse.


Procédure de demande de permis de séjour pour enfant en Suisse (ressortissants non-UE/AELE)


Bien que les pratiques cantonales diffèrent, le processus de base pour le regroupement familial des enfants suisses de ressortissants non européens est généralement le suivant :


  1. Dépôt de la demande : La demande de visa pour un enfant ressortissant d’un pays hors UE est déposée auprès du consulat suisse du pays de résidence de l’enfant. Les demandes internes ne sont possibles que dans des cas exceptionnels, lorsque l’enfant réside déjà légalement en Suisse et/ou que le canton autorise le dépôt sur place. Le garant doit fournir un dossier complet et détaillé attestant de la filiation, de la garde et du consentement de l’enfant, ainsi que de sa situation financière et de son logement.


  2. Pré-approbation cantonale : Le dossier est examiné par l’autorité cantonale compétente en matière de migration, qui évalue le lien de filiation, la garde et le consentement au déménagement (le cas échéant), la disponibilité d’un logement convenable, l’autonomie financière, le respect des délais et, notamment pour les enfants plus âgés, la faisabilité de leur intégration scolaire. Dans certains cas spécifiques de ressortissants de pays hors UE/AELE, l’autorité cantonale compétente en matière de migration peut soumettre le dossier au SEM pour approbation.


  3. Autorisation d'entrée. L'autorité cantonale des migrations délivre l'autorisation finale. Si un visa est requis, un visa de long séjour de type D est délivré par le consulat compétent après approbation cantonale. Les ressortissants de pays exemptés de visa peuvent se rendre en Suisse sans visa dès réception de l'autorisation d'entrée.


  4. Arrivée et enregistrement. Après son entrée sur le territoire, l'enfant doit s'enregistrer auprès de la commune dans les délais impartis, souscrire une assurance maladie suisse et faire relever ses données biométriques afin de finaliser les formalités de permis de séjour.


  5. Suivi de l'inscription et de l'intégration scolaire. L'enfant doit être inscrit rapidement dans une école publique ou privée de son secteur.


La procédure pour les ressortissants de l'UE se déroule généralement par le biais d'un enregistrement auprès de la commune locale, mais le dossier est tout de même examiné par l'autorité cantonale compétente en matière d'immigration et peut être refusé si les conditions légales ne sont pas remplies ou si les pièces justificatives sont insuffisantes.


Étant donné que les demandes de regroupement familial d'enfants sont fondées sur des preuves et souvent urgentes, en particulier lorsque les familles sont séparées depuis longtemps, une préparation précoce et une soumission prête pour le canton peuvent réduire considérablement les délais et améliorer les chances d'approbation.


Motifs fréquents de refus des demandes de permis de séjour pour enfants à charge


Les demandes de regroupement familial sont généralement refusées lorsque le canton n'est pas convaincu que les conditions légales sont remplies ou que le regroupement est possible en Suisse. Des problèmes surviennent souvent concernant l'éligibilité au moment du dépôt de la demande, par exemple si l'enfant a atteint l'âge légal ou s'il n'existe pas de preuve manifeste de dépendance continue. Les demandes tardives sont risquées, sauf si des raisons familiales impérieuses justifient le retard ou si le refus serait disproportionné au regard de l'article 8 de la CEDH.


Les refus sont également fréquents lorsque la garde et le consentement au déménagement sont ambigus. En cas de garde partagée ou si un autre parent légal est impliqué, les cantons exigent un fondement juridique solide pour le déménagement et un consentement dûment formalisé. Un consentement absent, contesté ou informel peut entraîner un refus pour des raisons de bien-être et de sécurité juridique.


Lorsque des familles sont séparées depuis longtemps, les cantons peuvent refuser le regroupement familial faute de preuves suffisantes de maintien des liens parentaux, notamment en cas de preuves limitées de contacts, de soins ou de soutien financier. Dans ce cas, le regroupement familial peut être perçu comme tardif et insuffisamment ancré dans la vie familiale établie.


Enfin, les demandes peuvent être rejetées si le logement est inadapté, si les finances ne sont pas suffisamment stables pour éviter de dépendre de l'aide sociale, ou si la demande est tardive sans justification convaincante.


FAQ sur le regroupement familial des enfants en Suisse


Qui est considéré comme enfant à charge dans le cadre du regroupement familial en Suisse ?

Un enfant à charge est un enfant biologique, adopté ou un beau-fils/une belle-fille qui vivra avec le parent parrainant en Suisse et fera partie intégrante de sa famille. Si les parents sont suisses ou non ressortissants de l'UE, l'enfant doit être célibataire et âgé de moins de 18 ans au moment du dépôt de la demande ; si les parents sont ressortissants de l'UE/AELE, l'enfant doit généralement être âgé de moins de 21 ans, sauf s'il est plus âgé mais toujours à charge.


Puis-je retrouver un enfant adopté ou un beau-fils/une belle-fille en Suisse ?

Oui. Les enfants adoptés sont éligibles lorsque l'adoption est définitive, légalement valide et reconnue en Suisse. Les beaux-enfants peuvent être éligibles lorsque le lien de parenté résulte d'un mariage ou d'un partenariat enregistré et que l'enfant intègre le foyer commun. Ces cas nécessitent souvent des preuves plus détaillées concernant la garde, le consentement et le bien-être de l'enfant.


