PERMIS DE TRANSFERT INTRA-ENTREPRISE SUISSE

Autorisation de transfert intragroupe (TIC) en Suisse : conditions d’éligibilité, exigences et procédure de demande
Publié le : 2 février 2026
Le permis de transfert intragroupe (TIC) suisse est une solution pratique permettant aux entreprises internationales et aux groupes multinationaux de transférer temporairement du personnel clé en Suisse pour travailler au sein d'une entité suisse du groupe – généralement une filiale, une succursale ou une société affiliée. Il est souvent utilisé lorsque l'entité suisse a besoin d'accéder à une direction, à un encadrement ou à une expertise spécialisée déjà présents au sein du groupe.
Bien que l’expression « permis de travail suisse pour les TIC » soit couramment utilisée à des fins commerciales, le transfert s’effectue en pratique dans le cadre du système suisse d’autorisation de travail et de séjour, géré principalement au niveau cantonal (et, pour de nombreux pays tiers, avec l’approbation du gouvernement fédéral). En d’autres termes, il en résulte généralement un permis de séjour suisse (L ou B) autorisant à travailler pour l’entité suisse d’accueil pendant toute la durée de la mission.
Les demandes de transfert de fonds en TIC doivent clairement démontrer la justification commerciale du transfert, la relation d'entreprise entre l'entité expéditrice et les entités suisses, la portée et la durée de la mission en Suisse, les qualifications de la personne concernée et sa conformité aux exigences suisses en matière de salaire, de conditions de travail et (le cas échéant) de contrôle du marché du travail et de quotas.
Ce guide explique à qui s'adresse le permis suisse TIC, les principales exigences juridiques et pratiques, la procédure de demande et les principales considérations stratégiques qui peuvent avoir une incidence importante sur les délais de traitement et les taux de réussite.
Pour discuter de votre demande de permis de transfert intragroupe suisse, contactez nos avocats en immigration en Suisse au +41 21 588 07 70 ou remplissez un formulaire de demande. |
Aperçu : Principales caractéristiques du permis TIC suisse
La voie suisse des TIC est généralement attractive car elle peut offrir :
La mobilité au sein d'un groupe multinational : elle soutient la réaffectation interne des talents lorsque les opérations suisses ont besoin de continuité, de gouvernance ou de savoir-faire spécialisé provenant du groupe.
Accès facilité pour les ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE) : Il offre une voie d’obtention de permis de travail à court ou à long terme pour les ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE) sans qu’il soit nécessaire de procéder à une recherche sur le marché du travail.
Flexibilité du permis alignée sur la durée de l'affectation : Les personnes mutées à court terme se voient généralement délivrer un permis L, tandis que les personnes mutées à plus long terme peuvent se voir délivrer un permis B, sous réserve d'admissibilité et de la pratique du canton.
Planification du déménagement familial : Dans de nombreux cas, le conjoint/partenaire et les enfants à charge peuvent rejoindre la personne mutée, sous réserve des critères suisses habituels de regroupement familial et des pratiques locales.
Qu’est-ce qu’un permis TIC suisse ?
En pratique, un transfert ICT suisse consiste en une autorisation de travail et un permis de séjour délivrés pour une mission au sein d'un même groupe. Il est principalement utilisé pour les ressortissants de pays hors UE/AELE, car les ressortissants de l'UE/AELE sont généralement recrutés localement afin de bénéficier des avantages liés au travail et au séjour offerts par l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP).
Pour tous les ressortissants de pays non membres de l'UE/AELE, ou dans le cas des ressortissants de l'UE/AELE qui restent sous contrat et sur la liste de paie d'un étranger pendant la durée de la mission, l'entreprise employeuse ou la société du groupe suisse demande une autorisation de travail auprès de l'autorité cantonale compétente.
Lors de l'évaluation d'une demande de transfert de fonds au titre des TIC, les autorités examineront en particulier si le transfert s'effectue réellement au sein d'un groupe d'entreprises, s'il possède un niveau d'ancienneté ou de compétences spécialisées approprié, s'il sera employé selon les conditions standard suisses et s'il effectuera une mission à court ou à long terme, généralement limitée dans le temps.
Les demandes de permis de travail sont soumises à l'autorité cantonale compétente pour le lieu d'exercice du travail. Deux demandes présentant des faits similaires peuvent être traitées différemment selon le canton, le secteur d'activité et les justificatifs fournis.
