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Règles applicables aux visiteurs d’affaires au Royaume-Uni pour les professionnels suisses

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    Paul Richmond
  • il y a 21 minutes
  • 9 min de lecture
Règles applicables aux visiteurs d’affaires au Royaume-Uni pour les professionnels suisses

Les professionnels et entreprises en Suisse supposent souvent qu’un court déplacement au Royaume-Uni pour des « affaires » présente automatiquement un faible risque. Dans le cadre de la route britannique des visiteurs, la question n’est pas de savoir si le voyage a un objectif commercial, mais si les activités exercées au Royaume-Uni restent dans le cadre des activités de visiteur autorisées et ne constituent pas du travail.

 

Le présent article s’adresse aux citoyens suisses, aux ressortissants UE/AELE et aux ressortissants de pays tiers vivant ou travaillant en Suisse, ainsi qu’aux employeurs suisses, fondateurs, consultants, équipes commerciales et équipes de mobilité internationale qui planifient de courts voyages d’affaires au Royaume-Uni. Il est particulièrement pertinent lorsque le voyageur doit assister à des réunions, rendre visite à des clients, soutenir une société du même groupe, inspecter un site, participer à une discussion de projet ou déterminer si une autorisation de travail britannique est nécessaire.

 

Entrée au Royaume-Uni depuis la Suisse : visa, ETA et statut du passeport

 

L’autorisation de séjour en tant que visiteur au Royaume-Uni dépend de la nationalité et du statut d’immigration, et non simplement de la résidence en Suisse. Un permis de séjour suisse ne crée pas, à lui seul, un droit d’entrer au Royaume-Uni.

 

Les citoyens suisses et les citoyens des pays de l’UE, de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein peuvent normalement se rendre au Royaume-Uni pour de courts séjours sans demander de visa de visiteur. Toutefois, les citoyens suisses et européens qui ne sont pas citoyens irlandais doivent généralement obtenir une Electronic Travel Authorisation, ou ETA, avant de voyager sans visa. En pratique, l’ETA britannique depuis la Suisse doit être comprise comme une autorisation préalable de voyage, et non comme une autorisation d’entrée.

 

Une ETA est une autorisation de voyager, et non une autorisation d’entrer. GOV.UK indique qu’une ETA ne garantit pas l’entrée, et l’Appendix Electronic Travel Authorisation confirme que son titulaire doit encore obtenir l’autorisation d’entrer à son arrivée.

 

Les employés non suisses résidant en Suisse doivent être évalués selon la nationalité de leur passeport. Certaines nationalités doivent obtenir un visa de visite d’affaires au Royaume-Uni avant le départ en vertu de l’Appendix Visitor: Visa National List ; d’autres peuvent voyager avec une ETA si elles y sont éligibles. L’analyse des activités autorisées reste ensuite la même : que fera concrètement le voyageur au Royaume-Uni ?

 

La route Visiteur britannique : des séjours temporaires, pas du travail au Royaume-Uni

 

L’Appendix V: Visitor décrit cette route comme destinée aux séjours temporaires, généralement jusqu’à six mois, pour des motifs comprenant le tourisme, les visites familiales, les activités commerciales et les études de courte durée. Tout visiteur doit satisfaire à l’exigence de visiteur authentique : il doit quitter le Royaume-Uni à la fin de son séjour, ne pas vivre au Royaume-Uni par des visites fréquentes ou successives, rechercher un objectif autorisé et ne pas avoir l’intention d’exercer des activités interdites.

 

La restriction essentielle concerne le travail. Les visiteurs ne peuvent pas travailler au Royaume-Uni, sauf si l’activité est expressément autorisée. Le travail interdit comprend notamment le fait d’occuper un emploi au Royaume-Uni, de travailler pour une organisation britannique, d’exercer une activité comme indépendant, d’effectuer un stage ou un placement professionnel, de vendre directement au public, ou de fournir des biens ou des services au Royaume-Uni.

