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Exigence financière pour le permis de séjour suisse pour retraités : quel montant est suffisant ?

  • Photo du rédacteur: Paul Richmond
    Paul Richmond
  • 8 juil.
  • 8 min de lecture
Exigence financière pour le permis de séjour suisse pour retraités : quel montant est suffisant ?


Les candidats à la retraite en Suisse demandent souvent « le chiffre suisse » : le revenu minimum, le solde bancaire ou la fortune nette qui rendrait une demande de permis de séjour de retraite suisse sûre. En pratique, les autorités suisses n’appliquent pas un prix national unique pour un permis de retraite. Elles examinent si les ressources du demandeur sont réelles, accessibles, stables et suffisantes pour la voie de séjour choisie et pour le ménage sur la durée.

 

L’exigence financière applicable à la résidence de retraite en Suisse doit être abordée comme un exercice probatoire, et non comme un calculateur de seuil. La question centrale est de savoir si le demandeur peut vivre en Suisse sans recours prévisible à l’aide sociale suisse, à l’assistance publique ou aux prestations complémentaires, selon la voie applicable, tout en satisfaisant aux autres conditions de séjour.

 

Comment les autorités suisses évaluent-elles les fonds de retraite ?


La Suisse ne dispose pas d’un « visa de retraite » autonome et universel assorti d’un seuil national de fortune. La résidence de retraite est généralement examinée soit au titre de l’ALCP / FZA pour les personnes sans activité lucrative ressortissantes de l’UE/AELE, soit au titre de l’article 28 LEI / AIG et de l’article 25 OASA / VZAE pour les retraités non UE/AELE. La voie choisie détermine le critère financier applicable, le caractère fondé sur un droit ou discrétionnaire de la position, ainsi que les preuves attendues.

 

La nationalité, la taille du ménage, le logement, l’assurance, les revenus de pension, la liquidité, l’accès aux actifs, les dettes, l’exposition au risque de change et la durabilité à long terme peuvent tous influencer l’examen. Un chiffre trouvé en ligne ne doit pas être considéré comme sûr s’il n’est pas rattaché à la bonne base légale et au budget réel du ménage du demandeur.

 

Identifier d’abord la voie applicable : UE/AELE ou non UE/AELE ?


Pour les ressortissants de l’UE/AELE, la résidence de retraite relève généralement de l’article 24 de l’annexe I de l’ALCP / FZA, mis en œuvre par les articles 16 et 17 de l’OLCP. Les ressortissants UE/AELE économiquement inactifs doivent disposer de moyens financiers suffisants ainsi que d’une assurance maladie et accidents couvrant tous les risques. Pour les ressortissants non UE/AELE, l’article 28 LEI / AIG et l’article 25 OASA / VZAE prévoient des conditions cumulatives : âge minimum de 55 ans, liens personnels particuliers avec la Suisse, moyens financiers nécessaires et absence d’activité lucrative en Suisse ou à l’étranger, sauf pour la gestion de ses propres actifs.

 

Un ressortissant soumis à l’obligation de visa peut également avoir besoin d’un visa d’entrée, mais le statut substantiel est le permis de séjour. Les membres de la famille non UE/AELE peuvent, dans certains cas, tirer un statut d’un garant UE/AELE ; le choix de la voie doit donc précéder la collecte des documents.

 

Retraités UE/AELE : moyens suffisants et assurance


Les retraités UE/AELE qui ne travaillent pas doivent démontrer qu’ils disposent de moyens suffisants pour eux-mêmes et, le cas échéant, pour les membres de leur famille, ainsi que d’une assurance couvrant les risques de maladie et d’accident. Les documents du SEM expliquent que, pour les personnes économiquement inactives de manière générale, les lignes directrices de la Conférence suisse des institutions d’action sociale servent de cadre de référence ; pour les retraités, les moyens sont généralement adéquats s’ils dépassent le niveau auquel un ressortissant suisse aurait droit à des prestations complémentaires.

 

Cela ne signifie pas que seuls les revenus de pension comptent. Les pensions, rentes, économies accessibles, portefeuilles d’investissement, ressources du conjoint ou soutien crédible d’un tiers peuvent être pertinents. La question clé est celle de la disponibilité : les fonds doivent être sous le contrôle pratique du demandeur, utilisables pour couvrir les coûts de la vie en Suisse et ne pas être compensés par des dettes non déclarées ou des restrictions.