L’admission des travailleurs non ressortissants de l’UE/AELE, ainsi que des ressortissants de l’UE/AELE détachés en Suisse et non recrutés localement, est régie par la Loi fédérale suisse sur les étrangers et l’intégration (LEEI) et ses ordonnances d’application, notamment l’Ordonnance sur l’admission, la durée du séjour et l’emploi (OADE). La procédure de transfert intragroupe décrite sur cette page illustre la manière dont ces transferts sont évalués en pratique dans le cadre juridique suisse. La Suisse n’est pas partie à la directive européenne relative aux transferts intragroupes (directive ICT) et applique ses propres règles, quotas et critères d’évaluation.
La place des ressortissants de l'UE/AELE dans le contexte des TIC
Les ressortissants de l’UE/AELE bénéficient des droits à la libre circulation s’ils sont embauchés localement par une entité suisse (dans le cadre d’un contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée).
Pour bénéficier des droits découlant du programme AFMP, les ressortissants de l'UE/AELE détachés se voient souvent proposer un contrat de travail suisse pour la durée de leur mission, cette solution étant généralement plus avantageuse et moins coûteuse en matière de paie, de fiscalité et de sécurité sociale. Les contrats de travail suisses des ressortissants de l'UE/AELE en mission dans le secteur des TIC sont reconnus par les autorités suisses, sous réserve du respect du droit du travail suisse.
Lorsqu'un ressortissant d'un État membre de l'UE/AELE demeure employé à l'étranger sous contrat de travail et affilié au système de sécurité sociale étranger, sa demande de permis de travail est régie par la Loi fédérale suisse sur les étrangers et l'intégration (LEEI), comme pour les ressortissants de pays tiers. Si les autorités examinent toujours le poste occupé, la rémunération et le respect du droit du travail suisse, les exigences relatives à l'emploi antérieur au sein d'un même groupe, à l'ancienneté et à la structure de la mission sont appliquées avec plus de souplesse. Toutefois, des quotas spécifiques de permis de travail pour les ressortissants de l'UE/AELE sont en vigueur pour les missions de plus de quatre mois, et un permis de travail ne peut être délivré que si un quota est disponible, comme pour les ressortissants de pays tiers.
De manière générale, les transferts de type TIC impliquant des ressortissants de l'UE/AELE sont principalement effectués sous forme d'embauches locales et sont donc évalués sous l'angle de la conformité à la libre circulation et des normes suisses du travail, plutôt que sous celui des critères TIC nationaux non-UE/AELE plus restrictifs.
Conditions d’éligibilité pour un permis de transfert intragroupe suisse
En règle générale, les demandes de transfert de personnel en Suisse doivent démontrer que le transfert constitue une véritable affectation intragroupe à forte valeur ajoutée, conforme à la législation suisse en matière d'emploi et d'immigration. Les éléments clés comprennent généralement :
Expérience professionnelle antérieure au sein du groupe : les mutations interentreprises (TIC) concernent généralement les employés déjà intégrés à l’organisation. En pratique, pour les ressortissants de pays hors UE/AELE, une expérience professionnelle antérieure de 12 mois au sein du groupe est requise. Ceci permet de démontrer que la personne possède une connaissance de l’entreprise et que sa mutation est justifiée par des raisons internes légitimes. Lorsque l’expérience professionnelle antérieure est plus courte, les exigences en matière de preuves peuvent augmenter ou un permis de travail peut ne pas être obtenu par la voie des TIC, selon la pratique cantonale.
Niveau de poste approprié : cadre dirigeant, responsable ou spécialiste : les autorités exigent que les ressortissants de pays hors UE/AELE transférés dans le secteur des TIC occupent des postes où l’entité suisse bénéficie d’un leadership ou d’une expertise difficilement mobilisable à court terme. Les dossiers les plus pertinents concernent généralement des cadres supérieurs dotés d’un pouvoir de décision et de responsabilités de gouvernance, des dirigeants supervisant les opérations ou les fonctions clés en Suisse, ou des spécialistes possédant des compétences techniques, opérationnelles ou réglementaires pointues, véritablement essentielles à la prestation de services en Suisse.
Un lien formel et clair entre l'entité expéditrice et les entités suisses est requis : l'entité suisse hôte doit être une véritable société du groupe. Selon les pratiques de chaque canton et la notoriété de l'entreprise auprès des autorités, une documentation plus ou moins détaillée attestant de ce lien sera exigée.