 

Activités d’affaires autorisées au Royaume-Uni pour les voyageurs basés en Suisse

 

Les règles britanniques autorisent une gamme définie d’activités commerciales. Elles comprennent notamment la participation à des réunions, conférences, séminaires et entretiens ; la négociation et la signature de contrats ; la participation à des salons professionnels à des fins promotionnelles uniquement ; la réalisation de visites de sites et d’inspections ; la collecte d’informations pour un emploi à l’étranger ; et le fait d’être informé des exigences d’un client britannique, à condition que le travail pour ce client soit effectué en dehors du Royaume-Uni.

 

Un fondateur suisse qui se rend à Londres pour rencontrer des investisseurs, négocier des documents d’investissement et participer à des discussions au niveau du conseil d’administration entrera souvent dans le cadre de la route Visiteur. Un responsable des achats basé à Bâle qui visite un fournisseur britannique pour discuter des spécifications, inspecter les installations et convenir des délais de livraison peut également rester dans le cadre d’une activité commerciale autorisée.

 

Le travail à distance n’est pas une solution ouverte et illimitée. L’Appendix Visitor: Permitted Activities permet à un visiteur d’exercer depuis le Royaume-Uni des activités liées à son emploi à l’étranger à distance uniquement lorsque cela ne constitue pas l’objectif principal de la visite.

 

Projets internes de groupe et activité en contact avec les clients

 

Les activités internes de groupe sont une source fréquente de malentendus. Un employé d’une société étrangère peut conseiller, consulter, résoudre des problèmes, dispenser une formation ou partager des compétences et connaissances sur un projet interne spécifique avec des employés britanniques du même groupe.

 

L’activité en contact avec les clients est plus limitée : elle doit être accessoire à l’emploi à l’étranger de la personne et nécessaire à un projet ou service fourni par la succursale britannique, et non à un projet livré directement au client britannique par l’employeur étranger.

 

Cette distinction est importante pour les sociétés suisses de conseil, de technologie et d’ingénierie. Un employé basé à Zurich qui participe à un atelier interne avec la filiale britannique peut rester dans les limites des règles applicables. Le même employé qui passe une semaine au Royaume-Uni à configurer des systèmes pour un client britannique, déployer du code, résoudre des tickets opérationnels ou fournir sur site le service contractuel de la société suisse sera beaucoup plus susceptible d’être considéré comme exerçant un travail.

 

Quand un voyage d’affaires devient du travail interdit

 

La limite est généralement franchie lorsque le voyageur effectue un travail productif au Royaume-Uni, occupe un rôle britannique, assure un remplacement temporaire, fournit des services à un client britannique ou s’intègre dans les opérations d’une entreprise britannique.

 

L’Appendix V indique expressément que les activités autorisées ne doivent pas équivaloir à un emploi, ni à l’occupation d’un rôle ou à la fourniture d’un remplacement temporaire au sein d’une organisation basée au Royaume-Uni.

 

Les exemples qui nécessitent une analyse attentive comprennent les consultants suisses qui mettent en œuvre un projet britannique, les ingénieurs qui supervisent des travaux sur un site britannique, les spécialistes informatiques qui dépannent des systèmes clients sur place, les équipes commerciales qui vendent directement au public et les employés qui couvrent temporairement une vacance au sein d’une équipe britannique.

 

Le fait d’être payé en Suisse, de rester sous contrat suisse ou d’avoir un itinéraire court ne rend pas, à lui seul, l’activité admissible.

 

Documents et message à la frontière

 

L’objectif n’est pas de rebaptiser du travail en voyage d’affaires, mais de veiller à ce que l’itinéraire, les documents et l’explication correspondent à l’activité licite. Les preuves utiles peuvent comprendre une lettre de l’employeur suisse, un ordre du jour de réunion, une inscription à une conférence, des lettres d’invitation, des billets de retour, des détails d’hébergement et une déclaration claire indiquant que le voyageur ne travaillera pas au Royaume-Uni au-delà des activités de visiteur autorisées.