 

Un permis B UE/AELE initial est généralement valable cinq ans, bien que les autorités puissent exiger une vérification anticipée ou, ultérieurement, refuser le renouvellement ou révoquer le permis si les ressources ou l’assurance ne sont plus suffisantes.

 

Retraités non UE/AELE : la fortune est nécessaire, mais elle ne suffit pas


Pour les ressortissants non UE/AELE, l’article 28 LEI / AIG constitue une voie d’admission discrétionnaire, et non un droit à prendre sa retraite en Suisse. Les Directives LEI du SEM indiquent que l’admission dépend des conditions cumulatives prévues par l’article 28 LEI / AIG et l’article 25 OASA / VZAE, et que l’octroi d’un permis de séjour est soumis à l’approbation préalable du SEM.

 

L’évaluation financière est prospective. Les indications du SEM précisent qu’un demandeur retraité doit disposer de moyens supérieurs au niveau des prestations complémentaires pour lui-même et, le cas échéant, pour les membres de sa famille, et qu’il doit être pratiquement certain que les ressources resteront disponibles jusqu’au décès, de sorte qu’une dépendance à l’assistance publique puisse être pratiquement exclue.

 

Une fortune nette élevée peut soutenir le dossier, mais elle ne remplace pas les autres conditions. Les demandeurs doivent également prouver une véritable retraite de la vie professionnelle active, l’absence d’activité lucrative interdite, le transfert du centre de leurs intérêts en Suisse et des liens personnels particuliers avec la Suisse. La propriété d’un bien immobilier suisse ou l’existence de liens commerciaux ne sont pas, à elles seules, décisives.

 

Ce que des preuves financières solides doivent démontrer


Les autorités s’intéressent généralement à la qualité des ressources, et pas seulement au montant affiché. Des preuves solides doivent démontrer les revenus, le capital, la liquidité, l’accessibilité, les dettes, l’exposition au risque de change, l’assurance, les coûts de logement et un budget prudent du ménage.

 

Les documents potentiellement pertinents peuvent inclure des attestations d’octroi de pension, des contrats de rente, des relevés bancaires, des relevés de courtage ou de dépôt, des déclarations fiscales, des justificatifs de revenus immobiliers, des tableaux d’endettement, des preuves ou devis d’assurance maladie, des justificatifs de coûts de logement et un budget du ménage. Il ne s’agit que d’exemples. Les exigences dépendent des faits, de la voie choisie, du canton, du calendrier et de la procédure, et les documents seuls ne garantissent pas l’approbation.

 

Le dossier doit être cohérent. Les attestations de pension, documents fiscaux, soldes bancaires et la demande de séjour doivent raconter la même histoire financière. Si les revenus sont libellés dans une devise étrangère alors que les dépenses seront en francs suisses, le risque de change doit être traité. Si les revenus d’investissement sont centraux, la volatilité et l’accès au capital doivent être expliqués.

 

Le soutien familial ou d’un tiers peut-il être pris en compte ?


Le soutien d’un tiers dépend de la voie de séjour applicable. Dans le cadre de la voie UE/AELE, les Directives OLCP du SEM renvoient à l’arrêt du Tribunal fédéral 2C_891/2022 concernant la preuve de moyens garantis par un tiers. La question pratique est de savoir si le soutien est solvable, crédible et effectivement disponible.

 

Pour les demandes fondées sur l’article 28 LEI / AIG concernant des ressortissants non UE/AELE, l’approche est plus stricte. Les indications du SEM précisent que les promesses, voire les garanties écrites de membres de la famille, ne suffisent pas toujours ; les ressources de tiers doivent offrir les mêmes garanties que les ressources propres du demandeur, une garantie bancaire étant citée comme exemple.

 

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Les avocats spécialisés en immigration suisse de Richmond Chambers Switzerland peuvent aider les retraités à identifier la voie correcte, à vérifier si les preuves financières sont susceptibles de satisfaire au critère applicable, à traiter les questions de liquidité, d’assurance, de logement, de soutien de tiers et de liens personnels, et à préparer une présentation du dossier adaptée à la voie choisie, au canton et, lorsque nécessaire, à l’approbation du SEM.

