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Demandes de visa UK Expansion Worker pour les résidents suisses et les entreprises établies en Suisse

  • Photo du rédacteur: Paul Richmond
    Paul Richmond
  • 25 mars
  • 16 min de lecture
Demandes de visa UK Expansion Worker pour les résidents suisses et les entreprises établies en Suisse

Le visa UK Expansion Worker, qui relève de la voie Global Business Mobility, est destiné aux entreprises étrangères, y compris les sociétés établies en Suisse, qui ne disposent pas encore d’une présence commerciale au Royaume-Uni, mais souhaitent envoyer un cadre dirigeant ou un salarié spécialisé au Royaume-Uni afin d’y établir une succursale ou une filiale. En pratique, de nombreux refus et retards ne tiennent pas à la faiblesse du modèle économique, mais à une présentation des preuves qui ne correspond pas clairement aux Immigration Rules et aux attentes du Home Office.

 

Cet article explique les exigences relatives au visa UK Expansion Worker, le fonctionnement du régime de licence de parrainage UK Expansion Worker, ainsi que les preuves professionnelles et personnelles que les sociétés suisses, les résidents suisses et les ressortissants étrangers séjournant légalement en Suisse peuvent devoir produire afin d’appuyer une demande réussie.

 

Une demande bien préparée anticipe les questions que l’agent instructeur se posera : existe-t-il une véritable entreprise étrangère, le projet d’expansion au Royaume-Uni est-il crédible, une entité britannique réelle est-elle en cours d’établissement, et le travailleur proposé est-il réellement senior et apte à mener à bien l’expansion ?

 

Cet article concerne uniquement le droit de l’immigration britannique. Richmond Chambers Switzerland conseille les clients établis en Suisse sur les questions d’immigration au Royaume-Uni, y compris les demandes de licence de parrainage UK Expansion Worker et les demandes de visa.

 

Comprendre la voie UK Expansion Worker : d’abord la licence de parrainage, ensuite le visa


Une demande UK Expansion Worker implique généralement deux procédures liées. L’entreprise étrangère, agissant par l’intermédiaire de son entité de présence initiale au Royaume-Uni, doit obtenir une licence de parrainage UK Expansion Worker. Ce n’est qu’une fois la licence accordée que l’entité britannique peut attribuer un Certificate of Sponsorship, ou CoS, au travailleur proposé, lequel dépose ensuite une demande d’autorisation d’entrée en tant que UK Expansion Worker, par exemple depuis la Suisse.

 

Il est important d’aborder ces deux étapes comme un seul récit probatoire présenté en deux temps. Au stade de la licence de parrainage, le Home Office examine l’existence et la crédibilité de l’entreprise étrangère, le caractère authentique du projet d’expansion au Royaume-Uni, ainsi que l’existence d’une entité britannique appropriée capable de satisfaire aux obligations de sponsor. Au stade du visa, le Home Office vérifie si la personne remplit les exigences relatives au poste, au salaire et à l’éligibilité, et si la demande est cohérente avec le dossier présenté lors de la demande de licence de parrainage.

 

Des descriptions incohérentes, des calendriers changeants ou des différences inexpliquées entre la demande de licence de parrainage et la demande de visa déclenchent fréquemment des préoccupations de crédibilité. Cela est particulièrement important pour les groupes établis en Suisse qui coordonnent une expansion au Royaume-Uni parallèlement à des contrats de travail suisses, des arrangements de paie suisses et des permis de séjour suisses tels que les permis L, B ou C.

 

Ce que l’entité britannique doit démontrer : activité commerciale étrangère réelle et expansion authentique au Royaume-Uni


Le Home Office s’attend à ce que la demande de licence de parrainage démontre l’existence d’une entreprise étrangère réellement opérationnelle ayant l’intention d’établir une présence commerciale au Royaume-Uni. Bien que le niveau de détail requis varie selon le secteur et la structure, les demandes solides démontrent généralement clairement trois éléments : l’entité étrangère est active et exerce une activité commerciale ; l’entité britannique est réellement liée à celle-ci et est créée aux fins de l’expansion plutôt que comme un véhicule artificiel destiné à obtenir un visa ; et il existe un plan cohérent et des ressources suffisantes pour commencer l’activité commerciale au Royaume-Uni dans un délai réaliste.