Quelles sont les limites d'âge pour amener un enfant en Suisse ?

Si vous êtes citoyen suisse ou ressortissant d'un pays hors UE, votre enfant doit être âgé de moins de 18 ans et célibataire à la date de la demande. Si vous êtes citoyen de l'UE/AELE, votre enfant doit normalement être âgé de moins de 21 ans. Les enfants âgés de 21 ans et plus peuvent être éligibles uniquement si vous pouvez justifier d'une dépendance financière continue.


Existe-t-il des délais pour déposer une demande d'immigration pour mon enfant en Suisse ?

Oui. Conformément à l'article 47 de la FNIA, les demandes doivent être déposées dans les cinq ans suivant le début du statut éligible du parrain ou l'établissement du lien familial, et dans un délai de 12 mois pour les enfants de plus de 12 ans. Les parrains de l'UE/AELE ne sont pas soumis à un délai, mais de nombreux cantons appliquent en pratique des délais similaires, notamment pour les adolescents.


Ai-je besoin du consentement de l'autre parent pour emmener un enfant en Suisse ?

Oui. Lorsqu'un autre parent légal conserve la garde ou l'autorité parentale, les cantons exigent généralement une autorisation de déménagement écrite et notariée. Si cette autorisation ne peut être obtenue, une décision de justice autorisant le déménagement ou une preuve claire que l'autorisation n'est pas légalement requise sera normalement nécessaire.


Quel titre de séjour mon enfant recevra-t-il ?

Les enfants reçoivent généralement un permis de séjour aligné sur celui de leur garant. Si le garant est de nationalité suisse, l'enfant peut obtenir un permis C ou B. Si le parent est titulaire d'un permis C ou B, l'enfant obtient généralement un permis B. Dans le cas des ressortissants de l'UE, le permis de séjour de l'enfant est identique à celui du garant (UE/AELE).


Quelles sont les obligations de mon enfant après son arrivée en Suisse ?

Votre enfant doit être enregistré auprès de la commune de résidence, souscrire une assurance maladie suisse et être inscrit rapidement dans un établissement scolaire privé ou public. La fréquentation scolaire régulière et l'apprentissage de la langue locale sont importants pour le renouvellement du permis de séjour et la stabilité à long terme.


Comment Richmond Chambers Suisse peut vous aider


Les demandes de regroupement familial pour enfants échouent souvent non pas par non-respect du principe de la loi, mais parce que le canton n'est pas convaincu par les preuves, le calendrier ou le bien-être et les perspectives d'intégration de l'enfant. C'est particulièrement fréquent dans les cas d'enfants plus âgés, de beaux-enfants ou lorsque les familles ont vécu séparées pendant une longue période et que le canton a besoin d'être rassuré quant à la réalité et la pérennité de la vie familiale en Suisse.


Chez Richmond Chambers Switzerland, nous offrons un soutien stratégique complet aux enfants qui déménagent en Suisse, notamment :


  • confirmer le cadre juridique et la voie appropriés (FNIA pour les sponsors suisses/de pays tiers, AFMP pour les sponsors de l'UE/de l'AELE) et identifier les éventuelles nuances spécifiques au canton ;


  • conseiller sur les délais et les points de risque, notamment lorsque l'enfant a plus de 12 ans, approche de l'âge adulte ou que la demande risque d'être considérée comme tardive ;


  • élaboration d'une stratégie solide en matière de preuves de filiation, de garde et de consentement, lorsque les solutions judiciaires sont indisponibles ou contestées


  • préparation de dossiers détaillés abordant l'intérêt supérieur de l'enfant, les plans de scolarité et la faisabilité de l'intégration, avec des preuves supplémentaires axées sur le bien-être lorsque la séparation a été longue ;


  • rédaction d'arguments de proportionnalité au titre de l'article 8 de la CEDH pour les affaires tardives, complexes ou présentant un risque de refus ; et


  • assurer la liaison avec les autorités compétentes et représenter les clients dans le cadre d'objections ou d'appels, le cas échéant.


Notre approche consiste à soumettre des demandes non seulement juridiquement solides, mais aussi soigneusement adaptées aux attentes cantonales, réduisant ainsi les délais et maximisant les chances d'approbation afin que les familles puissent se réunir sans encombre et avec une stabilité à long terme en Suisse.


Contactez nos avocats spécialisés en immigration en Suisse


Pour obtenir des conseils sur le regroupement familial en Suisse, contactez Richmond Chambers Switzerland au +41 21 588 07 70 ou soumettez une demande via notre site web. Nous évaluerons rapidement votre situation, identifierons la procédure la plus adaptée et vous accompagnerons dans la constitution d'un dossier solide afin que votre enfant puisse vous rejoindre en Suisse en toute légalité et bénéficier d'une perspective de stabilité à long terme.

Veuillez noter : les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et reflètent le droit, la politique et les pratiques administratives suisses en matière d’immigration à la date de publication. Les exigences et les procédures peuvent évoluer, et les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle et de l’approche des autorités cantonales et fédérales compétentes. Il est toujours recommandé de consulter un avocat pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière ; n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez discuter de votre cas.

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