 

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Questions fréquentes : permis de séjour suisse pour retraités


Existe-t-il un seuil minimum de fortune pour un permis de séjour suisse pour retraités ?

Non. La Suisse n’applique pas un seuil national unique de revenu minimum, de solde bancaire ou de fortune nette pour la résidence de retraite. Les autorités évaluent si vos ressources sont réelles, accessibles, stables et suffisantes pour la voie de séjour correcte et les besoins du ménage.

Quelle quantité de preuves financières les retraités UE/AELE doivent-ils fournir pour résider en Suisse ?

Les retraités UE/AELE doivent généralement démontrer qu’ils disposent de moyens financiers suffisants pour eux-mêmes et les membres de leur famille concernés, ainsi que d’une assurance maladie et accidents couvrant tous les risques. Pour les retraités, le critère financier est généralement lié à la question de savoir si leurs moyens dépassent le niveau auquel un ressortissant suisse pourrait prétendre à des prestations complémentaires.

Quelles ressources financières peuvent soutenir une demande de permis de séjour suisse pour la retraite ?

Les ressources pertinentes peuvent inclure des pensions, rentes, économies accessibles, portefeuilles d’investissement, ressources du conjoint, revenus immobiliers ou soutien crédible d’un tiers, selon la voie applicable. La question clé est de savoir si l’argent est disponible, sous contrôle pratique et utilisable pour couvrir les coûts de la vie en Suisse.

Les règles du permis de séjour suisse pour retraités sont-elles différentes pour les ressortissants non UE/AELE ?

Oui. Les retraités non UE/AELE sont généralement évalués au titre de l’article 28 LEI / AIG et de l’article 25 OASA / VZAE, qui exigent des conditions cumulatives, notamment avoir au moins 55 ans, disposer de liens personnels particuliers avec la Suisse, posséder les moyens financiers nécessaires et ne pas exercer d’activité lucrative. Cette voie est discrétionnaire et nécessite normalement l’approbation préalable du SEM.

Une fortune nette élevée garantit-elle un permis de séjour suisse pour les retraités ?

Non. Une fortune nette élevée peut aider à démontrer la capacité financière, mais elle ne garantit pas l’approbation. Les demandeurs retraités doivent également satisfaire à la voie juridique correcte, aux exigences d’assurance, aux exigences relatives aux liens personnels et, pour les dossiers non UE/AELE, à la restriction concernant l’activité lucrative.

Quels documents aident à prouver des moyens financiers suffisants pour la retraite en Suisse ?

Les preuves utiles peuvent inclure des attestations d’octroi de pension, des contrats de rente, des relevés bancaires, des relevés d’investissement ou de dépôt, des déclarations fiscales, des justificatifs de revenus immobiliers, des tableaux d’endettement, des preuves d’assurance maladie, des justificatifs de coûts de logement et un budget prudent du ménage. Les documents doivent être cohérents et présenter une situation financière claire et fiable.

Le soutien familial peut-il compter dans les moyens financiers pour un permis de séjour suisse pour retraités ?

Possiblement, mais cela dépend de la voie de séjour et de la solidité du soutien. Dans les dossiers UE/AELE, le soutien de tiers peut être pertinent s’il est crédible, solvable et disponible, tandis que les dossiers non UE/AELE sont plus stricts et peuvent exiger des garanties comparables aux ressources propres du demandeur.

Pourquoi un budget du ménage est-il important pour une demande de résidence de retraite en Suisse ?

Un budget du ménage aide à démontrer que vos revenus et votre capital sont suffisants pour couvrir des coûts de vie réalistes en Suisse, y compris le logement, l’assurance et les dépenses quotidiennes. Il peut également traiter des risques tels que les revenus en devise étrangère, la volatilité des investissements, les dettes ou l’accès limité aux actifs.


Cet article résume le droit et les indications suisses en matière d’immigration à la date de rédaction. Les faits individuels, les preuves, le traitement cantonal et la position procédurale peuvent influencer l’issue. Il est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un avis juridique.

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