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Conseils sur les visas d'entrepreneur suisse et les permis de séjour pour fondateurs d'entreprise

VISA D'ENTREPRENEUR SUISSE ET PERMIS DE FONDATEUR D'ENTREPRISE

VISA D'ENTREPRENEUR SUISSE ET PERMIS DE FONDATEUR D'ENTREPRISE : CONDITIONS, ADMISSIBILITÉ ET PROCÉDURE DE DEMANDE

Publié le : 25 mai 2026

Le « visa d’entrepreneur suisse » est une expression informelle désignant une stratégie de permis de travail et de séjour en Suisse destinée aux entrepreneurs, fondateurs d’entreprise, fondateurs de start-up, professionnels indépendants et propriétaires-dirigeants actifs qui souhaitent créer, acquérir ou gérer activement une entreprise en Suisse. Cette voie est également souvent décrite comme un visa suisse de fondateur d’entreprise, un visa start-up suisse, un permis suisse de travail indépendant ou un permis de travail et de séjour pour entrepreneur et fondateur d’entreprise, puisque, à proprement parler, la Suisse ne prévoit pas de « visa d’entrepreneur suisse » unique dans sa législation.


Selon la nationalité et les circonstances du demandeur, celui-ci devra satisfaire soit aux règles de libre circulation applicables aux ressortissants UE/AELE, soit aux règles d’admission plus strictes et soumises à contingents applicables aux ressortissants non UE/AELE. Les ressortissants soumis à visa peuvent également devoir obtenir un visa national de type D une fois l’autorisation suisse de travail et de séjour approuvée.


Permis d’entrepreneur et de travail indépendant pour ressortissants UE/AELE


Les ressortissants UE/AELE peuvent s’installer en Suisse et s’enregistrer comme travailleurs indépendants sur la base de l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), à condition de démontrer que leur activité est viable, constitue une activité véritablement indépendante et ne dissimule pas une relation de travail salariée.


Les preuves peuvent inclure des contrats clients, des factures, des offres, un business plan, une inscription professionnelle ou TVA, des justificatifs du registre du commerce, une infrastructure commerciale et la preuve que l’activité a déjà commencé ou est prête à commencer. Les demandeurs doivent également démontrer qu’ils peuvent subvenir à leurs besoins et à ceux des membres de leur famille sans recourir aux prestations publiques suisses.


Visa d’entrepreneur et permis de fondateur d’entreprise pour ressortissants non UE/AELE


Les entrepreneurs non UE/AELE doivent demander un permis suisse de travail et de séjour soumis à contingents et satisfaire à des conditions d’admission plus strictes. Ils doivent également démontrer que leur entreprise sert les  intérêts de l’économie suisse, par exemple par l’innovation, l’investissement, la création d’emplois, la diversification économique ou un autre avantage économique mesurable.


Pour les contingents 2026, la Suisse a maintenu un maximum de 8 500 permis pour les travailleurs qualifiés et spécialistes ressortissants d’États tiers, répartis entre 4 500 permis B et 4 000 permis L. Les ressortissants britanniques sont soumis à un contingent distinct de 3 500 permis en 2026, réparti entre 2 100 permis B et 1 400 permis L, sauf lorsque des dispositions relatives aux droits acquis s’appliquent.


Créer une entreprise en Suisse en tant qu'étranger : cela vous donne-t-il un droit de séjour ?


Créer une entreprise en Suisse ne confère pas, en soi, le droit de vivre ou de travailler en Suisse. Les entrepreneurs étrangers doivent satisfaire aux exigences suisses en matière d’immigration indépendamment de la constitution de la société, de l’inscription commerciale, de l’enregistrement fiscal ou de l’investissement dans une entreprise suisse.


Pour les ressortissants UE/AELE, la question principale est généralement de savoir si l’activité constitue un véritable travail indépendant et si le demandeur dispose de ressources financières suffisantes. Pour les ressortissants non UE/AELE, constituer une société suisse, acquérir une entreprise ou investir du capital ne suffit pas. L’entrepreneur doit généralement obtenir un permis de travail et de séjour soumis à contingents et démontrer que l’activité proposée sert les intérêts de l’économie suisse.


Cela peut impliquer des preuves de création d’emplois, d’innovation, d’investissement, de demande sur le marché suisse, de valeur économique locale, de mandats clients, de partenariats, de transfert de technologie ou d’un autre avantage mesurable pour la Suisse. Les demandeurs non UE/AELE devraient généralement prendre conseil en matière d’immigration avant de constituer une société, d’acquérir une entreprise, de signer un bail, de transférer des capitaux substantiels ou de faire venir des membres de leur famille en Suisse.


Cadre juridique du visa d'entrepreneur suisse : article 19 de la FNIA et règles de libre circulation


Les demandes suisses de fondateurs d’entreprise et d’entrepreneurs sont examinées au regard d’une combinaison de droit fédéral des étrangers, de pratique cantonale du marché du travail et, le cas échéant, de règles de libre circulation.


Les ressortissants UE/AELE s’appuient principalement sur l’Accord sur la libre circulation des personnes. Ils doivent prouver l’existence d’une véritable activité indépendante, de ressources financières suffisantes et le respect des obligations d’enregistrement suisses.


Les entrepreneurs non UE/AELE s’appuient principalement sur l’article 19 LEI, lu conjointement avec les règles relatives aux contingents, aux qualifications, au logement et à l’intégration. Le critère central consiste à déterminer si l’activité indépendante proposée sert les intérêts de la Suisse et de l’économie suisse dans son ensemble. Les demandeurs doivent expliquer et documenter pourquoi leur admission répond à un intérêt économique général.


Les demandes sont d’abord examinées par l’autorité cantonale compétente. Lorsque le canton délivre une approbation préalable, la demande est ensuite transmise au Secrétariat d’État aux migrations (SEM) pour examen fédéral. La pratique cantonale, les priorités sectorielles et la solidité des preuves fournies peuvent toutes influencer l’issue de la demande.


Principaux avantages du permis de séjour suisse pour entrepreneurs


  • Résidence suisse par la création, l’expansion, l’acquisition d’une entreprise ou l’exercice d’une activité professionnelle indépendante.


  • Accès à l’économie suisse, stable, innovante et dotée d’un niveau de vie élevé.

    Droit de gérer activement, d’exploiter ou de fournir des services spécialisés par l’intermédiaire d’une entreprise enregistrée en Suisse.


  • Absence de seuil d’investissement minimal fixé par la loi pour la demande d’immigration, bien que l’entreprise doive être suffisamment financée et que des exigences minimales de capital social puissent s’appliquer selon la structure choisie.


  • Voie potentielle vers le permis C, soit la résidence permanente, puis éventuellement vers la nationalité suisse.


  • Droits de regroupement familial pour le conjoint et les enfants à charge.


  • Possibilité, lorsque les conditions sont remplies, de développer une présence commerciale suisse dans une place économique européenne réputée, avec accès à une main-d’œuvre qualifiée, à des institutions de recherche, à des financements, à des marchés internationaux et à des réseaux cantonaux de développement économique.


Conditions applicables aux entrepreneurs, fondateurs de start-up, propriétaires d’entreprises étrangères et professionnels indépendants


Les conditions d’obtention d’un permis de séjour suisse pour entrepreneur varient selon que le demandeur est ressortissant UE/AELE ou ressortissant non UE/AELE. Les ressortissants UE/AELE peuvent invoquer les droits de libre circulation découlant de l’ALCP, à condition de démontrer une véritable activité indépendante, des ressources financières suffisantes et le respect des obligations d’enregistrement. À l’inverse, les entrepreneurs non UE/AELE doivent obtenir un permis de travail et de séjour soumis à contingents en vertu du droit fédéral suisse des étrangers. Ces demandes sont discrétionnaires, examinées par le canton compétent et par le SEM, et doivent démontrer que l’activité proposée sert les intérêts de l’économie suisse dans son ensemble.


