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Visa pour partenaire non marié en Suisse, permis de séjour pour partenaire non marié en Suisse, guide sur le regroupement familial pour partenaires non mariés en Suisse

PERMIS DE PARTENAIRE NON MARIÉ SUISSE

Regroupement familial pour partenaires non mariés en Suisse : conditions d’éligibilité, exigences et procédure de demande

Publié le : 2 février 2026

Le droit suisse de l'immigration ne reconnaît pas automatiquement les unions libres ou de fait (parfois appelées « partenaires de fait ») au titre du regroupement familial. Contrairement aux conjoints et aux partenaires enregistrés, les partenaires de fait (également appelés « concubines » en Suisse) ne relèvent pas des catégories habituelles de regroupement familial prévues par la Loi fédérale sur l'immigration et l'intégration (LIIF) et l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Toutefois, la Suisse autorise l'admission exceptionnelle de partenaires de fait dans des circonstances bien définies.


Bien qu'il n'existe pas de catégorie standard de visa suisse pour partenaires non mariés ni de visa de partenaire, les demandes de permis de séjour déposées par des partenaires non mariés sont évaluées au regard de l'article 30 de la loi fédérale sur l'immigration et la nationalité (FIIN) et de l'article 31 de la loi fédérale sur les services de logement (LSL) (souvent qualifiées de dispositions suisses relatives aux permis de séjour pour « difficultés » ou « raisons humanitaires »), de l'article 8 de la CEDH (droit au respect de la vie privée et familiale) et, pour les ressortissants de l'UE/AELE, de l'article 3, paragraphe 2, de l'annexe I de l'accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Les permis de séjour pour concubinage sont accordés à titre discrétionnaire, au cas par cas, et nécessitent la preuve d'une relation durable, comparable à un mariage, ainsi que des raisons impérieuses justifiant l'impossibilité pour le couple de vivre ensemble ailleurs.


En pratique, le seuil appliqué varie selon que le garant est suisse, ressortissant d'un pays de l'UE/AELE ou ressortissant d'un pays hors UE. Ce guide explique le fonctionnement du regroupement familial pour les partenaires non mariés dans chaque catégorie de parrainage, les justificatifs attendus et le déroulement de la procédure.


Vous trouverez également nos guides sur Réunification familiale pour les conjoints et partenaires enregistrés , réunification familiale pour les fiancés , réunification familiale pour les enfants et réunification familiale pour les parents adultes à charge .

Pour discuter de votre admissibilité à un permis de séjour suisse basé sur un partenariat hors mariage, contactez nos avocats en immigration en Suisse au +41 21 588 07 70 ou soumettez une demande via notre site web.

Avantages d'un permis de séjour pour partenaire non marié


Une demande de regroupement familial pour partenaires non mariés acceptée permet aux couples vivant en concubinage de s'installer ensemble en Suisse, sous réserve du respect des conditions strictes décrites ci-dessous. Si votre demande de permis de séjour pour concubinage est approuvée, vous pouvez généralement vous attendre à :


  • Le droit de vivre en Suisse avec son partenaire dans un logement commun, sur la base d'une relation durable reconnue (partenariat durable / cohabitation à long terme).


  • L’accès à l’emploi , si le canton délivre un permis B, les droits de travail sont généralement accordés, mais restent liés au type de permis et à la pratique cantonale.


  • Une voie potentielle vers la résidence permanente (permis C) à plus long terme, à condition que vous mainteniez une résidence légale continue, que la relation se poursuive et que les exigences d'intégration suisses soient satisfaites.


Comme ces permis de partenariat suisses sont discrétionnaires, leur principal « avantage » en pratique est qu’ils offrent une voie légale et structurée aux couples qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, se marier ou enregistrer leur partenariat, mais qui ont néanmoins construit une vie commune stable qui mérite d’être protégée.


Principaux défis du regroupement familial des partenaires non mariés en Suisse


Le regroupement familial pour partenaires non mariés est une voie d'accès discrétionnaire à la résidence suisse, la charge de la preuve reposant en grande partie sur le demandeur. Les autorités cantonales suisses examineront attentivement non seulement l'authenticité de votre relation, mais aussi si celle-ci est suffisamment longue et établie pour être considérée comme un mariage dans les faits.