Rémunération et conditions de travail conformes aux normes suisses : La rémunération et les conditions d’emploi doivent respecter les normes locales suisses en vigueur dans la région et le secteur concernés. Il s’agit d’un élément essentiel de l’autorisation de travail en Suisse. Les employeurs doivent s’attendre à un examen approfondi du salaire brut et des indemnités, du temps de travail, des congés et des avantages sociaux, ainsi qu’à une comparaison de l’offre et des rémunérations avec les pratiques du marché suisse pour des postes similaires.
Une mission temporaire définie : un dossier TIC crédible s’articule généralement autour d’une justification claire de la mission et d’une durée pouvant aller jusqu’à 4 ou 5 ans : ce que le salarié détaché fera en Suisse, pourquoi il doit s’agir de cette personne et combien de temps la mission devrait durer.
Quotas : Tous les ressortissants étrangers, y compris les ressortissants de l’UE/AELE, qui restent sous contrat de travail étranger et sont affiliés à un système de sécurité sociale étranger pendant la durée de leur mission, devront obtenir un permis de travail contingenté si la mission dure plus de 4 mois/120 jours. Les permis de travail délivrés pour des missions d’une durée maximale de 4 mois/120 jours sont exemptés de quotas.
Qui peut prétendre à un permis TIC suisse ?
La voie d'accès au permis TIC suisse est généralement destinée aux catégories de personnel suivantes :
Cadres dirigeants et cadres supérieurs : personnes qui dirigeront ou géreront une ligne d’activité ou un département, assumeront des responsabilités de gouvernance ou mettront en œuvre la stratégie du groupe en Suisse.
Spécialistes hautement qualifiés : personnes possédant une expertise rare, exclusive ou essentielle à l’activité et directement pertinente pour l’entité suisse, notamment lorsque le transfert de connaissances, la continuité ou une livraison urgente sont requis.
Autres employés qualifiés d'un groupe multinational établi : par exemple, des diplômés internationaux d'un groupe international d'entreprises effectuant une rotation de poste en Suisse.
Pour les missions de courte durée, la procédure de préavis de 90 jours ou un permis de travail sans quota de 120 jours (4 mois) peuvent être plus appropriés. Nos avocats spécialisés en immigration suisse peuvent conseiller les employeurs sur la meilleure façon d'organiser les missions d'entreprise et sur la solution la plus adaptée à chaque déploiement prévu.
Qui ne peut pas prétendre à un permis TIC suisse ?
La voie suisse des TIC est conçue pour les transferts intragroupes. Les candidatures sont généralement jugées peu convaincantes ou inadaptées lorsque les caractéristiques essentielles d'une mission TIC sont absentes.
Individus sans profil d'affectation intragroupe crédible : cela inclut les personnes qui ne sont pas véritablement intégrées au sein du groupe.
Employés juniors, stagiaires (à l'exception des stagiaires diplômés internationaux) ou personnel non spécialisé : si le poste n'est pas véritablement de niveau supérieur ou spécialisé, les autorités suisses sont plus susceptibles de le considérer comme un poste qui devrait être pourvu sur le marché du travail local ou de l'UE/AELE.
Prestataires ou consultants externes : les transferts de technologies de l’information et de la communication (TIC) sont généralement réservés aux employés du groupe. Les consultants tiers et les prestataires indépendants ne relèvent généralement pas du cadre des TIC.
Employeurs sans présence de groupe en Suisse : en l’absence de succursale, de filiale ou d’affilié en Suisse, il n’y a pas d’élément intra-entreprise et le cas doit être structuré différemment.
Procédure de demande d'autorisation de transfert intragroupe (TIC) en Suisse
Les demandes de permis TIC suisses suivent un processus structuré, les demandes étant soumises soit par l'entité suisse hôte, soit par l'entité étrangère expéditrice :
Étape 1 : Dépôt de la demande d'autorisation de travail (étape cantonale)
L’entité suisse ou employeuse (ou son avocat en immigration) soumet la demande de permis ICT à l’autorité cantonale compétente, en joignant les justificatifs du lien intragroupe, tels que l’organigramme du groupe et les documents constitutifs (sauf si l’entreprise est bien connue des autorités et/ou si ces documents sont déjà en leur possession), une description du poste en Suisse, le CV du salarié détaché, ses qualifications et la preuve de son ancienneté ou de son statut de spécialiste, la lettre de mission (précisant le salaire, les indemnités de mission et les conditions de travail conformes aux normes suisses) et une justification claire expliquant la nécessité du détachement en Suisse. Le canton examine ensuite la demande, peut solliciter des informations complémentaires et, le cas échéant, se coordonne avec l’autorité fédérale.