Permis d’entrepreneur suisse pour les ressortissants UE/AELE


Les ressortissants UE/AELE peuvent généralement obtenir un permis suisse de travail et de séjour sur la base d’une activité indépendante, à condition de :

déclarer leur arrivée en Suisse auprès de l’autorité communale ;


  • présenter à l’autorité cantonale compétente des preuves démontrant qu’ils exercent ou exerceront une activité véritablement indépendante et qu’ils peuvent subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux des membres de leur famille ;


  • s’enregistrer correctement auprès du système suisse de sécurité sociale. Les entrepreneurs individuels et les véritables professionnels indépendants peuvent demander à être reconnus comme indépendants par la caisse de compensation compétente. Les fondateurs-directeurs exerçant par l’intermédiaire d’une GmbH/Sàrl ou d’une AG/SA devront généralement s’assurer que la société respecte les obligations de sécurité sociale applicables aux employeurs ;


  • présenter un business plan viable démontrant que leur activité commerciale est économiquement durable ;


  • prouver qu’ils disposent de moyens financiers suffisants pour subvenir à leurs besoins et financer l’entreprise ;


  • prouver qu’ils disposent d’un logement approprié et d’une assurance maladie et accidents valable en Suisse ;


  • le cas échéant, respecter les exigences relatives aux autorisations professionnelles, aux agréments réglementaires, à la TVA, à la fiscalité et au registre du commerce.


Bien que le seuil probatoire soit moins élevé que pour les ressortissants non UE/AELE, les autorités examinent néanmoins chaque dossier afin de s’assurer que l’entreprise est réelle et financièrement viable.


Visa d’entrepreneur suisse pour les ressortissants non UE/AELE


Les ressortissants non UE/AELE qui souhaitent s’installer en Suisse comme entrepreneurs, fondateurs d’entreprise ou professionnels indépendants doivent généralement demander un permis suisse de travail et de séjour soumis à contingents. La question centrale est de savoir si l’activité commerciale proposée répond à l’intérêt économique général de la Suisse.


Les ressortissants non UE/AELE doivent satisfaire aux critères plus stricts suivants :


  • Critère juridique de l’article 19 LEI : l’activité indépendante proposée doit servir les intérêts de l’économie dans son ensemble, les conditions financières et opérationnelles nécessaires doivent être remplies, le demandeur doit disposer d’une source de revenus suffisante et autonome, et les autres conditions d’admission, notamment les contingents, les qualifications et le logement, doivent être satisfaites ;


  • Qualifications personnelles : démontrer, au moyen de diplômes, qualifications professionnelles, CV, références, antécédents entrepreneuriaux, expertise sectorielle, expérience de gestion, historique de financement, propriété intellectuelle, relations clients ou autres preuves, que le demandeur possède les compétences et l’expérience nécessaires pour créer, gérer et développer l’entreprise suisse proposée ;


  • Business plan : présenter un business plan complet et viable décrivant le développement de l’entreprise sur les trois à cinq prochaines années ;

    Impact économique : l’entreprise proposée doit contribuer de manière significative à l’économie suisse et cantonale, notamment par la création d’emplois pour le marché du travail suisse, y compris pour des employés locaux et des résidents établis, l’introduction d’innovations, la diversification du paysage économique régional, de nouveaux investissements ou de nouveaux mandats pour des entreprises suisses existantes. Les entreprises opérant dans des secteurs économiques prioritaires, ou les soutenant, seront examinées plus favorablement ;


  • Moyens financiers : démontrer l’accès à des ressources financières suffisantes pour constituer et capitaliser l’entreprise, en plus des fonds nécessaires à l’entretien personnel ;


  • Implication active : jouer un rôle continu et direct dans la gestion, la supervision ou l’orientation stratégique de l’entreprise. Un investissement passif seul ne suffit pas ;


  • Conformité : exploiter l’entreprise dans le plein respect des exigences juridiques suisses applicables, notamment en matière fiscale, de sécurité sociale, d’immigration, ainsi que de droit des sociétés et du travail, le cas échéant ;


  • Domicile principal en Suisse : disposer d’un logement approprié et faire de la Suisse son véritable lieu de résidence principal. En pratique, les entrepreneurs doivent s’attendre à passer la majeure partie de l’année en Suisse, sauf conseil spécifique concernant les déplacements, la gestion transfrontalière et la préservation du permis ;


  • Casier judiciaire vierge : ne pas avoir de condamnation pénale grave ;

    Intégration : démontrer une volonté, au fil du temps, de s’intégrer dans la société suisse, ce qui peut inclure l’acquisition de compétences linguistiques, la participation à la vie locale et la connaissance des coutumes et institutions suisses.


  • Conformité des activités réglementées : lorsque l’activité est réglementée, il convient d’obtenir un avis sur toute autorisation professionnelle, reconnaissance de licence, inscription ou approbation réglementaire supplémentaire requise en Suisse. Cela peut concerner les services juridiques, la pratique médicale, les services financiers, la gestion de fortune, les services fiduciaires, l’intermédiation d’assurance, le placement de personnel, l’éducation, les services de santé, les activités immobilières et certaines professions d’ingénierie ou techniques.


Pour les ressortissants non UE/AELE qui ne détiennent pas déjà un permis C suisse, ou qui ne sont pas le conjoint d’un citoyen suisse ou d’un titulaire de permis C, il n’existe généralement pas de droit légal à s’établir en Suisse comme travailleur indépendant. Les autorités examinent si l’entreprise proposée aura un effet ou une influence positive durable sur le marché du travail suisse. Cela peut être démontré par la diversification sectorielle, la création ou le maintien d’emplois locaux, un investissement substantiel et de nouvelles commandes pour l’économie suisse.


Les conditions exactes à satisfaire pour obtenir un permis suisse de travail et de séjour en tant qu’entrepreneur, fondateur de start-up, propriétaire d’entreprise étrangère ou professionnel indépendant peuvent varier selon votre projet, votre situation personnelle et la pratique cantonale. Le choix du canton peut être stratégiquement important. Les cantons diffèrent par leurs priorités économiques, leurs pôles sectoriels, leurs pratiques administratives, leur environnement linguistique, leur profil fiscal, la disponibilité d’incubateurs et leur intérêt pour certains modèles d’affaires. Le meilleur canton n’est pas toujours celui dont la fiscalité est la plus basse. Il est recommandé de consulter un avocat en immigration spécialisé en droit suisse de l’immigration pour obtenir un avis expert.


Vous envisagez un permis suisse pour entrepreneur ? Les demandes des entrepreneurs non UE/AELE étant discrétionnaires, limitées par contingents et propres à chaque canton, une stratégie précoce est essentielle. Dans le cadre d’une réunion de première consultation stratégique relative au permis d’entrepreneur suisse, nos avocats peuvent évaluer si votre entreprise proposée est susceptible de satisfaire au critère de l’intérêt économique prévu à l’article 19 LEI, identifier le canton le plus approprié pour votre demande, examiner vos preuves d’investissement et de création d’emplois, et vous conseiller sur le calendrier de constitution de la société, les engagements de bail et les demandes familiales.

Pour discuter de votre demande de résidence suisse en tant que fondateur d’entreprise ou entrepreneur, contactez nos avocats en immigration en Suisse au +41 21 588 07 70 ou remplissez un formulaire de demande de renseignements.

À qui cette voie s’adresse - et à qui elle ne s’adresse pas


Cette voie peut vous convenir si vous allez créer, acquérir ou gérer activement une entreprise suisse ; si votre entreprise répond à un besoin crédible du marché suisse ; si vous pouvez démontrer un financement, une expertise et une traction commerciale ; si votre activité peut créer des emplois, de l’innovation, de l’investissement ou de la valeur économique locale ; et si vous êtes prêt à faire de la Suisse votre véritable base.