 

Aux fins de la demande de licence de parrainage UK Expansion Worker, l’entreprise étrangère doit normalement être active et exercer une activité commerciale à l’étranger, avoir normalement été active et commerciale à l’étranger pendant au moins trois ans avant la demande de licence, fournir des preuves de son activité commerciale pendant toute la période de 12 mois précédant immédiatement la demande et pendant l’ensemble de cette période de trois ans, et démontrer qu’elle a véritablement l’intention et la capacité d’établir une présence commerciale au Royaume-Uni dans les deux ans suivant l’octroi de la licence.

 

Sur le plan probatoire, le caractère « actif et commercial » est généralement mieux démontré au moyen d’extraits officiels de registre du commerce, de déclarations fiscales ou de TVA lorsque cela est pertinent dans la juridiction d’origine, de relevés bancaires professionnels montrant des revenus et dépenses commerciaux, de contrats clients et fournisseurs, de factures et reçus, de comptes audités ou de comptes de gestion, de registres de paie et de preuves de locaux opérationnels à l’étranger. Pour la demande de licence de parrainage, toutefois, Appendix A précise les preuves obligatoires relatives à l’activité commerciale étrangère, sauf exception applicable, notamment des relevés bancaires professionnels couvrant au moins les 12 mois précédents, des comptes certifiés ou rapports annuels couvrant au moins les trois années précédentes, des preuves d’immatriculation de l’entreprise, des documents constitutionnels et soit des contrats de biens ou de services, soit des preuves de publicité. Les entreprises dont l’activité est exclusivement ou principalement l’investissement, telles que les entités dont l’activité principale consiste à détenir des investissements et qui ne fournissent pas activement de biens ou de services à des clients, ne sont pas considérées comme exerçant une activité commerciale aux fins de cette voie. Pour les sociétés suisses, cela peut inclure des extraits du registre du commerce suisse, des comptes sociaux, des relevés bancaires et des contrats établissant une activité commerciale réelle. L’enjeu n’est pas le volume, mais la cohérence. Un ensemble de relevés bancaires est rarement convaincant s’il n’est pas accompagné de comptes expliquant les transactions, ou s’il ne montre que des mouvements intragroupe avec peu d’activité commerciale externe.

 

Le « lien » entre l’entité étrangère et l’entité britannique doit pouvoir être compris rapidement par un agent instructeur. Les organigrammes de groupe sont utiles, mais ils doivent correspondre aux documents sociaux formels. Si l’entité britannique est une filiale nouvellement constituée, il faut veiller à ce que l’actionnariat, les administrateurs et les personnes exerçant le contrôle correspondent aux documents sociaux suisses ou étrangers et à ce qui est indiqué dans le business plan. S’il existe des sociétés holding intermédiaires, la chaîne de propriété doit être prouvée, et non simplement affirmée.

 

Dans la voie UK Expansion Worker, l’entreprise britannique doit être liée à l’entreprise étrangère par une propriété ou un contrôle commun dans l’une des formes autorisées : en substance, il doit s’agir d’une succursale ou d’une filiale détenue à 100 %, d’une filiale détenue à 100 % par l’intermédiaire d’une société holding non commerciale admissible, ou d’une société sœur admissible ; un lien de coentreprise ne suffit pas pour cette voie.

 

S’agissant de l’« expansion authentique », le Home Office s’attend généralement à un business plan propre au marché britannique plutôt qu’à une présentation commerciale générique. L’expansion prévue au Royaume-Uni doit relever du même type d’activité que celle exercée par l’entreprise étrangère à l’étranger ; il ne peut pas s’agir d’une nouvelle activité commerciale de la société. En pratique, la crédibilité repose sur des hypothèses concrètes : clients cibles britanniques identifiés, projections de revenus réalistes, plans de recrutement, stratégie relative aux locaux et preuves de démarches préparatoires, telles que des échanges avec des conseillers professionnels au Royaume-Uni, des études de marché ou des discussions préliminaires avec des contreparties britanniques.