Une autre difficulté réside dans le fait que le pouvoir discrétionnaire de décision peut varier d'un canton à l'autre. Bien que les directives SEM visent à promouvoir l'uniformité, les cantons conservent une grande latitude pour apprécier la crédibilité, la durabilité et les difficultés rencontrées. Les demandeurs doivent donc s'attendre à des demandes de documents détaillées et à une évaluation rigoureuse de la nécessité et de la proportionnalité de leur demande.


Il est également important de comprendre que la durabilité et les motifs personnels impérieux sont des conditions cumulatives. Démontrer une relation de longue date est nécessaire, mais non suffisant. Même en cas de partenariat authentique et durable, un permis peut être refusé si le canton estime que vous pourriez raisonnablement poursuivre votre vie familiale hors de Suisse, ou que le refus ne constituerait pas un préjudice personnel grave au sens de l'article 30 de la FNIA.


Qui peut demander un permis de partenaire non marié ?


Vous pouvez être admissible à une demande de regroupement familial en tant que partenaire non marié en Suisse si :


  1. Vous entretenez une relation durable, comparable à un mariage, avec une personne qui a soit transféré, soit est sur le point de transférer sa résidence en Suisse et qui est soit sur le point de devenir, soit est devenue, résidente légale en Suisse ; et


  2. Votre situation remplit les conditions strictes prévues par le cadre juridique applicable (FNIA/OASA, CEDH et, dans le cas de l'UE, principes de l'AFMP).


La durabilité est primordiale. Les autorités suisses évaluent également si la relation est comparable au mariage en termes de stabilité, de sérieux et d'intégration dans la vie quotidienne.


Exigences pour les partenaires non mariés en Suisse (parrains suisses / UE-AELE / non-UE)


1. Si votre partenaire est citoyen suisse


Les partenaires non mariés de citoyens suisses ne bénéficient pas des droits prévus par l'article 42 de la FNIA (qui ne concerne que les conjoints et les partenaires enregistrés). Leur demande doit être formulée comme une requête d'admission exceptionnelle en tant que partenaire non marié d'un citoyen suisse, fondée sur des difficultés personnelles graves ou d'autres motifs impérieux.


En pratique, vous devrez démontrer :


  • Une relation durable, comparable à un mariage. Les cantons exigent généralement plusieurs années de cohabitation avérée – souvent environ trois ans, bien que les exigences varient d'un canton à l'autre – et des indicateurs forts de vie commune (domicile commun, finances partagées, obligations mutuelles).


  • Cohabitation en Suisse. Vous devez démontrer une réelle intention de vivre ensemble dans un logement partagé en Suisse, par exemple par le biais d'un bail commun. Le logement doit respecter les normes suisses en matière de superficie, correspondant généralement à une chambre par personne.


  • Votre partenaire peut vous apporter un soutien financier. Les autorités cantonales évalueront si votre partenaire est en mesure de subvenir à vos besoins sans recourir à des fonds publics.


  • Un refus entraînerait un préjudice personnel grave. Le critère est exigeant. La détresse émotionnelle à elle seule est rarement suffisante ; le canton évalue les difficultés objectives telles que l’impossibilité pour le partenaire suisse de déménager, les besoins médicaux, les responsabilités liées aux soins, ou si un refus perturberait de manière disproportionnée la vie familiale établie.


Les autorités cantonales chargées des migrations exigent une relation vécue de manière véritablement partagée et stable pendant plusieurs années, et témoignant d'un projet de vie clair comparable à celui du mariage. Le canton examine également si le mariage est inévitable. Une importance particulière est souvent accordée aux situations où les partenaires ne peuvent se marier, où le partenaire suisse ne peut raisonnablement s'installer à l'étranger en raison d'un emploi stable en Suisse, de responsabilités familiales (enfants ou proches à charge), de soins médicaux ou d'une forte intégration sociale et économique. Lorsque le couple a un enfant en commun ou a cohabité de manière continue en Suisse, l'analyse de proportionnalité au titre de l'article 8 de la CEDH est généralement plus déterminante.


Résultat du permis

Si votre demande de permis de séjour pour partenaire non marié est approuvée, vous recevrez généralement un permis B, normalement délivré pour un an et renouvelable si la cohabitation et l'intégration se poursuivent.