Cette voie est peu susceptible de vous convenir si vous souhaitez uniquement réaliser un investissement passif ; si l’entreprise suisse serait une coquille vide ou un véhicule de détention d’actifs ; si votre entreprise peut être entièrement gérée depuis l’étranger sans présence suisse significative ; si vous ne disposez pas d’un business plan crédible ou de preuves de financement ; ou si vous souhaitez obtenir la résidence suisse sans vivre principalement en Suisse.


Quels types d’entreprises peuvent être admissibles au visa d’entrepreneur suisse ?


Pour être admissible à un permis de séjour suisse en tant que fondateur d’entreprise ou entrepreneur, le demandeur doit exercer une activité commerciale qui apporte un avantage économique clair et mesurable à la Suisse.


Les types d’activités commerciales pouvant être admissibles incluent :


  • Lancer une start-up suisse innovante : créer une entreprise dotée d’un fort potentiel d’innovation et d’un modèle économique évolutif dans un secteur prioritaire, tel que la technologie, les sciences de la vie, les énergies renouvelables, la fintech, l’infrastructure numérique, l’intelligence artificielle, la fabrication avancée, la medtech, la durabilité ou d’autres industries fondées sur la recherche ;


  • Développer une entreprise étrangère : établir une succursale, une filiale ou une plateforme opérationnelle suisse dans le cadre d’une stratégie d’expansion internationale. L’opération suisse doit offrir une présence locale significative, contribuer au marché intérieur et entraîner la création d’emplois, un transfert de connaissances, une nouvelle activité commerciale ou un avantage économique plus large ;


  • Acquérir ou investir dans une entreprise existante : acquérir ou réaliser un investissement substantiel dans une entreprise suisse présentant une importance économique ou innovante, en vue de jouer un rôle actif dans sa gestion ou son orientation stratégique. L’investissement ou l’acquisition doit soutenir la continuité économique et démontrer un engagement à maintenir ou augmenter les opportunités d’emploi en Suisse. Les investissements passifs ne sont pas admissibles et le demandeur doit posséder les compétences nécessaires pour être directement impliqué dans les opérations ou la gouvernance de l’entreprise ;


  • Exercer comme professionnel indépendant ou consultant : créer une pratique professionnelle individuelle dans un domaine spécialisé — par exemple le conseil informatique, le conseil juridique ou financier, l’ingénierie, le design, le conseil scientifique, l’innovation en santé, l’éducation, les médias ou les services créatifs — peut également être admissible, à condition que l’activité génère des revenus durables, soutienne le marché suisse et offre une valeur ajoutée démontrable. Les dossiers les plus solides démontreront des clients suisses existants ou potentiels, une preuve claire de demande du marché et une expertise ou des compétences professionnelles dans un secteur où le demandeur peut démontrer une valeur économique suisse significative ;


  • Établir une société d’investissement ou de holding opérationnelle : dans certains cas, les personnes fortunées peuvent créer une société d’investissement, d’acquisition ou de gestion en Suisse. Toutefois, la société doit fonctionner comme une véritable entreprise, être activement gérée depuis la Suisse et générer une valeur économique mesurable. Une structure de holding passive, un achat immobilier ou un investissement de portefeuille ne sera normalement pas admissible.


Dans tous les cas, l’entreprise doit être économiquement viable, alignée sur les priorités cantonales de développement et capable d’apporter une valeur à long terme au marché du travail et à l’économie suisses.


Activité commerciale « dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble » pour les ressortissants non UE/AELE


Les ressortissants non UE/AELE peuvent être admis en Suisse afin d’exercer une activité indépendante ou entrepreneuriale uniquement si leur entreprise est considérée comme étant « dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble ». Cette expression fixe un seuil élevé pour les demandes de permis d’entrepreneur non UE/AELE et reflète l’objectif politique central consistant à garantir que toute activité entrepreneuriale étrangère apporte un avantage démontrable et durable à l’économie suisse.


En pratique, satisfaire à cette exigence implique une évaluation multifactorielle du potentiel de l’entreprise proposée à contribuer positivement au niveau économique régional et/ou national. Les principaux facteurs examinés par les autorités cantonales et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) incluent généralement :


  • Création d’emplois : la question de savoir si l’entreprise créera de nouvelles opportunités d’emploi pour le marché du travail suisse ;


  • Diversification économique : la mesure dans laquelle l’entreprise soutient le développement d’un écosystème suisse, par exemple les sciences de la vie autour de l’EPFL/Lausanne ou de Bâle/Zurich, les activités de négoce à Genève, les entreprises financières et blockchain autour de Zurich et Zoug, ou d’autres secteurs prioritaires cantonaux. Les autorités peuvent également examiner si l’entreprise diversifie l’économie régionale ou renforce un secteur sous-représenté ou stratégique ;


  • Innovation et transfert de technologie : le potentiel de l’entreprise à introduire des produits, services ou technologies innovants présentant une évolutivité commerciale ;


  • Demande du marché et viabilité : une analyse de marché crédible démontrant une demande durable pour les produits ou services de l’entreprise en Suisse ;


  • Investissement et engagement financier : la preuve d’un capital initial suffisant et d’une structure de financement réaliste soutenant la viabilité à long terme de l’entreprise ;


  • Impact économique plus large : le potentiel de l’entreprise à générer des avantages économiques indirects, par exemple en stimulant des fournisseurs locaux, des sous-traitants, des partenariats de recherche, des collaborations commerciales ou des partenariats avec des institutions suisses ;


  • Rôle du demandeur et présence en Suisse : les autorités examineront si la présence physique du demandeur en Suisse est nécessaire et si son expertise, son rôle exécutif et ses responsabilités décisionnelles sont essentiels à l’entreprise.


Les autorités s’attendront à ce que le demandeur fournisse un business plan complet détaillant les revenus prévisionnels, le développement des effectifs, la planification financière et les résultats économiques attendus.


Comme indiqué ci-dessus, l’exigence relative aux « intérêts de l’économie dans son ensemble » requiert davantage qu’un bénéfice privé ; l’entreprise doit poursuivre un objectif économique plus large en s’alignant sur les objectifs économiques et de marché du travail à long terme de la Suisse et/ou du canton.


Investissement minimal pour le visa d’entrepreneur suisse : existe-t-il un montant fixe ?


Contrairement à certaines autres juridictions, la Suisse ne fixe pas de seuil financier légal pour les candidats entrepreneurs. Il n’existe donc aucun montant d’investissement minimal fixe ou prescrit par la loi pour obtenir un permis suisse pour entrepreneur. Les autorités examinent chaque demande sur ses propres mérites, en se concentrant sur la qualité et la valeur économique de l’entreprise proposée plutôt que sur le seul montant du capital.


Bien que le montant de CHF 100 000 soit parfois cité comme référence pour l’investissement en capital lors de la création d’une nouvelle entreprise suisse, il correspond en réalité au capital-actions minimal requis pour constituer une société anonyme suisse, appelée SA en français ou AG en allemand. Sur ces CHF 100 000, au moins CHF 50 000 doivent être libérés avant ou au moment de l’inscription. Le capital social minimal requis pour une société à responsabilité limitée suisse, appelée GmbH en allemand et Sàrl en français, est de CHF 20 000, qui doit être intégralement libéré avant l’inscription de la société.


Toutefois, aux fins de l’obtention d’un permis suisse pour entrepreneur, aucun montant d’investissement minimal fixe n’est prévu par le droit suisse de l’immigration. En pratique, le niveau d’investissement requis doit être proportionné à la nature et à l’ampleur de l’entreprise. L’entreprise doit être suffisamment financée pour fonctionner durablement, respecter ses engagements financiers et opérationnels, et générer des avantages économiques clairs et positifs. Les entreprises commerciales de plus grande envergure peuvent nécessiter un niveau de capital sensiblement plus élevé pour répondre aux attentes en matière de création d’emplois et d’impact économique, tandis qu’un cabinet de conseil ou une pratique professionnelle de petite taille, bien structuré, peut être admissible avec un investissement plus faible, à condition de démontrer un besoin économique clair, une viabilité financière et une valeur à long terme pour le marché suisse.