 

Lorsque le projet dépend d’une activité réglementée, la demande doit traiter franchement les autorisations et calendriers pertinents. Tenter d’éviter les questions réglementaires ou opérationnelles difficiles constitue une cause fréquente de retard, car l’agent instructeur les soulèvera de toute façon. Les entreprises établies en Suisse actives dans les services financiers, la santé, l’éducation, le recrutement ou la technologie doivent veiller tout particulièrement à expliquer toute démarche réglementaire britannique susceptible d’affecter le calendrier d’expansion.

 

La présence initiale au Royaume-Uni et la préparation à la licence de parrainage


Comme l’entreprise étrangère ne dispose pas encore d’une présence commerciale au Royaume-Uni, l’entité britannique est souvent nouvellement constituée et peut avoir une activité minimale. Cela est attendu. Toutefois, la demande de licence de parrainage doit tout de même démontrer qu’il existe une véritable présence britannique et que l’organisation peut respecter les obligations de conformité du sponsor dès le premier jour.

 

Les documents justificatifs de la licence de parrainage doivent comporter des preuves sous quatre rubriques : la preuve de la présence initiale au Royaume-Uni, la preuve du lien admissible avec l’entreprise étrangère, la preuve de l’activité commerciale étrangère et la preuve de l’expansion prévue au Royaume-Uni.

 

En pratique, le Home Office s’attend généralement à des preuves claires de l’immatriculation et de la structure de l’entité britannique, à une adresse britannique crédible, ainsi qu’à des précisions sur les personnes qui exerceront les rôles clés de sponsor et sur le fonctionnement des systèmes RH. La preuve d’une présence initiale au Royaume-Uni peut inclure un numéro de référence Companies House ou un certificat d’immatriculation de la succursale ou filiale britannique, ou des preuves démontrant que l’entreprise a acheté ou loué des locaux commerciaux au Royaume-Uni ou un espace de bureau dédié.

 

Une difficulté récurrente tient au fait que le travailleur d’expansion proposé est censé exercer toutes les fonctions de gestion du sponsor, mais se trouve hors du Royaume-Uni au moment de la demande de licence, par exemple en Suisse. Les sponsors doivent donc réfléchir attentivement à la personne qui exercera initialement les rôles d’Authorising Officer et de Level 1 User, ainsi qu’à la manière dont le sponsor surveillera et enregistrera la conformité du travailleur une fois celui-ci arrivé au Royaume-Uni.

 

Si l’Authorising Officer se trouve hors du Royaume-Uni parce qu’aucune personne appropriée basée au Royaume-Uni ne peut assumer ce rôle, et s’il s’agit d’un salarié senior de l’entreprise étrangère affecté au Royaume-Uni, cette personne doit également agir en qualité de Level 1 User initial. Le sponsor recevra alors une notation provisoire et une allocation initiale d’un CoS, et ce CoS devra être attribué à l’Authorising Officer afin qu’il puisse demander une autorisation d’entrée. Après l’octroi de l’autorisation à l’Authorising Officer, le sponsor devra demander le passage d’une notation provisoire à une notation A avant de sponsoriser d’autres travailleurs, puis pourra demander une augmentation de son allocation de CoS jusqu’au maximum de 10 travailleurs autorisés à tout moment dans cette voie.

 

Une autre lacune fréquente concerne l’insuffisance des preuves relatives aux locaux. Une adresse de siège social n’est pas équivalente à des locaux opérationnels. Selon le modèle économique, le Home Office peut accepter un bureau avec services ou un arrangement similaire, mais celui-ci doit être appuyé par un contrat, une explication réaliste de son utilisation et une cohérence avec les hypothèses de recrutement et d’activité du business plan. Si le plan prévoit des recrutements immédiats et des réunions avec des clients, les preuves relatives aux locaux ne doivent pas donner l’impression d’avoir été ajoutées après coup.