2. Si votre partenaire est un citoyen de l'UE/AELE résidant en Suisse


En vertu de l'AFMP, les citoyens de l'UE/AELE ont le droit, en vertu d'un traité, de se réunir avec leurs conjoints, partenaires enregistrés, enfants à charge et parents à charge, mais pas avec leurs partenaires non mariés.


Toutefois, les autorités suisses peuvent délivrer des permis de séjour suisses à des partenaires non mariés lorsqu'il existe une relation durable et une dépendance/interdépendance, sur la base d'une lecture large de l'article 3(2) de l'annexe I de la LPAM ainsi que de l'article 8 de la CEDH et de la pratique cantonale fondée sur la LPAM.


Vous devrez normalement démontrer que :


  • La relation est durable et stable. Bien qu'il n'existe pas de durée minimale légale, les relations qui durent plusieurs années – souvent environ trois ans de cohabitation continue (la durée exacte varie selon les cantons) – ont plus de chances de réussir.


  • Il existe une interdépendance significative. Celle-ci peut être financière (dépenses partagées, comptes bancaires) ou pratique/émotionnelle (logement partagé, entraide mutuelle).


  • Votre partenaire peut vous apporter un soutien financier. Les autorités cantonales évalueront si votre partenaire dispose des ressources financières nécessaires pour subvenir à vos besoins sans recourir à l'aide publique.


  • Vous serez logé(e) dans un logement convenable. Les autorités cantonales examineront votre contrat de location afin de s'assurer de sa conformité avec la législation suisse et de la taille requise du logement (au moins une pièce par personne).


  • Un refus constituerait une violation de l'article 8 de la CEDH, qui garantit le droit au respect de la vie familiale et conjugale. Ce refus serait disproportionné au regard des circonstances particulières de votre affaire.


Bien que les partenaires non mariés ne bénéficient pas d'un droit automatique en vertu de l'AFMP, un permis de séjour pour personne à charge peut être accordé lorsque le partenariat est bien établi, durable et comparable à un mariage ou lorsqu'une dépendance financière existait déjà dans le pays d'origine.


Les preuves d'une cohabitation durable et d'un engagement à long terme seront essentielles. L'autorité cantonale des migrations s'enquerra également des projets de mariage et des raisons pour lesquelles le mariage n'est pas envisageable.


Résultat du permis

Si votre demande de regroupement familial en tant que partenaire non marié est acceptée, vous recevrez probablement un permis de séjour UE/AELE de type B, souvent limité dans le temps initialement et renouvelable sous réserve de la poursuite de la cohabitation.


Note concernant les prochaines mises à jour de l’AFMP : La Suisse procède actuellement à la mise à jour de son AFMP afin de l’aligner partiellement sur la directive européenne 2004/38/CE. Les documents publics actuels indiquent que les partenaires de vie non mariés pourraient bénéficier d’un examen plus structuré à l’avenir. Le Conseil fédéral a lancé une consultation sur le paquet bilatéral III le 13 juin 2025, mais l’AFMP mis à jour n’est pas encore en vigueur. Les demandes de statut de partenaire non marié/partenaire durable restent, pour l’instant, traitées à la discrétion de l’administration.


3. Si votre partenaire est un ressortissant d'un pays hors UE en Suisse


Le regroupement familial légal suisse pour les ressortissants de pays tiers concerne les conjoints/partenaires enregistrés et les enfants. Les partenaires non mariés (y compris les partenaires de fait) sont exclus ; toute demande doit donc être présentée à titre exceptionnel en vertu des articles 30 de la loi fédérale sur le regroupement familial (LFRF) et 31 de la loi fédérale sur le regroupement familial (LRF).


Pour être pris en considération, vous devrez démontrer :


  • Une relation stable et durable, semblable à un mariage, généralement avec une cohabitation avérée et des responsabilités partagées.


  • Forte interdépendance (pratique, financière, émotionnelle), souvent soutenue par un enfant commun ou une longue période de vie domestique partagée.


  • Que votre partenaire puisse vous soutenir financièrement. Les autorités cantonales évalueront si votre partenaire dispose des ressources financières nécessaires pour subvenir à vos besoins sans avoir recours à l'aide publique.


  • Logement convenable en Suisse. Les autorités cantonales exigeront un contrat de location conforme au droit suisse et portant sur un logement de la taille requise (au moins une chambre par personne).