Un business plan complet et solidement étayé est requis. Il devrait inclure :


  • budget prévisionnel, revenus et projections financières ;


  • plans de développement des effectifs sur les trois à cinq prochaines années, y compris la création d’emplois ;


  • besoins en capital ;


  • analyse de marché et stratégie commerciale ;


  • impact économique et régional anticipé ;


  • dans le cas des sociétés, un organigramme ;


  • preuve des fonds disponibles, de leur origine et du calendrier de financement ;


  • preuve de contrats existants ou proposés, mandats, lettres d’intention, fournisseurs, partenaires commerciaux ou collaborations de recherche, lorsque disponibles ;


  • stratégie réglementaire ou d’autorisation lorsque l’activité est réglementée.


Même s’il n’existe pas de seuil d’investissement fixe, les demandeurs doivent être prêts à engager le niveau de financement nécessaire pour garantir la viabilité de l’entreprise, conformément à ses objectifs, et pour démontrer qu’ils peuvent couvrir à la fois les besoins opérationnels de l’entreprise et leurs frais de subsistance personnels en Suisse. Les demandeurs doivent garder à l’esprit que la Suisse dispose d’une économie développée et très performante, avec des coûts d’exploitation élevés et un niveau de vie élevé, ce qui nécessite généralement un capital d’investissement substantiel.


Exigence d’implication active dans l’entreprise suisse


Les demandeurs doivent jouer un rôle actif dans la gestion ou la supervision stratégique de l’entreprise. Le droit suisse de l’immigration distingue expressément les investisseurs passifs des entrepreneurs. La voie de séjour destinée aux fondateurs d’entreprise et entrepreneurs n’est pas ouverte aux personnes cherchant à obtenir un permis par une participation passive, un investissement immobilier ou des apports financiers limités sans engagement opérationnel.


L’implication active signifie que le demandeur doit démontrer :


  • Qualifications et expérience : pertinentes au regard de la nature et des exigences de l’activité commerciale ;


  • Responsabilité opérationnelle : un rôle central dans les opérations quotidiennes et les décisions stratégiques clés de l’entreprise, par exemple comme directeur général, CEO ou membre du conseil d’administration ;


  • Nécessité de la présence : que sa présence physique en Suisse est essentielle à l’entreprise et que son rôle et ses responsabilités ne peuvent pas être délégués à une autre personne ni exercés à distance depuis l’étranger.


Les conditions ci-dessus s’appliquent principalement aux ressortissants non UE/AELE, mais le rôle d’un demandeur UE/AELE doit également être, en principe, central et continu, et non simplement symbolique ou limité à une supervision périodique. Lorsque plusieurs propriétaires ou investisseurs sont impliqués, seuls ceux qui exercent des responsabilités exécutives ou managériales démontrables pourront être admissibles au titre de cette voie.


Cette exigence garantit que seuls les véritables entrepreneurs dont la présence en Suisse est essentielle au développement de l’entreprise et à sa contribution à l’économie suisse obtiennent un permis de travail et de séjour.


Les personnes fortunées peuvent-elles obtenir la résidence suisse en investissant dans une entreprise suisse ?


Contrairement aux programmes de « visa investisseur » disponibles dans certaines autres juridictions, la Suisse ne délivre pas de permis de séjour en échange d’un investissement passif seul. Le simple fait d’acquérir des actions d’une société, d’acheter un bien immobilier ou d’injecter des capitaux dans une entreprise suisse, sans implication supplémentaire, ne permet pas d’obtenir un permis de séjour en vertu du droit suisse de l’immigration.


Toutefois, les investisseurs entrepreneurs fortunés peuvent être admissibles à un permis de séjour suisse s’ils créent leur propre société d’investissement basée en Suisse et la gèrent activement comme une entreprise à part entière. Dans ce cas, la société d’investissement ne doit pas simplement détenir des actifs passifs ; elle doit être opérationnelle, gérée depuis la Suisse et générer des avantages économiques mesurables.


Des exemples peuvent inclure une plateforme d’acquisition qui achète et développe activement des entreprises suisses, une société de venture building soutenant des start-up suisses ou une société de gestion créant des emplois et des mandats commerciaux en Suisse. Plus les preuves de gestion active, de substance locale, de valeur économique et de prise de décision en Suisse sont solides, meilleures sont les perspectives d’approbation.


Les personnes fortunées qui n’ont pas l’intention de travailler ou d’exercer une activité lucrative en Suisse devraient prendre conseil afin de déterminer si la résidence par investissement en Suisse fondée sur l’imposition forfaitaire serait plus appropriée. Cette voie est distincte de la résidence entrepreneuriale et exige normalement que le demandeur n’exerce pas d’activité lucrative en Suisse.


Permis suisse de travail indépendant pour consultants et professionnels indépendants


Il est également possible, bien que souvent plus difficile, pour les professionnels indépendants et consultants d’obtenir un permis de séjour suisse.


Les demandes présentées par des professionnels indépendants, tels que des conseillers juridiques, professionnels de santé, consultants informatiques, experts financiers, ingénieurs ou créatifs, sont évaluées selon le même cadre juridique que les autres projets entrepreneuriaux. Toutefois, le seuil d’approbation est généralement plus élevé en raison d’un marché économique suisse bien desservi et de l’empreinte économique plus limitée associée aux activités individuelles de conseil ou de freelance.


Les autorités examineront attentivement si l’activité indépendante proposée :


  • offre une expertise spécialisée ou une valeur ajoutée qui n’est pas facilement disponible sur le marché du travail local ;


  • entraîne de nouveaux mandats ou partenariats au sein de l’économie suisse, ou un autre avantage économique indirect important ;


  • génère un revenu durable pour le demandeur ;


  • est véritablement indépendante plutôt qu’un emploi déguisé pour un seul client ;


  • nécessite la présence du demandeur en Suisse ;


  • respecte toute exigence d’autorisation professionnelle ou réglementaire.


Si la réussite est possible, le taux d’approbation des demandes présentées par des professionnels indépendants et consultants est inférieur à celui des entrepreneurs créant des entreprises plus importantes avec davantage de création d’emplois. Les autorités suisses sont généralement prudentes lorsqu’elles évaluent des demandes qui ne démontrent pas clairement une contribution économique ou innovante large, ou qui ne répondent pas à un poste pour lequel il existe une pénurie sérieuse sur le marché du travail suisse ou un besoin convaincant du marché suisse.


L’approbation est plus probable lorsque le demandeur offre des compétences très spécialisées ou recherchées, lorsqu’il existe une clientèle suisse existante ou potentielle claire et documentée, lorsque l’activité soutient ou s’intègre à des pôles économiques locaux, par exemple des hubs technologiques, centres financiers ou industries créatives, et lorsque le modèle économique est évolutif ou présente un potentiel de croissance vers une entreprise plus importante au fil du temps.