Étape 2 : Phase fédérale (le cas échéant)
Pour de nombreux ressortissants de pays hors UE/AELE, le dossier est ensuite examiné au niveau fédéral, en plus du niveau cantonal. Cette étape peut s'avérer cruciale lorsque des politiques du marché du travail ou des priorités migratoires plus larges sont en jeu.
Étape 3 : Approbation de l’autorisation de travail et autorisation d’entrée (le cas échéant)
Si le bénéficiaire du transfert a besoin d’un visa d’entrée, le consulat suisse compétent délivre un visa de type D ou C (en fonction de la durée de la mission), une fois l’autorisation accordée par l’autorité cantonale de migration.
Étape 4 : Arrivée, enregistrement et délivrance du permis
Après son arrivée en Suisse, un salarié transféré qui y séjournera plus de 90 jours et qui a obtenu une autorisation de travail de plus de 120 jours (4 mois) doit s'enregistrer auprès de l'autorité communale compétente, notamment en se présentant à un rendez-vous biométrique. Suite à cette formalité, sa carte de séjour suisse lui est délivrée, attestant de son droit de séjour et de son autorisation de travail. Il peut alors commencer à travailler légalement.
Types et durée des permis de séjour pour les travailleurs du secteur des TIC
Les transferts intragroupes suisses sont généralement effectués par le biais d'un permis L ou d'un permis B, selon la durée et la nature de la cession.
Permis L (transfert de courte durée)
Généralement utilisé pour des missions de courte durée et bien définies, le permis L est délivré pour des missions d'une durée maximale de 12 mois et peut être prolongé jusqu'à 24 mois. La délivrance d'un permis L d'une durée supérieure à 4 mois (120 jours) est soumise à la disponibilité d'un quota de permis de travail, à l'inscription du salarié auprès de la commune suisse compétente de sa résidence avant sa prise de fonction en Suisse, et à la réalisation d'un relevé biométrique. Pour les missions de courte durée n'excédant pas 4 mois (120 jours) par année civile, les permis de travail sont exemptés de quota et aucune inscription auprès de la commune de résidence n'est requise.
Permis B (transfert plus long)
Délivré pour des séjours de plus d'un an, sous réserve de disponibilité. L'obtention d'une carte de séjour B nécessite un enregistrement auprès de la commune suisse compétente et un rendez-vous pour la prise de données biométriques après l'arrivée.
Les pratiques variant d'un canton à l'autre, et la stratégie de permis appropriée dépendant de facteurs tels que le rôle, la durée du transfert et la disponibilité des quotas au moment du dépôt, il est important d'aligner dès le départ la planification des permis sur le plan d'affectation.
Réunification familiale
La possibilité et les conditions du regroupement familial dépendront principalement du type de permis accordé, de la durée de la mission et des liens familiaux.
Le regroupement familial doit être planifié dès le départ. Concrètement, cela implique de s'assurer de la disponibilité d'un logement convenable en Suisse, suffisamment spacieux pour accueillir tous les membres de la famille ; de démontrer que la famille peut subvenir à ses besoins financiers, en tenant compte des salaires et du coût de la vie local ; et de confirmer si, et selon quelles modalités, le conjoint ou le partenaire enregistré pourra travailler en Suisse, car cela varie selon le type de permis, la nationalité et le canton.
Une planification proactive dans ces domaines peut rendre la mutation plus attrayante pour le bénéficiaire et réduire considérablement le risque de retards ou de complications pour les membres de sa famille qui l'accompagnent.
Principaux avantages du permis suisse TIC
Le cadre juridique suisse des transferts intragroupes offre un certain nombre d'avantages stratégiques :
Plus besoin de recherche de main-d'œuvre longue et coûteuse : l'un des principaux avantages du permis suisse TIC est qu'il ne nécessite pas de recherche de main-d'œuvre locale, évitant ainsi à l'entreprise des procédures longues et coûteuses.
Continuité opérationnelle et rapidité de déploiement : les transferts de TIC permettent de mobiliser en Suisse des responsables et des spécialistes de confiance relativement rapidement par rapport à l'embauche d'un nouvel employé localement, contribuant ainsi à maintenir la prestation de services, à assurer la gouvernance et la supervision sur le terrain et à exécuter des initiatives stratégiques urgentes.