 

Le vocabulaire interne compte. Une lettre indiquant qu’un employé « travaillera au bureau de Londres pendant trois semaines » peut créer une difficulté à la frontière. Si la réalité est constituée de réunions, de briefings et de partage interne de connaissances, les documents doivent le dire. Si la réalité est un remplacement de poste ou une prestation de services, l’entreprise doit envisager une voie de travail britannique.

 

Voyages fréquents au Royaume-Uni depuis la Suisse

 

La route Visiteur ne doit pas être utilisée pour vivre au Royaume-Uni par des visites fréquentes ou successives, ni pour faire du Royaume-Uni la résidence principale du voyageur. Il s’agit d’une question distincte de l’interdiction de travailler.

 

Un dirigeant basé en Suisse qui assiste à des réunions trimestrielles du conseil d’administration peut présenter un risque limité ; un consultant qui passe des périodes répétées du lundi au jeudi au Royaume-Uni pendant plusieurs mois peut être plus difficile à justifier, même si chaque voyage individuel est court.

 

Il n’existe pas de nombre de jours simplement « sûr ». Les autorités britanniques examinent le schéma global, la base réelle du voyageur, l’objectif de chaque déplacement et la question de savoir si la présence au Royaume-Uni ressemble à un rôle continu.

 

Si les activités nécessitent une voie de travail britannique

 

Lorsque l’activité exercée au Royaume-Uni équivaut à du travail, la solution consiste à choisir la bonne autorisation de travail avant le voyage. Selon les faits, cela peut impliquer un visa de travailleur qualifié, une voie Global Business Mobility telle que Senior or Specialist Worker, ou une autre route de travail britannique.

 

Les routes Global Business Mobility sont destinées aux travailleurs basés hors du Royaume-Uni qui effectuent des missions temporaires au Royaume-Uni, tandis que le parrainage Skilled Worker concerne un emploi qualifié éligible auprès d’un employeur britannique agréé.

 

Pour les employeurs suisses, la décision doit être prise avant la réservation des vols. La structure contractuelle, le statut de sponsor britannique, l’entité employeuse, le rôle, la durée et le lieu d’exécution ont tous une incidence sur la route appropriée.

 

Conclusion

 

Les courts voyages d’affaires au Royaume-Uni depuis la Suisse restent possibles, mais ils doivent être définis avec soin. Les réunions, négociations, conférences, visites de sites, collectes d’informations et certaines activités internes limitées au sein d’un groupe peuvent entrer dans le cadre des règles applicables aux visiteurs.

 

La livraison opérationnelle d’un projet, la prestation de services à un client, le remplacement de rôle et le travail opérationnel répété basé au Royaume-Uni peuvent ne pas être admissibles.

 

La question pratique de conformité est simple, mais exigeante : que fera réellement le voyageur lorsqu’il sera physiquement au Royaume-Uni ? Si la réponse ressemble à du travail au Royaume-Uni, une autorisation de visiteur ou une ETA ne sera probablement pas suffisante.

 

Contactez nos avocats spécialisés en immigration en Suisse

 

Richmond Chambers Switzerland conseille les particuliers, employeurs et équipes de mobilité basés en Suisse sur les voyages d’affaires au Royaume-Uni, les exigences ETA, les activités autorisées, les documents requis et la question de savoir si une voie de travail britannique est nécessaire pour une mission, un projet ou une visite client envisagés.

 

Nous pouvons examiner les itinéraires, lettres d’employeur et structures de projet avant le voyage, et conseiller sur des alternatives plus sûres lorsque l’autorisation de visiteur n’est pas appropriée.

 

Pour organiser une réunion de première consultation, contactez Richmond Chambers Switzerland par téléphone au +41 21 588 07 70 ou remplissez notre formulaire de demande de renseignements.


Foire Aux Questions : Règles Britanniques Applicables Aux Visiteurs D’Affaires Pour Les Professionnels Suisses


Les professionnels suisses peuvent-ils se rendre au Royaume-Uni pour affaires sans visa de travail ?