 

La licence de parrainage UK Expansion Worker est valable quatre ans et ne peut pas être renouvelée dans cette voie. Le Home Office s’attend à ce que l’entreprise établisse une présence commerciale complète au Royaume-Uni dans les deux ans suivant l’octroi de la licence, après quoi l’allocation de CoS dans la voie UK Expansion Worker sera réduite à zéro.

 

Le poste proposé : description du poste, seniorité et tâches d’expansion


Au stade du visa, le Home Office s’attendra à ce que le poste décrit dans le CoS soit cohérent avec l’objet de la voie : établir l’entreprise britannique. Les fonctions doivent se lire comme des tâches d’expansion plutôt que comme une simple exécution opérationnelle courante. Lorsque les descriptions de poste sont génériques, copiées de modèles RH internes ou inadéquates par rapport au stade de développement de l’entreprise, le Home Office peut se demander si le poste constitue une véritable vacance au sens des Immigration Rules.

 

Le poste doit correspondre à un code de profession SOC 2020 admissible figurant au tableau 2 ou au tableau 3 de l’Appendix Skilled Occupations, sauf si une disposition transitoire du tableau 2b s’applique, et le sponsor doit choisir le code le plus approprié pour le travail concerné.

 

Il est généralement judicieux de produire un court document justifiant le poste, reliant le titre et les fonctions au plan d’expansion : ce qui sera fait au cours des mois 1 à 3, 3 à 6 et 6 à 12, ainsi que les décisions que le travailleur sera habilité à prendre. La seniorité est souvent prouvée indirectement, par des organigrammes, des lignes hiérarchiques, des niveaux d’autorité et la rémunération historique. Si le travailleur doit ouvrir des comptes bancaires, négocier des baux, recruter du personnel et échanger avec des conseillers professionnels, la demande doit expliquer pourquoi il est la bonne personne pour le faire et comment cela s’inscrit dans la gouvernance de l’entreprise.

 

Les preuves relatives au salaire et la structure de rémunération exigent également une attention particulière. En juin 2026, un UK Expansion Worker doit être payé au moins le seuil salarial général de 52 500 £ par an et au moins 100 % du taux courant proratisé applicable au code de profession SOC 2020 concerné, le montant le plus élevé étant retenu. Seuls certains éléments de rémunération sont pris en compte, principalement le salaire brut de base garanti et certaines indemnités garanties autorisées ; les indemnités versées uniquement pour le logement ne sont prises en compte que dans la limite de 30 % du package salarial total, tandis que les bonus, heures supplémentaires, actions, avantages en nature, cotisations patronales de retraite et paiements liés aux frais d’immigration ne sont pas pris en compte dans le seuil salarial.

 

Si la personne demeure employée par l’entité étrangère, mais est sponsorisée par l’entité britannique aux fins de l’immigration, les documents contractuels et les arrangements de détachement doivent être cohérents. Pour les demandeurs établis en Suisse, cela peut nécessiter un alignement attentif entre le contrat de travail suisse, toute lettre de détachement, la description du poste britannique, les informations salariales figurant dans le CoS et les arrangements de paie. Une documentation d’emploi peu claire ou contradictoire entraîne fréquemment des demandes d’informations complémentaires.

 

Preuves relatives au demandeur : identité, historique professionnel et crédibilité


Pour le demandeur individuel, la demande de visa doit établir l’identité, l’éligibilité et le respect des exigences liées au CoS du sponsor. En pratique, les problèmes les plus fréquents ne concernent pas les passeports ou les données biométriques, mais les preuves d’emploi et les incohérences entre les formulaires, lettres et documents justificatifs.