  • Un refus entraînerait des difficultés impérieuses, telles qu'une détresse médicale ou psychologique, ou d'autres circonstances rendant la séparation prolongée disproportionnée.


Les demandes de parrainage de partenaires non mariés impliquant des ressortissants de pays tiers font l'objet d'un examen particulièrement rigoureux de la part des autorités cantonales et fédérales. L'évaluation porte notamment sur la durée, la solidité et la comparabilité de la relation avec un conjoint, ainsi que sur l'existence de raisons valables justifiant l'absence de mariage, rendant un refus disproportionné. Le type de permis de séjour du conjoint, son parcours d'intégration, la preuve d'un logement convenable et sa capacité financière peuvent également influencer la décision des autorités. Si le conjoint est titulaire d'un permis L de courte durée ou présente un parcours migratoire précaire, le canton peut examiner plus attentivement la stabilité de l'avenir du couple en Suisse.


autorisation de travail

L'autorisation de travail est généralement accordée aux partenaires non mariés, mais peut varier selon la pratique cantonale et le type de permis du garant. Les permis B incluent généralement l'autorisation de travail, tandis que les permis L ou les permis pour circonstances exceptionnelles (article 30) peuvent impliquer des conditions cantonales supplémentaires.


Que se passe-t-il si vous vous mariez ou enregistrez votre partenariat plus tard ?


Certains couples déposent une demande en tant que partenaires non mariés car ils ne peuvent actuellement ni se marier ni enregistrer leur union, mais décident ultérieurement de formaliser leur partenariat. Si vous vous mariez ou concluez un partenariat enregistré reconnu après votre admission, vous pourrez bénéficier de la procédure de regroupement familial pour conjoints/partenaires enregistrés, à condition que la relation demeure authentique et que les conditions légales soient remplies. Bien qu'un mariage ultérieur ne modifie pas rétroactivement le critère discrétionnaire ayant motivé la délivrance de votre permis initial, il peut faciliter les renouvellements futurs et offrir une base juridique plus solide pour un séjour de longue durée. Tout changement de statut doit être déclaré et il est important d'évaluer soigneusement, avec l'aide d'un avocat, le moment opportun et les conséquences d'une formalisation de la relation.


Preuves en faveur du regroupement familial des partenaires non mariés


Les demandes de visa/permis de séjour pour partenaires non mariés en Suisse reposant presque entièrement sur la crédibilité et la pérennité des preuves, ces dernières doivent être nombreuses et cohérentes. La plupart des cantons exigent un dossier détaillé comprenant :


  • Cohabitation et logement partagé : par exemple, un bail/une location conjointe, des enregistrements d’adresses partagés, des factures de services publics.


  • Interdépendance financière : par exemple, comptes bancaires conjoints, assurance partagée, justificatifs de dépenses communes, transferts de fonds, déclarations fiscales le cas échéant.


  • Historique de la relation : par exemple, des photographies prises au fil du temps, des itinéraires de voyage, de la correspondance, des preuves de visites, des projets communs.


  • Déclarations personnelles et attestations de tiers : un récit détaillé de la relation est généralement requis, tandis que des déclarations sous serment d’amis ou de membres de la famille confirmant la relation peuvent apporter un soutien supplémentaire.


  • Preuves de dépendance (le cas échéant) : documents financiers ou rapports médicaux expliquant la dépendance et pourquoi la séparation entraînerait de graves difficultés.


Lorsque le couple n'a pas pu cohabiter de façon continue en raison d'obstacles liés à l'immigration, de missions professionnelles ou d'autres raisons objectivement valables, il est important de démontrer comment la relation a néanmoins été vécue de manière stable, à l'instar d'un mariage, au fil du temps. Cela peut inclure des preuves de séjours prolongés au même domicile, de périodes de location qui se chevauchent, de justificatifs de voyage et d'entrée aux frontières, d'une couverture d'assurance maladie mentionnant la même adresse, ou de documents attestant que les partenaires ont partagé leur quotidien de manière constante lorsque cela était possible. Les autorités suisses ont tendance à considérer les arrangements financiers communs et la cohabitation prolongée comme des indicateurs forts d'engagement, car ils reflètent une intégration pratique et économique comparable à celle du mariage.