Les professionnels suisses peuvent souvent effectuer de courts déplacements d’affaires au Royaume-Uni sans visa de travail, à condition que leurs activités soient autorisées par les règles applicables aux visiteurs. Les réunions, négociations, conférences, visites de site et certains échanges internes peuvent être permis, tandis qu’un travail productif ou une prestation de services au Royaume-Uni peut nécessiter une autorisation de travail.

Les citoyens suisses ont-ils besoin d’une ETA pour un voyage d’affaires au Royaume-Uni ?

Les citoyens suisses doivent généralement obtenir une autorisation électronique de voyage, ou ETA, avant de se rendre au Royaume-Uni sans visa. L’ETA permet de voyager vers le Royaume-Uni, mais elle ne garantit pas l’entrée à la frontière.

Quelles activités d’affaires sont autorisées pour les voyageurs basés en Suisse se rendant au Royaume-Uni ?

Les activités autorisées peuvent inclure la participation à des réunions, conférences, séminaires ou entretiens, la négociation ou la signature de contrats, les visites de site, la présence à des salons à des fins promotionnelles et la collecte d’informations pour un emploi exercé à l’étranger. Le voyageur ne doit pas exercer d’activités qui constituent un travail au Royaume-Uni.

Un salarié suisse peut-il télétravailler pendant un séjour au Royaume-Uni ?

Un visiteur peut effectuer certaines activités à distance liées à son emploi à l’étranger pendant son séjour au Royaume-Uni, uniquement si le télétravail n’est pas l’objectif principal du voyage. Le séjour doit rester temporaire et fondé sur un motif autorisé pour les visiteurs.

Quand un déplacement d’affaires au Royaume-Uni depuis la Suisse devient-il un travail interdit ?

Un déplacement d’affaires peut devenir un travail interdit si le voyageur effectue un travail productif, occupe un poste au Royaume-Uni, assure un remplacement temporaire, fournit des services à un client britannique ou s’intègre aux opérations d’une entreprise britannique. Le fait d’être payé en Suisse ou de rester sous contrat suisse ne rend pas automatiquement l’activité autorisée.

Les consultants ou ingénieurs suisses peuvent-ils se rendre au Royaume-Uni pour des projets clients ?

Les consultants ou ingénieurs suisses peuvent participer à des réunions, briefings ou échanges internes limités, mais l’exécution pratique d’un projet ou la prestation de services sur site pour un client peut sortir du cadre des règles applicables aux visiteurs. Les activités comme la configuration de systèmes, la résolution d’incidents opérationnels ou la livraison d’un service contractuel au Royaume-Uni doivent être examinées avant le voyage.

Quels documents un voyageur d’affaires basé en Suisse devrait-il préparer pour l’entrée au Royaume-Uni ?

Useful documents may include an employer letter, meeting agenda, conference Les documents utiles peuvent inclure une lettre de l’employeur, un ordre du jour de réunion, une inscription à une conférence, des lettres d’invitation, les détails du voyage retour et les informations d’hébergement. Ces documents doivent décrire précisément les activités d’affaires autorisées et ne pas laisser entendre que le voyageur travaillera au Royaume-Uni.

Des voyages d’affaires fréquents au Royaume-Uni depuis la Suisse peuvent-ils poser problème ?

Oui. La route des visiteurs ne doit pas être utilisée pour vivre au Royaume-Uni au moyen de visites fréquentes ou successives, ni pour y établir sa résidence principale. Les autorités britanniques peuvent examiner l’ensemble des déplacements, l’objectif de chaque séjour et la question de savoir si la présence au Royaume-Uni ressemble à un rôle professionnel continu.


Cet article résume le droit et les orientations britanniques en matière d’immigration à la date de rédaction. Les faits individuels, les preuves disponibles, le traitement administratif et la posture procédurale peuvent affecter l’issue. Il est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique.

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