Pour améliorer leurs perspectives de succès, les professionnels indépendants et consultants non UE/AELE devraient prendre les mesures suivantes :


  • Présenter un business plan solide : démontrer une forte demande du marché, une autonomie financière et des avantages économiques locaux clairs ;


  • Démontrer la pertinence sectorielle : positionner l’activité dans un récit économique plus large, par exemple en contribuant à la numérisation, à la durabilité, à l’innovation financière, aux sciences de la vie, à la transformation industrielle ou au transfert de compétences ;


  • Fournir des preuves de qualifications : inclure des qualifications professionnelles, licences ou affiliations confirmant l’expertise ;


  • Mettre en place une infrastructure appropriée : établir une adresse commerciale, enregistrer l’activité et respecter les obligations fiscales et sociales suisses ;


  • Démontrer une intégration au marché suisse, si possible : fournir des lettres d’intention ou des contrats de clients ou d’entreprises suisses existants ou potentiels. Cela est utile, même si ce n’est pas toujours obligatoire ;


  • Éviter la dépendance à un seul client : lorsque cela est possible, démontrer un portefeuille diversifié de clients, mandats ou opportunités commerciales. Un modèle économique ressemblant à un emploi à temps plein pour une seule entreprise suisse peut être considéré comme un emploi déguisé et affaiblir la demande.


Dans certains cantons, l’appartenance à un incubateur reconnu ou à un pôle d’innovation peut également renforcer la crédibilité de la demande.


Les demandes de professionnels indépendants et de consultants peuvent être difficiles, en particulier lorsque l’activité présente une empreinte économique locale limitée. Nous pouvons examiner votre portefeuille de clients, votre modèle économique, vos preuves de marché et votre proposition de valeur suisse avant le dépôt de la demande.


Raisons fréquentes de refus ou de retard des demandes de permis d’entrepreneur suisse


Les demandes sont vulnérables lorsque le business plan est générique, que l’avantage économique suisse n’est pas clair, que l’investissement est insuffisant au regard de l’ampleur du projet, que le rôle du demandeur peut être exercé à distance, qu’il n’existe pas de preuve de demande du marché, que l’activité semble être un investissement passif, que l’entreprise ne dispose pas d’un plan crédible d’emploi local ou de partenariats, que la société ne possède pas de représentation résidente en Suisse, ou que l’activité est réglementée sans qu’aucune stratégie d’autorisation professionnelle n’ait été abordée.


D’autres difficultés fréquentes incluent des projections financières incohérentes, des preuves faibles de l’origine des fonds, une structure de propriété peu claire, l’absence de locaux adaptés, un raisonnement économique cantonal insuffisant, une dépendance excessive à un seul client ou l’absence d’explication convaincante quant à la nécessité de la présence personnelle du demandeur en Suisse.


Procédure de demande du visa d’entrepreneur suisse


L’obtention d’un permis suisse de travail et de séjour pour un ressortissant non UE/AELE en tant que fondateur d’entreprise, investisseur ou entrepreneur est une procédure structurée en plusieurs étapes qui exige une planification minutieuse. Chaque demande est examinée sur ses mérites propres, avec une attention particulière portée à la contribution potentielle de l’entreprise proposée à l’économie suisse.


La procédure implique les étapes suivantes :


Étape 1 : consultation initiale et évaluation stratégique


La procédure devrait commencer par une analyse de marché approfondie et une évaluation des objectifs du demandeur, de son concept d’entreprise et de sa situation personnelle. Cela inclut l’identification du canton suisse le plus approprié pour l’entreprise proposée, en fonction des forces sectorielles, des opportunités de marché et des priorités politiques cantonales.


Un conseil d’un avocat suisse spécialisé en immigration et en permis de résidence d’affaires suisse devrait confirmer l’éligibilité et définir les conditions d’une demande réussie.


Les demandeurs devraient prendre conseil avant de constituer une société, de signer un bail à long terme, d’acquérir une entreprise ou de transférer des capitaux substantiels. Dans certains cas, la constitution de la société renforcera la demande ; dans d’autres, une approche progressive peut réduire les risques et éviter des coûts inutiles avant que le canton n’ait confirmé que l’activité proposée est susceptible de satisfaire aux critères d’immigration.


Étape 2 : élaboration du business plan


Un business plan ou plan d’investissement rédigé de manière professionnelle constitue un élément essentiel de toute demande de visa suisse d’entrepreneur indépendant. Le plan doit démontrer clairement la viabilité économique du projet et décrire sa contribution anticipée au marché du travail suisse et à l’économie régionale. Les éléments clés incluent généralement :


  • résumé exécutif et modèle économique ;


  • analyse de marché et positionnement concurrentiel ;


  • structure organisationnelle et stratégie opérationnelle ;


  • prévisions financières et besoins en capital ;


  • projections de création d’emplois et d’impact économique sur les trois à cinq prochaines années ;


  • composante d’innovation ou de technologie, le cas échéant ;


  • preuve des fonds d’investissement, de leur origine et du calendrier de financement ;


  • stratégie d’entrée sur le marché suisse ;


  • stratégie réglementaire et d’autorisation, le cas échéant ;


  • explication de la nécessité de la présence physique du demandeur en Suisse.


Pour les start-up, l’accent sera mis sur le degré d’innovation, l’évolutivité et la commercialisation de la recherche ou de la propriété intellectuelle.


Étape 3 : constitution de la société ou acquisition d’entreprise


Sauf en cas de demande comme consultant indépendant, les demandeurs devraient créer une entité juridique suisse, généralement une société à responsabilité limitée, appelée GmbH en allemand et Sàrl en français, ou une société anonyme, appelée AG en allemand et SA en français, ou acquérir formellement une société suisse existante. Cela inclut :


  • l’inscription au registre du commerce suisse ;


  • la nomination des administrateurs et le respect des exigences de gouvernance d’entreprise ;


  • la sécurisation de locaux professionnels ;


  • le respect des obligations cantonales d’enregistrement commercial et fiscal ;


  • la garantie que la société respecte les exigences de représentation résidente en Suisse.


Une GmbH/Sàrl ou une AG/SA doit être représentée par au moins une personne résidant en Suisse et titulaire d’une autorisation de séjour et de travail valable. Les fondateurs non résidents peuvent donc devoir nommer un directeur, gérant ou signataire autorisé résidant en Suisse à titre intérimaire avant que leur propre permis de travail et de séjour ne soit accordé.


La constitution de la société ou l’acquisition de l’entreprise et la sécurisation de locaux professionnels devraient idéalement être achevées avant le dépôt de la demande de permis de séjour, lorsque cela soutient la stratégie globale. Les demandeurs doivent toutefois garder à l’esprit que la création de l’entreprise seule ne garantit pas l’approbation du permis.


Étape 4 : dépôt auprès de l’autorité cantonale compétente


La demande complète, comprenant le business plan, les documents financiers, les informations relatives à l’enregistrement de la société, une lettre d’accompagnement détaillée et le formulaire de demande, est déposée auprès de l’autorité cantonale économique, du marché du travail et/ou de la migration compétente, selon la pratique du canton où l’entreprise est ou sera située. Les autorités cantonales jouent un rôle central dans l’évaluation de la valeur économique locale de l’entreprise et dans la délivrance de l’approbation préalable initiale.


Les autorités examineront :


  • la durabilité et la crédibilité de l’entreprise ;


  • le plan financier ;


  • le profil de l’entrepreneur ;


  • le nombre et la qualité des emplois à créer ;


  • les avantages économiques régionaux et sectoriels plus larges ;


  • la nécessité et les avantages de l’arrivée du nouvel entrepreneur ou de l’entreprise pour le développement économique local ;


  • les qualifications du demandeur, ses perspectives d’intégration et la nécessité de sa présence en Suisse ;


  • la question de savoir si l’activité relève d’un entrepreneuriat actif plutôt que d’un investissement passif.


Étape 5 : examen et approbation fédérale


Une fois la demande approuvée au niveau cantonal, elle est transmise au Secrétariat d’État aux migrations (SEM) pour examen et approbation fédérale. Le SEM évalue si l’entreprise est conforme aux intérêts économiques nationaux et si le demandeur et l’entreprise satisfont aux exigences plus larges des règles suisses d’immigration.