Pour évaluer la crédibilité des déclarations, les autorités cantonales compareront la cohérence des pièces justificatives avec les déclarations personnelles. Elles examineront notamment la concordance des dates, la présence de preuves indépendantes attestant de la cohabitation et la correspondance entre le niveau de dépendance déclaré et les conditions de vie et de prise en charge réelles du couple. Les points suivants sont fréquemment mis en doute : une cohabitation de courte durée, des preuves insuffisantes de responsabilités partagées sur la durée, ou des interruptions inexpliquées de la cohabitation ou des contacts. Aborder ces points de manière proactive dans le dossier est souvent déterminant.


Exemples illustratifs


Exemple 1 : Parrainage par un citoyen suisse en raison de difficultés objectives


Un ressortissant d'un pays hors UE, étudiant en Suisse, vit en couple avec un citoyen suisse depuis plus de quatre ans, leur cohabitation continue en Suisse étant confirmée. Le couple ne souhaite pas se marier en raison de convictions personnelles profondes contre le mariage. Le partenaire suisse occupe un emploi stable en Suisse et s'occupe principalement d'un parent âgé. Le couple peut justifier d'un logement commun et de finances partagées. Un refus obligerait le ressortissant suisse à quitter son partenaire, ce que les autorités jugeraient disproportionné. Le permis est accordé en vertu de l'article 30 de la FNIA et renouvelé annuellement sous réserve du maintien de la cohabitation et de l'intégration.


Exemple 2 : Sponsor UE/AELE avec un partenariat durable et une interdépendance


Un citoyen de l'UE s'est récemment installé en Suisse et sollicite le regroupement familial avec son partenaire non marié. Le couple vit ensemble depuis trois ans à l'étranger, souscrit des assurances et ouvre un compte bancaire commun, et peut justifier d'une vie domestique commune stable. Il est également démontré que le partenaire non-UE est financièrement dépendant du partenaire de l'UE et que ce dernier dispose des ressources financières nécessaires pour subvenir aux besoins du couple et lui fournir un logement convenable en Suisse. Le mariage n'est pas envisageable en raison de convictions religieuses profondes. Le canton reconnaît la stabilité de la relation et la crédibilité de la dépendance/interdépendance, et accorde un permis B selon une procédure simplifiée conforme au Programme de regroupement familial (PRF), renouvelable tant que le partenariat perdure.


Procédure de demande de permis de séjour pour partenaire non marié en Suisse


La procédure de demande de permis de séjour pour partenaire non marié en Suisse est similaire à celle des autres voies de regroupement familial, mais les preuves documentaires requises et le niveau de contrôle appliqué sont plus élevés :


  1. Soumission à l'étranger ou dans le pays.

    Si vous êtes ressortissant d'un pays soumis à l'obligation de visa et résidez hors de Suisse et de l'UE/AELE, vous devez déposer votre demande auprès de l'ambassade ou du consulat suisse. Si vous séjournez déjà légalement en Suisse ou si vous êtes ressortissant d'un pays de l'UE/AELE, une demande sur place est possible, selon votre statut et votre canton.


  2. Évaluation cantonale selon des critères discrétionnaires.

    Sur la base des pièces justificatives fournies, l'autorité cantonale chargée des migrations évalue la durabilité de la relation, les circonstances exceptionnelles, la situation en matière de logement et de finances, ainsi que les facteurs d'intégration. La décision étant discrétionnaire, les demandeurs doivent se préparer à répondre à des questions complémentaires concernant l'évolution de la relation, les raisons pour lesquelles le mariage n'est pas possible ou n'a pas eu lieu, et les circonstances exceptionnelles invoquées. Présenter un dossier juridique structuré dès le départ permet souvent de réduire les délais en anticipant ces questions.


  3. approbation fédérale

    Dans le cas des ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE), l'autorité cantonale peut exiger l'approbation de l'autorité fédérale.


  1. Autorisation d'entrée (le cas échéant).

    Si vous avez besoin d'un visa, un visa d'entrée de type D est délivré par le consulat suisse compétent pour votre lieu de résidence à l'étranger après approbation de votre demande par l'autorité cantonale des migrations. Les ressortissants de l'UE/AELE sont exemptés de visa.


  2. Arrivée, enregistrement et délivrance du permis.

    Une fois en Suisse, que vous soyez ressortissant d'un pays de l'UE/AELE ou d'un pays hors UE, vous devrez vous enregistrer auprès de votre commune de résidence et faire prendre vos données biométriques comme dernière étape avant de recevoir votre carte de séjour.