 

Les demandeurs n’ont normalement pas besoin de fournir des preuves d’emploi à l’étranger avec la demande de visa, mais le Home Office peut les demander ; les sponsors et les demandeurs doivent donc conserver les preuves documentaires du travail du demandeur pour le groupe sponsor, ainsi que de son rôle et de sa seniorité. Cela doit être appuyé par un contrat de travail, des bulletins de salaire, des relevés bancaires montrant le paiement du salaire et une lettre de l’employeur confirmant l’intitulé du poste, les fonctions, la date de début, la rémunération et la raison de l’affectation au Royaume-Uni. Lorsque des bulletins de salaire ne sont pas utilisés dans la juridiction concernée, d’autres preuves de paie doivent être fournies avec une explication.

 

Le demandeur doit travailler actuellement pour le groupe sponsor et doit normalement avoir travaillé hors du Royaume-Uni pour ce groupe pendant une période cumulée d’au moins 12 mois dans le cadre d’une période continue de travail pour le groupe, sauf exception applicable. Le seuil actuel de haut revenu à cette fin est de 73 900 £, et les exceptions issues d’accords commerciaux concernent actuellement certains ressortissants japonais et certains ressortissants australiens ou résidents permanents australiens admissibles.

 

Les demandeurs déposant depuis la Suisse une demande d’autorisation d’entrée doivent également satisfaire à l’exigence financière en démontrant qu’ils disposent d’au moins 1 270 £ détenus pendant 28 jours consécutifs, la fin de cette période de 28 jours devant se situer dans les 31 jours précédant la date de la demande ; contrairement à de nombreuses autres voies de travail sponsorisé, un sponsor UK Expansion Worker ne peut pas certifier la maintenance financière du demandeur principal.

 

Si le demandeur est fondateur, actionnaire ou administrateur, il est particulièrement important de veiller à la cohérence du récit. La voie est destinée à un salarié affecté au Royaume-Uni, et le Home Office peut examiner si la personne est en substance indépendante ou si l’arrangement a été créé pour obtenir une autorisation d’entrée.

 

Les demandeurs doivent également prêter attention à l’image globale de crédibilité. Les agents instructeurs comparent les dates, intitulés de poste et adresses figurant dans le formulaire en ligne, le CoS, les lettres de l’employeur et les documents sociaux. De petites divergences peuvent rapidement devenir des préoccupations de crédibilité si elles suggèrent que le poste n’est pas authentique ou que la documentation a été réunie à la hâte.

 

Organiser le dossier documentaire pour UKVI


La prise de décision par UKVI est fondée sur les documents et s’effectue sous contrainte de temps. Les demandes les plus solides sont celles dans lesquelles les preuves sont sélectionnées, organisées et indexées de manière à démontrer clairement le respect de chaque exigence, avec un minimum d’inférence.

 

En règle générale, le dossier de licence de parrainage et le dossier de visa doivent chacun commencer par une lettre d’accompagnement concise qui fait correspondre les preuves aux exigences et signale tout élément potentiellement ambigu, tel qu’une restructuration récente, un changement de dénomination commerciale ou des alternatives propres à une juridiction par rapport aux documents britanniques standards. Les entreprises établies en Suisse doivent expliquer les documents sociaux, de paie ou comptables suisses qui pourraient ne pas être immédiatement familiers à un agent instructeur britannique.

 

Le reste du dossier doit être organisé en sections clairement intitulées, avec une nomenclature cohérente. Les documents doivent être lisibles, traduits si nécessaire et, lorsqu’un document est long, il peut être utile d’attirer l’attention sur les pages pertinentes. Tout document qui n’est pas en anglais ou en gallois doit être accompagné d’une traduction certifiée.

 

Il est également important de maintenir la cohérence entre la demande de licence de parrainage et la demande de visa. Si le business plan est mis à jour, les modifications doivent être maîtrisées et explicables. Si un fait essentiel change, comme les locaux britanniques ou la date de début prévue, cela doit être traité de manière transparente plutôt que laissé à l’agent instructeur le soin de le découvrir par comparaison.