Étape 6 : délivrance d’un visa d’entrée suisse


Lorsque le demandeur est soumis à visa, il devra généralement obtenir un visa national de type D après l’approbation de l’autorisation de travail et de séjour, et avant de se rendre en Suisse pour y résider et y travailler. Un ressortissant non UE/AELE qui détient déjà un permis de séjour dans un État UE/AELE n’est pas, pour cette seule raison, autorisé à travailler en Suisse et peut toujours devoir obtenir une autorisation suisse.


Étape 7 : permis de travail et de séjour


En cas d’approbation, le demandeur reçoit soit un permis L, soit un permis B de travail et de séjour, initialement valable six mois ou un an en règle générale. Le permis est renouvelable annuellement ou tous les deux ans, à condition que l’entreprise continue de respecter les objectifs annoncés et reste conforme au droit suisse.

À chaque renouvellement du permis, les autorités vérifieront si l’entreprise a atteint les résultats économiques indiqués dans le business plan.


Type, durée et renouvellement du permis de séjour suisse pour entrepreneur


  • Ressortissants UE/AELE : les entrepreneurs et professionnels indépendants qui s’installent sur la base des règles de libre circulation de l’ALCP reçoivent généralement un permis B de séjour, habituellement valable cinq ans, s’ils peuvent démontrer une véritable activité indépendante, des ressources financières suffisantes, un logement approprié et une assurance maladie et accidents. Dans certains cas, un permis L peut être délivré à la place, notamment si l’activité est initialement de courte durée ou si les justificatifs sont plus limités. Les permis B UE/AELE délivrés pour une véritable activité indépendante comportent une large mobilité géographique et professionnelle.


  • Ressortissants non UE/AELE : les demandeurs retenus au titre de la voie entrepreneuriale ou indépendante reçoivent généralement un permis L ou B de travail et de séjour soumis à contingents, le plus souvent valable un an et renouvelable si toutes les conditions juridiques et économiques continuent d’être remplies. Un permis B est limité à un an et peut normalement être renouvelé sauf motifs contraires, tandis qu’un permis L est valable pour un séjour pouvant aller jusqu’à un an et peut exceptionnellement être prolongé pour une durée maximale supplémentaire de douze mois.


Pour les ressortissants UE/AELE comme non UE/AELE, les permis de séjour peuvent conduire à un permis C, ou résidence permanente, après cinq ou dix ans selon la nationalité, l’historique de résidence, l’intégration et les règles légales ou conventionnelles applicables.


Membres de famille accompagnants


  • Ressortissants UE/AELE : en vertu de l’Accord sur la libre circulation des personnes, les entrepreneurs et travailleurs indépendants UE/AELE peuvent être accompagnés de leur conjoint ou partenaire enregistré, ainsi que de leurs enfants et petits-enfants de moins de 21 ans ou à charge, et de leurs parents et grands-parents à charge, sous réserve des conditions applicables. Les travailleurs indépendants UE/AELE doivent disposer d’un logement approprié et des moyens financiers nécessaires pour subvenir aux besoins des membres de leur famille. Les membres de famille admissibles reçoivent généralement un droit de séjour dérivé lié au droit de séjour du demandeur principal.


  • Ressortissants non UE/AELE : les entrepreneurs peuvent généralement demander le regroupement familial pour leur conjoint ou partenaire enregistré et leurs enfants non mariés de moins de 18 ans. Le regroupement familial est soumis à des conditions comprenant notamment un mariage ou partenariat reconnu, un logement approprié, des ressources financières suffisantes et l’absence de dépendance à l’aide sociale. Les conjoints peuvent également devoir démontrer des compétences linguistiques ou l’inscription à un cours de langue, selon les circonstances.


Les membres de famille reçoivent généralement des permis correspondant à celui du demandeur principal. À l’exception des parents ou grands-parents, les membres de famille admis au titre du regroupement familial disposent généralement du droit de travailler en Suisse. Toutefois, les membres de famille de titulaires de permis L doivent d’abord demander une autorisation de travail auprès de l’autorité cantonale compétente.


Pour des informations détaillées sur les demandes suisses de regroupement familial, consultez nos pages consacrées au regroupement familial suisse.


Foire aux questions (FAQ)


Existe-t-il un visa suisse pour entrepreneurs ?

La Suisse ne dispose pas d'une voie d'immigration unique et formelle appelée « visa d'entrepreneur suisse ». Cette expression est couramment employée pour désigner les demandes de permis de travail et de séjour des entrepreneurs, des créateurs d'entreprise, des professionnels indépendants et des dirigeants-propriétaires actifs. Les ressortissants de l'UE/AELE bénéficient généralement de la libre circulation. Les ressortissants de pays tiers doivent solliciter un permis de séjour sous forme de quota et satisfaire au critère d'intérêt économique prévu à l'article 19 de la loi fédérale sur l'immigration et la naturalisation (FIAN).

Qui peut prétendre à un permis de séjour pour fondateur d'entreprise en Suisse ?

Ressortissants de l'UE/AELE : Grâce à la libre circulation, les ressortissants de l'UE/AELE peuvent s'installer plus facilement en Suisse pour exercer une activité indépendante ou créer une entreprise. Ils doivent néanmoins prouver que leur activité est réelle et économiquement viable, et qu'ils disposent de ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Toutefois, les exigences en matière de preuves sont moins élevées que pour les ressortissants de pays tiers.


Ressortissants non-UE/AELE : les demandeurs doivent solliciter un permis de travail et de séjour sous forme de quotas et satisfaire à des seuils plus élevés, démontrant que leur activité commerciale est dans l’intérêt de l’économie suisse par le biais de l’innovation, de l’investissement, de la création d’emplois, de la diversification économique ou d’autres avantages mesurables.

Un ressortissant d'un pays hors UE peut-il créer une entreprise en Suisse et obtenir un permis de séjour ?

Potentiellement, oui, mais la création ou le rachat d'une entreprise suisse par un ressortissant hors UE/AELE ne confère pas automatiquement le droit à la résidence suisse. Le demandeur doit démontrer que l'activité envisagée a un impact positif et durable sur le marché du travail ou l'économie suisse, que l'entreprise est correctement financée et viable, et que ses qualifications et son rôle justifient son admission.

Les ressortissants britanniques peuvent-ils emprunter la voie UE/AELE ?

En règle générale, non. Depuis le 1er janvier 2021, l'Accord sur la libre circulation des personnes ne s'applique plus au Royaume-Uni pour les nouveaux demandeurs, sauf en cas de droits acquis protégés. Les ressortissants britanniques sont généralement traités séparément des ressortissants de l'UE/AELE et sont soumis à des quotas spécifiques pour l'admission fondée sur l'emploi.

Puis-je emmener ma famille avec moi en Suisse ?

Oui. Les ressortissants de l'UE/AELE bénéficient de droits étendus en matière de regroupement familial, permettant à leur conjoint ou partenaire enregistré, leurs enfants et petits-enfants de moins de 21 ans ou à charge, ainsi que leurs parents et grands-parents à charge, de les rejoindre, sous réserve des conditions applicables. Les ressortissants de pays tiers peuvent également parrainer leur conjoint ou partenaire enregistré et leurs enfants célibataires de moins de 18 ans, sous réserve de conditions telles que le logement, les ressources financières et, dans certains cas, des exigences linguistiques.

Mon conjoint peut-il travailler en Suisse si j'obtiens un permis d'entrepreneur ?

Dans de nombreux cas, oui. Les membres de la famille admis dans le cadre du regroupement familial ont généralement le droit de travailler en Suisse, même si les membres de la famille des titulaires d'un permis L peuvent avoir besoin d'une autorisation de travail cantonale préalable. Il convient de vérifier ce point dans le cadre de la stratégie de demande de regroupement familial.

Dois-je parler une langue suisse ?