Les délais de traitement varient selon le canton, la nationalité, la qualité des preuves et la charge de travail des autorités. Les demandes de visa de partenaire non marié(e) pour les ressortissants de pays hors UE peuvent prendre de deux à trois mois, voire plus. Les demandes pour les ressortissants de l'UE/AELE sont généralement traitées en quelques semaines.


Attentes en matière d'intégration et de renouvellement


À l'instar des demandes de renouvellement de permis de séjour pour conjoint, le renouvellement du permis de séjour pour partenaire non marié dépend de la poursuite de la relation et de l'intégration en Suisse. Les cantons exigeront que vous mainteniez une vie commune avec votre partenaire et que vous démontriez que votre relation demeure authentique et comparable à celle d'un mariage. En cas de rupture, votre permis sera généralement annulé, sauf si vous disposez de motifs de séjour indépendants.


Si la relation demeure intacte, la demande de renouvellement devra également comporter une preuve d’intégration conformément à l’article 58a de la FNIA. Cela inclut, par exemple, le respect de l’ordre public et des valeurs suisses, ainsi qu’une progression linguistique appropriée à votre région linguistique. Concrètement, le canton examinera si vous et votre partenaire disposez de ressources financières suffisantes pour éviter de dépendre de l’aide sociale, et si vous prenez des mesures raisonnables pour vous intégrer socialement et linguistiquement.


Motifs fréquents de refus des demandes de regroupement familial pour les partenaires non mariés


Les demandes de regroupement familial pour partenaires non mariés sont le plus souvent refusées parce que le canton conclut que :


  • La durabilité ou le sérieux de la relation ne sont pas prouvés , ou bien elle ressemble davantage à une relation amoureuse qu'à un partenariat de type mariage.


  • L'historique de cohabitation est flou ou non étayé de manière crédible par des preuves de logement.


  • La notion de préjudice n'est pas suffisamment objective ni convaincante. Les cantons appliquent strictement l'article 30 de la FNIA.


  • Les incohérences nuisent à la crédibilité.


De nombreux refus peuvent être évités en constituant un dossier solide, conforme aux critères juridiques et aux exigences du canton en matière de justificatifs. Si vous souhaitez un accompagnement personnalisé, nos avocats spécialisés en immigration basés en Suisse peuvent vous aider.


FAQ - Visa de partenaire non marié / Permis de partenaire non marié suisse


Peut-on faire une demande si l'on ne peut ni se marier ni enregistrer un partenariat ?

Oui. Le droit suisse reconnaît que certains couples ne peuvent ni se marier ni conclure un partenariat enregistré (pour des raisons juridiques, pratiques ou personnelles). Dans ce cas, vous pouvez néanmoins déposer une demande en tant que partenaires non mariés, mais uniquement par la voie discrétionnaire prévue par l'article 30 de la FNIA et l'article 31 de l'OASA (et, pour les parrains de l'UE/AELE, par le cadre de facilitation AFMP). Vous devrez démontrer l'existence d'une relation durable, comparable à un mariage, et des motifs personnels impérieux justifiant votre admission.


Avoir un enfant ensemble renforce-t-il une demande de statut de partenaire non marié ?

C’est un point très important. Selon la pratique des autorités suisses, avoir un enfant commun est l’un des indicateurs les plus probants d’une union sérieuse et stable. Si la présence d’un enfant ne confère pas automatiquement un droit à un permis de séjour, elle contribue grandement à démontrer la durabilité, l’interdépendance et la proportionnalité de l’admission au sens de l’article 8 de la CEDH.


Que se passe-t-il si nous entretenons une relation durable mais que nous avons vécu la plupart du temps dans des pays différents ?

La cohabitation prolongée est la preuve la plus évidente de la solidité de votre union, mais ce n'est pas la seule. Si, pour des raisons objectives (contrats professionnels, restrictions de visa, études ou obligations familiales), vous ne pouvez pas vivre ensemble, vous devez fournir des preuves alternatives détaillées : séjours prolongés et fréquents, voyages réguliers, communication soutenue, gestion financière commune et preuves tangibles d'une vie commune établie. La charge de la preuve est particulièrement lourde dans ces cas, et dans certains cantons, une cohabitation de plusieurs années est obligatoire.