 

Risques fréquents de refus UK Expansion Worker et manière de les anticiper


Les sources les plus fréquentes de retards et les motifs de refus de visa UK Expansion Worker sont prévisibles. Ils relèvent généralement de l’un des schémas suivants.

 

Premièrement, des preuves peu claires de l’activité commerciale à l’étranger. Un dossier peut montrer des documents d’immatriculation et un site internet, mais peu de preuves d’activité commerciale réelle. La solution consiste à fournir des comptes et des preuves bancaires démontrant des échanges commerciaux externes, appuyés par une brève explication du modèle économique et des sources de revenus. Pour les entreprises suisses, il est généralement utile de relier les extraits du registre du commerce suisse, les comptes, les relevés bancaires et les contrats clients dans un récit clair.

 

Deuxièmement, un projet d’expansion au Royaume-Uni insuffisamment développé. Des déclarations génériques sur l’« accès au marché britannique » suffisent rarement. Un plan crédible doit identifier ce qui sera vendu, à qui, depuis où et selon quel calendrier, et doit correspondre aux fonctions indiquées dans le CoS.

 

Troisièmement, l’incertitude concernant les locaux et les modalités opérationnelles au Royaume-Uni. Si l’entité britannique ne dispose que d’une adresse enregistrée sans plan opérationnel, l’agent instructeur peut douter du caractère authentique de l’expansion. Des preuves de contrats de bureaux avec services, d’échanges avec des conseillers et de premières démarches opérationnelles peuvent aider, mais elles doivent être cohérentes avec le stade de l’expansion.

 

Quatrièmement, les incohérences dans les preuves d’emploi du demandeur. Par exemple, des bulletins de salaire qui ne correspondent pas aux crédits bancaires, des intitulés de poste qui varient d’un document à l’autre ou une promotion soudaine et récente sans contexte peuvent tous susciter un examen approfondi. Il convient d’anticiper ces difficultés en expliquant tout changement et en veillant à ce que la lettre de l’employeur et les documents justificatifs concordent.

 

Enfin, une complexité corporate non expliquée. Les structures à plusieurs niveaux, les actionnaires nominees ou les restructurations récentes ne posent pas nécessairement problème, mais elles doivent être prouvées et expliquées. Les agents instructeurs sont attentifs aux structures qui obscurcissent le contrôle ou semblent conçues pour contourner les règles.

 

Conclusion : présenter une demande cohérente de licence de parrainage et de visa


Une demande de visa UK Expansion Worker fluide dépend de la présentation d’un récit cohérent et étayé par des preuves, à la fois dans la demande de licence de parrainage et dans la demande de visa individuelle. Le Home Office recherche une véritable entreprise étrangère, un plan crédible et financé pour établir une présence commerciale au Royaume-Uni, un sponsor britannique capable de respecter ses obligations de conformité, ainsi qu’un salarié senior dont le rôle et le parcours correspondent à la mission d’expansion.

 

Pour les ressortissants suisses, les ressortissants étrangers résidant en Suisse et les employeurs établis en Suisse, l’enjeu consiste à relier les preuves sociales et d’emploi suisses aux exigences britanniques en matière d’immigration, d’une manière claire, cohérente et complète. Dans la plupart des cas, la différence entre une décision rapide et une longue série de questions du Home Office ne tient pas au bien-fondé de fond du dossier, mais à la préparation.

 

Pour des conseils en immigration au Royaume-Uni destinés aux clients établis en Suisse, y compris les demandes de licence de parrainage UK Expansion Worker et les demandes de visa UK Expansion Worker, Richmond Chambers Switzerland peut conseiller sur les exigences du droit de l’immigration britannique et sur les preuves professionnelles et personnelles nécessaires à la demande.

 

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Pour obtenir des conseils sur les demandes de licence de parrainage UK Expansion Worker et sur la préparation des preuves professionnelles et personnelles à l’appui d’une demande de visa UK Expansion Worker, contactez Richmond Chambers Switzerland au +41 21 588 07 70 ou remplissez notre formulaire de demande de renseignements afin d’organiser un rendez-vous de première consultation.