En règle générale, aucun certificat de langue suisse n'est exigé de l'entrepreneur principal lors de la demande initiale de permis de travail. Toutefois, les compétences linguistiques, l'adaptabilité et les perspectives d'intégration peuvent être prises en compte dans l'évaluation globale, notamment pour les demandeurs non ressortissants de l'UE/AELE. Les exigences linguistiques sont également plus importantes pour le regroupement familial, la prolongation de permis, l'obtention d'un permis C et la naturalisation. Les critères d'intégration suisses comprennent le respect de la sécurité et de l'ordre publics, le respect des valeurs constitutionnelles, les compétences linguistiques et la participation à la vie professionnelle ou scolaire.

De combien d'argent ai-je besoin à investir ?

Il n'existe pas de montant minimal d'investissement fixé par la loi pour l'obtention du permis d'entrepreneur suisse. Le montant requis dépend de la nature et de l'envergure de votre activité. Pour les ressortissants de pays hors UE/AELE, le critère essentiel est de savoir si l'entreprise dispose de fonds suffisants pour assurer sa pérennité et apporter une contribution tangible à l'économie suisse, notamment par la création d'emplois, l'innovation, l'investissement ou le développement régional.


Les exigences en matière de capital social régies par le droit des sociétés sont distinctes. Une GmbH/Sàrl requiert un capital social minimum de 20 000 CHF entièrement libéré. Une AG/SA requiert un capital social minimum de 100 000 CHF, dont au moins 50 000 CHF libérés lors de la constitution.

Combien d'emplois mon entreprise suisse doit-elle créer ?

Il n'existe pas de quota légal d'emplois à créer systématiquement. Cependant, la création ou le maintien d'emplois est un facteur important, notamment pour les demandes d'autorisation hors UE/AELE. Une grande entreprise commerciale devra généralement présenter un plan d'emploi plus conséquent, tandis qu'un cabinet de conseil spécialisé de plus petite taille devra peut-être démontrer sa valeur ajoutée par une expertise pointue, des mandats suisses, l'innovation, des partenariats ou la satisfaction d'un besoin du marché.

Dois-je constituer une société suisse avant de déposer ma demande ?

Pas toujours. Dans certains cas, la création d'une société avant le dépôt de la demande de titre de séjour peut renforcer la preuve de l'engagement et de la disponibilité de l'entrepreneur. Dans d'autres cas, il peut être préférable de solliciter d'abord des conseils stratégiques, notamment lorsque le modèle économique est incertain, que le demandeur n'est pas ressortissant de l'UE/AELE ou que la société a besoin d'une représentation par un résident suisse avant l'approbation du permis de séjour du fondateur.

Dois-je vivre en Suisse à temps plein ?

Vous devez établir votre résidence principale en Suisse, rester inscrit auprès de l'autorité communale et maintenir une adresse convenable pendant toute la durée de validité de votre permis. En pratique, les entrepreneurs doivent prévoir de passer la majeure partie de l'année en Suisse. Des absences prolongées, la gestion à distance depuis l'étranger ou le maintien d'un principal centre d'activité ailleurs peuvent compromettre le renouvellement de votre permis ou votre projet d'installation à long terme.

Quels types d'entreprises sont éligibles au visa de fondateur d'entreprise suisse hors UE/AELE ?

Les activités éligibles comprennent la création d'une start-up suisse, l'acquisition ou le développement d'une entreprise, l'investissement dans une entreprise suisse avec participation active, ou l'exercice d'une profession libérale (consultant, ingénieur, conseiller ou spécialiste, par exemple). L'exigence principale est l'existence d'un besoin économique en Suisse et la création de valeur économique pour l'entreprise, notamment par la création d'emplois, l'innovation, l'investissement, le développement sectoriel ou des retombées économiques plus larges.

Puis-je obtenir la résidence suisse en achetant une entreprise ?

C’est possible, mais l’acquisition d’une entreprise suisse ne suffit pas en soi. Elle doit favoriser la continuité ou la croissance économique, le demandeur doit jouer un rôle actif dans la gestion ou l’orientation stratégique, et l’entreprise doit apporter une réelle valeur ajoutée économique à la Suisse. Les autorités examineront si l’acquisition préserve ou crée des emplois, soutient l’investissement, apporte de nouvelles compétences ou contribue aux priorités économiques du canton concerné.

Puis-je obtenir la résidence suisse en investissant dans une entreprise suisse ?

L'investissement passif – tel que l'achat d'actions, de biens immobiliers ou l'apport de capitaux sans participation active – ne donne pas droit à la résidence suisse. Toutefois, il est possible d'obtenir un permis de travail et de séjour pour entrepreneur en créant et en gérant activement une société d'investissement basée en Suisse. Cette société doit fonctionner comme une véritable entreprise commerciale, avec une stratégie d'investissement claire. Elle doit générer de la valeur économique, notamment par la création d'emplois, l'innovation, le développement commercial actif ou la contribution au développement régional, et être gérée efficacement depuis la Suisse. Les autorités suisses évalueront si votre implication est entrepreneuriale et opérationnelle. Les investisseurs passifs ne sont pas éligibles. En revanche, les candidats qui démontrent un contrôle stratégique et une participation active aux opérations de la société d'investissement peuvent l'être.

Puis-je postuler si je suis travailleur indépendant ou consultant ?

C’est possible. Les professionnels indépendants peuvent être éligibles s’ils démontrent l’existence d’un besoin économique manifeste pour leurs services sur le marché suisse et leur capacité à générer des revenus durables et des retombées économiques positives pour la Suisse. L’octroi de cette autorisation est discrétionnaire et soumis à l’évaluation cantonale. Les dossiers les plus solides comprennent généralement la preuve d’une expertise pointue, la demande de la clientèle suisse, un portefeuille de clients diversifié, des prévisions financières crédibles et une explication claire justifiant la présence du demandeur en Suisse.

Puis-je gérer mon entreprise suisse à distance depuis un autre pays ?

Le permis d'entrepreneur suisse est destiné aux demandeurs dont la présence en Suisse est requise. Si l'activité peut être entièrement gérée depuis l'étranger, les autorités peuvent s'interroger sur la justification d'un permis de travail et de séjour suisse. Si de nombreux entrepreneurs sont amenés à effectuer des déplacements internationaux, la Suisse doit néanmoins demeurer leur principal établissement et le centre de gestion de leur activité en Suisse.

Que se passe-t-il si mon entreprise fait faillite ?

Si votre entreprise cesse son activité ou ne parvient pas à atteindre ses objectifs économiques déclarés, votre permis de séjour professionnel pourrait ne pas être renouvelé. Les ressortissants de l'UE/AELE peuvent rester en Suisse s'ils peuvent justifier d'un autre motif de résidence, tel qu'un emploi salarié, une activité indépendante ou des ressources financières suffisantes. Les ressortissants de pays tiers peuvent être tenus de quitter la Suisse dans le délai imparti par les autorités, sauf s'ils remplissent les conditions requises par une autre voie. Il est donc essentiel de respecter la réglementation et d'assurer la viabilité de votre entreprise. Nous conseillons à tous nos clients d'intégrer un plan de continuité d'activité à leur modèle économique.

Puis-je changer de canton ou changer d'activité commerciale ?

Toute modification substantielle du canton, de l'activité commerciale, du rôle, de la structure de l'entreprise ou du statut d'emploi doit être vérifiée auprès des autorités compétentes avant sa mise en œuvre. Les autorisations pour les ressortissants de pays hors UE/AELE peuvent être accordées sur la base d'un plan d'affaires, d'un canton, d'un rôle ou d'une activité spécifiques, et une modification importante peut nécessiter une autorisation supplémentaire. Les ressortissants de l'UE/AELE bénéficient généralement d'une plus grande mobilité, mais doivent continuer à satisfaire aux conditions de leur titre de séjour.

Combien de temps dure la procédure de demande de visa d'entrepreneur suisse ?