Devons-nous prouver notre autonomie financière et disposer d'un logement convenable ?

Oui. Il vous faudra généralement démontrer que vous vivrez ensemble dans un logement convenable et que le couple peut subvenir à ses besoins sans avoir recours à l'aide sociale. Ces éléments sont directement pris en compte dans l'évaluation des difficultés et de la proportionnalité.


Que se passera-t-il si le canton doute que notre relation soit « semblable à un mariage » ?

Le canton peut demander des documents complémentaires ou des précisions. Si la relation semble incohérente ou insuffisamment étayée, un refus est probable. La meilleure réponse consiste en une demande complémentaire structurée, abordant point par point la question de la durabilité, avec des documents à l'appui, un calendrier et des attestations de tiers.


Si le permis est accordé, que devons-nous faire pour le renouveler ?

Le renouvellement est généralement conditionné au maintien de la vie commune et à une intégration continue. Le canton vérifiera que vous vivez toujours ensemble, que vous disposez des ressources financières nécessaires pour subvenir à vos besoins en Suisse et que vous respectez les critères d'intégration prévus à l'article 58a de la FNIA (langue, respect de l'ordre public et intégration à la société suisse). Si la relation avec le garant prend fin, le permis sera annulé et vous devrez quitter la Suisse, sauf si vous disposez d'un autre motif légal vous permettant d'obtenir un nouveau titre de séjour.


Peut-on faire appel d'un refus de regroupement familial pour un partenaire non marié ?

Oui. Un refus au titre de l'article 30 de la FNIA / de l'article 31 de l'OASA est susceptible de recours devant le tribunal cantonal et, si nécessaire, devant le tribunal fédéral. Les recours en matière d'immigration visent généralement à rectifier les erreurs factuelles, à renforcer les preuves de durabilité/interdépendance et à démontrer la proportionnalité au regard de l'article 8 de la CEDH. Les délais étant stricts, il est conseillé de consulter un avocat dès que possible après la décision.


Comment Richmond Chambers Suisse peut vous aider


Le regroupement familial des partenaires non mariés est l'un des domaines les plus discrétionnaires et exigeants en matière de preuves du droit suisse de l'immigration. Le succès dépend non seulement de l'authenticité de la relation, mais aussi de sa présentation conformément aux pratiques fédérales et cantonales.


Nous pouvons vous aider en :


  • Nous vous conseillons sur votre admissibilité et le fondement juridique approprié à votre catégorie de parrainage, notamment sur la manière dont l'article 30 de la FNIA, l'article 31 de l'OASA, l'article 8 de la CEDH et (le cas échéant) l'article 3(2) de l'annexe I de l'AFMP s'appliquent à votre situation.


  • Constituer un dossier de preuves convaincant de durabilité, de cohabitation et d'interdépendance, adapté à la pratique de votre futur canton de résidence.


  • Préparation de mémoires juridiques soigneusement structurés, prenant en compte les spécificités de votre cas et conformes aux exigences cantonales et fédérales.


  • Nous assurons la liaison avec les autorités cantonales et fédérales , répondons à vos questions et vous accompagnons tout au long de la procédure, y compris pour les demandes de preuves complémentaires.


  • Conseils en matière de renouvellement, de planification de résidence à long terme et d'appels en cas de refus.


Grâce à notre expérience dans de nombreux cantons et dans des dossiers discrétionnaires complexes, nous sommes bien placés pour vous accompagner tout au long de ce processus délicat et maximiser vos chances d'approbation.


Contactez nos avocats spécialisés en immigration en Suisse


Pour obtenir des conseils d'experts concernant une demande de regroupement familial pour partenaires non mariés, contactez Richmond Chambers Switzerland au +41 21 588 07 70 ou soumettez une demande via notre site web. Nous pouvons évaluer votre situation, identifier la voie juridique la plus appropriée et vous aider à préparer un dossier complet conforme aux exigences cantonales afin que vous et votre partenaire puissiez construire votre vie ensemble en Suisse.

Veuillez noter : les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et reflètent le droit, la politique et les pratiques administratives suisses en matière d’immigration à la date de publication. Les exigences et les procédures peuvent évoluer, et les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle et de l’approche des autorités cantonales et fédérales compétentes. Il est toujours recommandé de consulter un avocat pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière ; n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez discuter de votre cas.

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