Questions fréquentes


Qu’est-ce que le visa UK Expansion Worker ?

Le visa UK Expansion Worker fait partie de la voie Global Business Mobility et permet aux entreprises étrangères, y compris les entreprises établies en Suisse, d’envoyer un salarié senior au Royaume-Uni afin d’y établir une succursale ou une filiale. Il s’agit d’une voie de travail temporaire, qui ne mène pas à l’établissement permanent au Royaume-Uni.

Qui a besoin d’une licence de parrainage UK Expansion Worker ?

Toute entreprise étrangère souhaitant utiliser cette voie doit agir par l’intermédiaire d’une entité de présence initiale au Royaume-Uni qui détient, ou obtient, une licence de parrainage UK Expansion Worker avant qu’un Certificate of Sponsorship puisse être attribué à un travailleur.

Une entreprise établie en Suisse peut-elle déposer une demande si elle n’exerce pas encore d’activité commerciale au Royaume-Uni ?

Oui. La voie est précisément conçue pour les entreprises qui n’ont pas encore de présence commerciale active au Royaume-Uni, mais qui entendent en établir une. Si l’entreprise exerce déjà une activité commerciale au Royaume-Uni, la voie du visa de travailleur senior ou spécialisé peut être plus appropriée, sous réserve du respect des conditions applicables.

Quelles preuves sont requises pour une licence de parrainage UK Expansion Worker ?

La demande de licence de parrainage doit démontrer la présence initiale au Royaume-Uni, le lien admissible avec l’entreprise étrangère, la présence commerciale étrangère et l’expansion prévue au Royaume-Uni. Les preuves doivent montrer l’existence d’une véritable entreprise étrangère et d’un plan authentique et financé visant à établir une activité commerciale au Royaume-Uni.

Qu’est-ce qu’une entité de présence initiale au Royaume-Uni dans la voie UK Expansion Worker ?

Une entité de présence initiale au Royaume-Uni est la première présence britannique utilisée pour demander une licence de parrainage avant le début de l’activité commerciale complète. Il s’agit souvent d’une société britannique nouvellement constituée, bien que la preuve de cette présence initiale puisse également être fournie au moyen de preuves de locaux commerciaux britanniques ou d’un espace de bureau dédié, selon la structure et les éléments disponibles.

Quels sont les motifs fréquents de refus de visa UK Expansion Worker ?

Les problèmes fréquents incluent des preuves insuffisantes de l’activité commerciale à l’étranger, un plan d’expansion peu clair, une documentation incohérente, des préoccupations quant au caractère authentique du poste et le non-respect des exigences salariales, de travail à l’étranger ou financières.

Un fondateur peut-il demander un visa UK Expansion Worker ?

Dans certains cas, oui, mais le demandeur doit tout de même remplir les exigences en tant que salarié et démontrer que le poste est authentique et ne relève pas d’une activité indépendante. Cela peut nécessiter des preuves soigneusement préparées lorsque le demandeur est également actionnaire ou administrateur de l’entreprise étrangère.

Combien de temps un UK Expansion Worker peut-il rester au Royaume-Uni ?

Un UK Expansion Worker obtient normalement une autorisation pour la période la plus courte entre : un an après la date de début indiquée sur le CoS ; 14 jours après la date de fin indiquée sur le CoS ; la date à laquelle il atteint deux ans d’autorisation continue en tant que UK Expansion Worker ; ou la limite cumulative applicable de cinq ans sur une période de six ans, qui inclut le temps passé dans les voies Global Business Mobility et les anciennes voies Intra-Company.


Cet article résume le droit britannique de l’immigration et les directives du Home Office à la date de sa rédaction. Les faits propres à chaque situation, les éléments de preuve, le statut de la licence de sponsor, la structure du poste et le calendrier de la demande peuvent influer sur l’issue. Il est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un avis juridique.

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