Le délai varie en fonction de la charge de travail des autorités, du canton, de la complexité du dossier et des exigences liées à la constitution en société, à l'approbation réglementaire ou à des justificatifs supplémentaires. De l'élaboration du plan d'affaires à la délivrance du permis, la plupart des demandes hors UE/AELE prennent entre trois et six mois. Des retards peuvent survenir si des documents complémentaires, une évaluation économique cantonale, un examen par le SEM ou l'avis d'un expert sont nécessaires.

Quand puis-je faire une demande de permis C ou de citoyenneté suisse ?

Vous pouvez prétendre à un permis C après cinq ou dix ans de résidence en Suisse, selon votre nationalité, votre historique de résidence, votre intégration et le cadre juridique ou conventionnel applicable. De nombreux demandeurs y sont éligibles après dix ans, tandis que certains ressortissants peuvent l'être après cinq ans, sous réserve de l'évaluation de l'autorité compétente et du respect des conditions d'intégration.


L’obtention de la nationalité suisse par voie ordinaire requiert généralement dix ans de résidence légale, un permis C et le respect des obligations d’intégration et de résidence fédérales, cantonales et communales. Le temps passé en Suisse avec un permis B ou C est pris en compte pour la naturalisation ordinaire, contrairement au temps passé avec un permis L.


Comment Richmond Chambers Suisse peut vous aider


Obtenir un permis suisse de travail et de séjour en tant que fondateur d’entreprise, entrepreneur ou professionnel indépendant exige davantage qu’une bonne idée commerciale : cela nécessite une planification détaillée, une connaissance réglementaire et une exécution stratégique.


Chez Richmond Chambers Switzerland, nous proposons un accompagnement juridique et migratoire complet, adapté aux entrepreneurs et investisseurs à chaque étape de la procédure :


  • Consultation stratégique relative au permis d’entrepreneur suisse : nous évaluerons votre nationalité, votre modèle économique, votre budget d’investissement, le canton envisagé, votre proposition de valeur suisse, vos besoins familiaux et vos objectifs d’établissement à long terme avant que vous ne vous engagiez dans une constitution de société, une acquisition, des locaux ou un transfert de capitaux.


  • Évaluation de l’éligibilité et conseil stratégique : nous commencerons par une analyse approfondie de votre profil, de vos objectifs commerciaux et de la nature de votre entreprise proposée afin de déterminer la structure et la stratégie les plus appropriées.


  • Choix du canton et positionnement économique : nous pouvons vous aider à identifier le canton le mieux aligné sur votre secteur, votre activité, vos besoins linguistiques, vos priorités commerciales et vos objectifs de résidence à long terme.


  • Élaboration du business plan : notre équipe travaillera étroitement avec vous afin d’élaborer un business plan ou plan d’investissement solide et convaincant, aligné sur les priorités cantonales de développement économique et les exigences suisses en matière d’immigration.


  • Constitution de société et structuration d’entreprise : nous pouvons vous assister dans la création d’une entité juridique suisse appropriée, généralement une GmbH/Sàrl ou une AG/SA, en veillant au respect des obligations relatives au registre du commerce, à l’enregistrement fiscal, à la représentation résidente en Suisse et à la gouvernance.


  • Examen des preuves et audit des risques de la demande : nous pouvons examiner vos preuves financières, votre portefeuille de clients, vos qualifications, vos documents sociaux, la description de votre rôle, votre plan de création d’emplois et vos preuves d’impact économique afin d’identifier les faiblesses avant le dépôt de la demande.


  • Gestion de la demande de permis de séjour : de la préparation de votre demande de séjour aux échanges avec les autorités cantonales et le Secrétariat d’État aux migrations, nous gérerons l’ensemble du processus de dépôt avec précision et efficacité.


  • Planification des demandes familiales : lorsque votre conjoint, partenaire enregistré ou vos enfants vous accompagnent, nous pouvons vous conseiller sur les preuves de regroupement familial, le calendrier, les exigences linguistiques, le logement, les droits au travail et la validité des permis.


  • Accompagnement post-approbation et renouvellement : notre accompagnement ne s’arrête pas à l’approbation. Nous pouvons continuer à vous conseiller sur les questions de conformité, les renouvellements de permis, l’éligibilité au permis C, la planification de la naturalisation, les changements de canton, les changements d’activité commerciale et la planification de l’établissement à long terme en Suisse.


Que vous développiez une entreprise étrangère, lanciez une start-up, acquériez une société suisse ou proposiez des services professionnels en tant que spécialiste indépendant, notre équipe pluridisciplinaire peut veiller à ce que votre parcours entrepreneurial en Suisse soit juridiquement solide, commercialement viable et stratégiquement positionné pour réussir.


Vous ne savez pas si votre entreprise est suffisamment solide pour obtenir une approbation suisse ? Envoyez-nous un bref résumé de votre activité, de votre nationalité, du canton envisagé, de votre budget d’investissement et du rôle que vous comptez exercer en Suisse. Nous pouvons vous conseiller sur l’éligibilité, les preuves, les risques probables et les voies alternatives.


Vous envisagez un visa d’entrepreneur suisse ou un permis de séjour pour fondateur d’entreprise ?


Pour discuter de votre demande de permis suisse de travail et de séjour pour entrepreneur avec l’un de nos avocats suisses en immigration d’affaires, appelez le +41 21 588 07 70, écrivez à info@richmondchambers.ch ou soumettez un formulaire de demande de renseignements en ligne.


Nous recommandons de prendre conseil avant de constituer une société suisse, de signer un bail, d’acquérir une entreprise, de transférer des fonds d’investissement ou de faire venir des membres de votre famille en Suisse.

Veuillez noter : les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et reflètent le droit, la politique et les pratiques administratives suisses en matière d’immigration à la date de publication. Les exigences et les procédures peuvent évoluer, et les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle et de l’approche des autorités cantonales et fédérales compétentes. Il est toujours recommandé de consulter un avocat pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière ; n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez discuter de votre cas.

NOUS POUVONS ÉGALEMENT VOUS AIDER À


Création et structuration d'entreprises en Suisse

Mettez en place la structure juridique suisse appropriée (GmbH/Sàrl ou AG/SA), la gouvernance, le capital social, les administrateurs et les inscriptions au registre du commerce, en accord avec votre stratégie d'autorisation.

Soumissions de plans d'affaires et d'études d'impact économique

Élaborer ou peaufiner un plan d'affaires prêt à obtenir les permis, comprenant une analyse de marché, le financement, la création d'emplois et l'alignement cantonal - structuré pour l'examen de l'autorité cantonale du travail et du SEM.

Stratégie de Canton et évaluation préalable à la demande

Identifiez le canton le plus adapté à votre secteur et à votre profil, anticipez les exigences en matière de preuves et positionnez votre demande en fonction des priorités économiques locales.

Permis de travail et de séjour contingentés hors UE/AELE

Gérer l'intégralité du processus de quotas pour les fondateurs et les propriétaires, y compris les pièces justificatives, la liaison avec les autorités et les réponses aux demandes de renseignements complémentaires.

Inscription au registre des travailleurs indépendants de l'UE/AELE

Assistance pour les inscriptions de travailleurs indépendants basées sur l'AFMP, les preuves d'indépendance (clients/mandats), la mise en place de la sécurité sociale et la documentation de conformité.

Renouvellements de permis et évaluations de performance

Préparez les demandes de renouvellement en y incluant des preuves d'activité commerciale, de revenus, d'effectifs et d'étapes clés, en abordant tout écart par rapport au plan d'affaires initial.

Réunification familiale pour les entrepreneurs

Obtention de permis de regroupement familial sécurisés pour le conjoint/partenaire et les enfants, avec stratégie documentaire, calendrier et exigences spécifiques au canton.


COMMENT POUVONS-NOUS VOUS AIDER ?

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