Adéquation avec le profil de migration qualifiée de la Suisse : lorsqu’un candidat est un cadre supérieur ou hautement spécialisé, un cas dans le secteur des TIC correspond souvent bien à la préférence de la Suisse pour une migration de main-d’œuvre sélective et à forte valeur ajoutée, ce qui peut rendre la justification commerciale plus convaincante.
Sécurité commerciale grâce à une planification des missions définie : une mission TIC bien structurée réduit le risque opérationnel pour l’entité suisse en garantissant la mise en place d’un leadership et de compétences appropriés pendant toute la durée d’un projet, d’une période de transition ou d’une phase commerciale.
Stabilité familiale et maintien en poste grâce au regroupement familial : Pour les affectations de longue durée, le regroupement familial est généralement possible. La possibilité de déménager avec son conjoint/partenaire et ses enfants à charge peut être un facteur déterminant pour obtenir l’accord du salarié et favoriser son maintien en poste à long terme.
Le permis suisse en matière de TIC offre aux groupes multinationaux une voie légale simple pour déployer des talents clés en Suisse tout en maintenant le contrôle, la continuité et la prévisibilité de leurs opérations suisses.
Principaux défis du permis de transfert intragroupe suisse
Malgré ses avantages, la voie des TIC comporte également des défis qui doivent être pris en compte dès la planification initiale et dans les attentes des parties prenantes internes.
Limitation des quotas de permis de travail pour les permis d'une durée supérieure à 4 mois/120 jours : Les permis de travail et de séjour délivrés aux ressortissants de pays hors UE/AELE sont soumis à un quota. Même les permis UE/AELE sont soumis à des quotas si les personnes détachées conservent un contrat de travail étranger et restent affiliées à leur système de sécurité sociale d'origine pendant toute la durée de leur mission.
Variabilité cantonale : les exigences, les attentes en matière de preuves et les niveaux d’examen diffèrent d’un canton à l’autre ; une documentation acceptable dans un canton peut susciter des questions supplémentaires ou des conditions additionnelles dans un autre.
Limites temporaires et nécessité d'une planification à long terme : les transferts de personnel TIC étant généralement considérés comme temporaires, les employeurs doivent prévoir dès le départ ce qui se passera à la fin de la mission s'ils souhaitent conserver le collaborateur en Suisse.
Risques liés à la conformité salariale et à la documentation : un décalage avec les normes suisses en matière de salaires, d’indemnités de mission et d’emploi, généralement élevées par rapport à d’autres pays, ou une présentation peu claire du salaire de base, des indemnités et des éléments variables, est une cause fréquente de retard ou de refus, notamment dans les structures de mission complexes.
En identifiant ces difficultés au plus tôt et en structurant la mission, la documentation et les échéanciers en conséquence, les employeurs peuvent améliorer considérablement les perspectives d'un transfert de compétences TIC suisses fluide, rapide et conforme.
FAQ sur le permis TIC suisse
Le permis suisse pour les TIC est-il réservé aux ressortissants de pays hors UE/AELE ?
Non. Les ressortissants de l’UE/AELE peuvent également être mutés au sein d’un même groupe, mais ils suivent généralement un cadre de résidence et de travail différent et plus souple en signant un contrat de travail suisse avec l’entité suisse. Le terme « TIC » est le plus souvent utilisé pour les ressortissants de pays tiers nécessitant une autorisation de leur employeur.
Combien de temps puis-je rester en Suisse dans le cadre d'un transfert ICT ?
Les missions d'immersion internationale (MII) sont généralement conçues pour durer entre 4 et 5 ans. Les transferts de personnel en MII sont généralement structurés autour d'un permis L pour des missions de 12 à 24 mois ou d'un permis B pour des missions plus longues.
Un transfert de compétences en TIC permet-il d'obtenir directement un permis C suisse (établissement) ?
Oui, c'est possible. Cependant, en pratique, les transferts de personnel dans le secteur des TIC sont souvent conçus comme des missions temporaires pour une durée de séjour limitée en Suisse, ce qui ne permet pas aux personnes affectées d'accumuler un temps de résidence suffisant pour demander un permis de séjour permanent.
Puis-je changer de poste ou d'employeur pendant un transfert TIC en Suisse ?
Tout dépend du type de permis obtenu et de la nationalité du salarié. Pour les ressortissants de pays hors UE/AELE, un changement significatif de poste, de fonctions, de niveau de salaire ou d'employeur requiert généralement une nouvelle autorisation. Il convient donc d'examiner au préalable tout changement envisagé afin d'éviter toute infraction involontaire aux conditions du permis.
Pourquoi les demandes d'autorisation d'utilisation des TIC en Suisse sont-elles refusées ?
Les raisons courantes incluent des preuves insuffisantes du profil spécialisé ou managérial de l'employé ou de la nécessité d'employer la personne en Suisse, un lien intragroupe peu clair, un salaire ou des conditions inférieurs aux normes suisses, une documentation incohérente ou incomplète et des contraintes de quotas.
Dois-je démontrer qu'aucun ressortissant suisse ou ressortissant de l'UE/AELE ne peut effectuer le travail dans le cadre d'un transfert de TIC ?
En principe, non, si la demande est bien rédigée et qu'il s'agit d'un véritable cas lié aux TIC. C'est l'un des avantages les plus importants pour les ressortissants de pays tiers par rapport à une demande de permis de travail standard pour un nouvel employé local.
Quand dois-je entamer la procédure de demande de permis TIC suisse et combien de temps cela prend-il ?
Les employeurs devraient commencer à planifier plusieurs mois avant la date de début prévue de la mission, notamment pour les ressortissants de pays hors UE/AELE. Le calendrier global dépend de la charge de travail des autorités compétentes et de la complexité du dossier. Une préparation anticipée permet d'harmoniser la structure de la mission, la documentation et l'analyse comparative des salaires avant le dépôt de la demande et réduit ainsi le risque de retards évitables.
Comment Richmond Chambers Suisse peut vous aider
Chez Richmond Chambers Switzerland, nous conseillons les groupes multinationaux et les cadres supérieurs sur les transferts intragroupes en Suisse, notamment en identifiant la meilleure structure juridique et opérationnelle et en préparant les demandes conçues pour répondre aux attentes cantonales et (le cas échéant) fédérales.
Notre assistance professionnelle comprend généralement :
Évaluation de l'éligibilité et stratégie de transfert. Nous pouvons examiner votre structure d'entreprise, le profil de vos fonctions, votre plan de mission et les considérations liées à la nationalité afin de déterminer si une structure ICT est appropriée ou si une autre voie d'autorisation de travail en Suisse est plus pertinente.
Rédaction des demandes et gestion des documents. Nous pouvons préparer l'intégralité du dossier de demande de permis de travail suisse pour les TIC, y compris les justificatifs de lien avec l'entreprise, la justification de l'ancienneté et de la spécialisation, le descriptif des salaires de référence en Suisse et la mise en conformité des documents relatifs à la mission.
Liaison cantonale, fédérale et consulaire. Nous assurons la liaison avec les autorités, répondons aux demandes d'information et veillons à la cohérence et à la conformité du dossier tout au long de la procédure.
Planification du déménagement familial. Nous pouvons vous conseiller sur l'ordre des étapes du regroupement familial et sur les aspects pratiques liés aux permis de travail du conjoint et aux exigences d'enregistrement local.
Planification à long terme pour la fidélisation. Si votre entreprise envisage de conserver le collaborateur transféré au-delà de la période initiale de sa mission, nous pouvons vous conseiller sur les options légales et le calendrier approprié afin que votre entreprise puisse anticiper.
Nous vous offrons un soutien pratique et complet afin que votre transfert soit correctement structuré, dûment justifié et mené à bien, de la stratégie initiale jusqu'à l'obtention du permis et les formalités d'arrivée en Suisse.
Contactez nos avocats spécialisés en immigration en Suisse
Si vous envisagez un transfert intragroupe vers la Suisse ou la mutation d'un collaborateur clé au sein d'une entité suisse de votre groupe, nos avocats spécialisés en immigration suisse vous apporteront des conseils clairs et stratégiques sur la structure de permis et la procédure de demande les plus appropriées. Nous conseillons régulièrement des employeurs multinationaux et des cadres supérieurs sur les transferts de personnel en Suisse, notamment en matière d'éligibilité, de délais, de documentation et de spécificités cantonales.
Pour discuter d'une demande de permis de transfert intra-entreprise (ICT) suisse, veuillez contacter notre équipe d'immigration suisse au +41 21 588 07 70 ou remplissez notre formulaire de demande en ligne.
Veuillez noter : les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et reflètent le droit, la politique et les pratiques administratives suisses en matière d’immigration à la date de publication. Les exigences et les procédures peuvent évoluer, et les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle et de l’approche des autorités cantonales et fédérales compétentes. Il est toujours recommandé de consulter un avocat pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière ; n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez discuter de votre cas.
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